UNDER REVIEW : Week 12

Aah Thanksgiving et ses superbes affiches! Malgré l’indigence des matchs proposés, je n’ai pas boudé le plaisir de regarder des matchs à une heure décente le Jeudi, un plaisir rare et non négligeable pour l’européen que je suis … Les 2 matchs phares de la semaine ont été sans aucun doute possible la démolition des Pats par une attaque des Saints inarrêtable, mais surtout l’excellent Titans-Cardinals, conclu par le drive victorieux de 99 yards de Vince Young. Mais il y eut aussi beaucoup d’autres matchs cette semaine, et nous rentrerons donc dans le détail d’autres rencontres.
- Et pourquoi ne pas commencer par ce merveilleux Cowboys - Raiders? Comme on pouvait s’y attendre, le match contre les Bengals était bien un accident et les noir et blancs ont retrouvé en un claquement de doigts leur horrible attaque. Bruce Gradkowski n’a jamais gardé une place de starter en NFL et il y a une raison. Il n’a aucune “pocket awareness”, se déplaçant dans sa poche au hasard, mais surtout un bras d’enfant de 3 ans. Gradkowski est cependant capable de limiter les erreurs et même d’être un honnête quarterback s’il est bien protégé car il est précis, ce qui fait donc de lui de toute façon un bien meilleur joueur que JaMarcus Russell.
- Seul problème ce n’est bien sûr pas avec la O-Line des Raiders que Gradkowski aura la moindre chance d’être bien protégé régulièrement. Enorme surprise, Mario Henderson vécut un calvaire contre DeMarcus Ware (incroyable non?). Un seul joueur de cette O-Line s’en est bien sorti : Cornell Green, qui enchaîne donc 2 bons matchs consécutifs. Pour le reste, ce fut atroce, notamment dans le run blocking où Samson Satele n’a par exemple pas du passer la ligne de scrimmage de toute la rencontre.
- On peut aussi se demander pourquoi Tom Cable-Davis a cessé de donner le ballon à Justin Fargas alors que celui-ci a multiplié les bonnes courses, trouvant des espaces là où il n’y en avait pas et runnant avec décision. Ce ne fut malheureusement le cas ni de Darren McFadden ni de Michael Bush qui reçurent l’essentiel des ballons après le premier quart-temps. Est-ce moi qui ne comprend rien au Foot US ou est-il vraiment stupide d’arrêter de donner le ballon à un joueur qui obtient 5 yards par porté derrière une horrible offensive Line? Les head Coachs de la NFL ne cessent de me surprendre. On y reviendra tout à l’heure avec les Jags.
- Défensivement un joueur a profité de ce match pour confirmer des qualités de pass rusher entrevues l’an dernier : Trevor Scott ne lâche jamais une action et possède quelques moves bien huilés à son arsenal. Il diagnostique bien les plays, est très discipliné dans le running game et a parfaitement assuré son seul open field tackle de la soirée. Des efforts à poursuivre.
- Pour le reste, à l’exception de Richard Seymour et Gerard Warren ce fut une mauvaise soirée. Nnamdi Asomugha fait toujours peur aux quarterbacks qui continuent à peu le cibler mais son niveau de jeu est vraiment moyen cette année. Il fut battu par Miles Austin pour un gain de 49 yards et laisse dans l’ensemble se compléter bon nombre des rares passes envoyées dans sa direction.
- En attaque les Cowboys n’ont pas fait particulièrement forte impression mais Tony Romo est parvenu à trouver ses 2 cibles préférées Miles Austin et Jason Witten. Discret dans le passing game cette saison, Witten livra son meilleur match de l’année dans le domaine. Il reste par ailleurs avec Kevin Boss le meilleur blockeur de la ligue parmi les Tight Ends non spécialistes.
- Vilaine performance pour Kyle Kosier, heureusement sans importance. Très bon depuis le début de l’année, il fut en difficulté dans tous les domaines Jeudi et commit surtout 3 coûteuses pénalités.
- En défense en revanche tout le monde s’est régalé côté Cowboys. Anthony Spencer, déjà bon l’an dernier, s’affirme de plus en plus comme un outside linebacker d’élite. Il fut partout Jeudi, sackant Gradkowski 2 fois (5 pressions) et étant décisif dans le running game avec 4 stops. Un très très gros match. Son pendant à droite DeMarcus Ware ne réussit pas le moindre tackle mais son assaut dans le rush fut l’un des plus impressionnant de l’année. Avec 1 sack, 2 hits et 9 pressions, il fut dans le visage du QB des Raiders 12 fois sur 42 lancers.
- Jay Ratliff fut lui aussi excellent. Un peu moins tranchant que l’an dernier dans le rush, il multiplie les bons matchs en run defense et occupe 2 linemen à chaque snap, ouvrant le terrain à ses linebackers.
- La tradition permet aux Lions de jouer tous les ans en Prime Time le jour de Thanksgiving. Faibles depuis des années, la NFL ne peut cependant se résoudre à retirer à une ville atrocement touchée par la crise l’un de ses seuls bonheurs. Malheureusement, pour la 4e année consécutive, les Lions ont subi une défaite de plus de 20 points d’écart.
- On attendait un gros match d’Aaron Rodgers et celui-ci a fait tout ce qu’il fallait pour tirer partie de la faiblesse de la secondary adverse. Derrière une ligne qui le protège mieux depuis les retours de Chad Clifton et Mark Tauscher (même s’il eut du mal dans ce match), l’ancien de Cal a trouvé l’éternel Donald Driver pour de nombreux jeux longs. L’impact de Ryan Grant fut lui parfaitement limité par la D des Lions.
- Défensivement la pression est venue de partout et cela explique en partie la pauvreté du match de Matt Stafford. Cullen Jenkins, Nick Barnett et Clay Matthews furent tous les 3 très efficaces dans le rush, ne laissant que peu de temps au rookie pour prendre des décisions.
- Et quel match de Charles Woodson! L’ancien vainqueur du Heisman Trophy est époustouflant cette année et il a réalisé un match superbe en couverture sur Calvin Johnson, même si celui-ci était diminué. Il a intercepté Stafford 2 fois, retournant l’une de ses 2 interceptions pour un touchdown. Si l’on y ajoute un sack et un fumble forcé, la qualité de son match s’impose d’elle-même. Woodson a à mon vis remplacé Antoine Winfield, blessé, comme meilleur run defender de tous les corners de la NFL cette saison.
- Sous une pression constante et mal protégé, Stafford a livré une performance catastrophique devant son public, multipliant les mauvais lancers, se déplaçant mal dans sa poche, et encaissant donc des sacks. Stafford doit absolument progresser sous pression mais il n’est décidément pas aidé par sa ligne. Jeff Backus eut beaucoup de mal Jeudi, concédant 6 pressions, et tout l’ensemble de la ligne fut très à la peine, y compris Daniel Loper, à nouveau très médiocre. Les Lions ont aussi clairement besoin d’un Megatron à son meilleur niveau pour libérer de l’espace pour le reste de l’attaque. Johnson parfaitement muselé par Charles Woodson, la défense des Packers a pu blitzer à souhait et défendre le run à outrance. Le sort de ces 2 là (Stafford et Johnson) est lié pour un bon moment.
- Défensivement ce fut plutôt pas mal dans 2 domaines sur 3: le rush, sans être dominateur fut présent derrière l’excellente prestation de Cliff Avril. La run defense fut elle de grande qualité avec un excellent travail du front 4 et des linebackers : Grady Jackson, Andre Fluellen, Deandre Levy, Julian Peterson et Larry Foote furent tous très inspirés dans le domaine, tout comme Louis Delmas.
- Malheureusement les Lions furent catastrophiques dans le dernier secteur de jeu, la couverture. La secondary a énormément souffert, avec 2 nouvelles horribles prestations de William James et Marvin White, et drafter un corner en Mai prochain ressemble de plus en plus à une obligation.
- Tout avait atrocement commencé pour les Falcons contre les Bucs et c’est un véritable miracle qu’ils soient parvenus à emporter la décision. Matt Ryan blessé après avoir complété seulement une seul passe, c’est Chris Redman qui a emmené Atlanta et décroché une victoire capitale. La ligne offensive des Falcons continue d’enchaîner les mauvais matchs et celui-ci fut particulièrement atroce pour Sam Baker et consorts. Baker et Harvey Dahl furent benchés durant le match mais leur remplaçant n’ont rien fait pour justifier la décision, Will Svitek et Brett Romberg ne faisant guère mieux que les titulaires.
- Si la tendance de Redman à s’accrocher au ballon a joué dans les sacks qu’il a encaissé, il est aussi resté sûr, scrutant le terrain et ne commettant surtout pas de turnover. Il a surtout réussi à driver son équipe vers la victoire dans le dernier quart-temps, et bien que le drive fut laborieux, ce touchdown en 4th & goal pour Roddy White a purement et simplement gardé son équipe en vie dans la course aux playoffs. Il a donc fait tout ce que l’on demande à un bon backup NFL.
- Michael Turner a lui semblé particulièrement handicapé par sa blessure, blessure qu’il a vraisemblablement agravée durant ce match. Un choix étrange de la part de Mike Smith qui pour l’avoir aligné risque de devoir se passer de son meilleur joueur dans les semaines qui viennent.
- Défensivement les Falcons ont fait ce qu’il fallait et ont enfin produit une belle performance, performance dont ils avaient cruellement besoin après la sortie de Ryan. Comme souvent cette année, le meilleur joueur de cette D fut Jonathan Babineaux qui fut une fois de plus très difficile à contrôler. Toujours aussi incisif sur les passing downs, il a aussi fourni une très belle prestation en run defense et il figure définitivement parmi l’élite de la NFL à son poste cette année. Jamaal Anderson réussit lui l’un de ses rares bons matchs mais il fut particulièrement impressionnant en run defense. C’est ce genre de performances qu’attendra le front office des Falcons pour la fin de saison.
- Curtis Lofton est lui une machine à tackles et ne cesse de confirmer son excellente saison rookie. Seule la secondary reste très friable, comme le prouvent les 2 gros gains d’Antonio Bryant. Sur l’un d’eux c’est une nouvelle fois le slot cornerback Tye Hill qui fut affreusement battu.
- Josh Freeman a lui redonné à son équipe espoir et intensité dans le jeu. Bien qu’ayant encore de gros problèmes pour sécuriser le ballon, le talent de Freeman s’impose à l’écran. Sa capacité à ne pas paniquer, à gagner du temps grâce à ses qualités athlétiques et sa précision dans le jeu long oblige les équipes adverses à respecter à nouveau le passing game des Bucs. Cela devrait normalement ouvrir le terrain pour les running backs mais le niveau de la ligne offensive cette année est malheureusement à des lieues de celui de l’année dernière. Donald Penn et Jeremy Trueblood peinent en protection de passe et toute la ligne fut dévorée vivante dans le running game, laissant toute la pression sur les épaules de son jeune quarterback.
- Celui-ci peut compter sur un Kellen Winslow Jr à qui le rôle de mentor semble bien convenir. Il semble avoir développé une relation intéressante avec Freeman mais reste néanmoins catastrophique en run blocking. Antonio Bryant semble lui retrouver sa forme après avoir été handicapé par une blessure toute l’année. Une arme intéressante de plus pour le rookie.
- C’est en défense que les Bucs m’ont fait très forte impression et certains joueurs ont confirmé ce que je pense d’eux, à commencer par Stylez G. White. Le defensive end, qui pour une raison inconnue n’était pas starter en début d’année après une excellente dernière saison, a repris son assaut sur les quarterbacks adverses. Avec 3 sacks, 2 hits et une pression sur Chris Redman, White fut une force inarrêtable pour la O-Line d’Atlanta. C’est son 5e très bon match consécutif. Tim Crowder son remplaçant fut lui aussi très bon en sortie de banc.
- Après un début de saison difficile, 2 jeunes joueurs sont en train d’exploser depuis quelques matchs. Quincy Black et Geno Hayes furent époustouflants, et le trio qu’ils forment avec Barrett Ruud est extrêmement prometteur pour les années à venir. Black fut invraisemblablement à l’aise en couverture dimanche, montrant sa vitesse et défendant 2 passes sur Marty Booker et surtout Roddy White. Vivement la suite.
- Ronde Barber joue quant à lui peut-être sa dernière saison. Très moyen cette année, il fut à nouveau en difficulté dimanche et il semble que les années l’aient définitivement rattrapé. Aqib Talib ne fut pas non plus particulièrement inspiré.
- Il est grand temps d’aborder cet excellent Titans - Cards, dont la 2e mi-temps fut véritablement fantastique. Ce fut aussi en quelque sorte un remake du Rose Bowl 2006 (sur lequel j’avais écrit un bref article ici : http://www.under-review.fr/?p=118 ) en raison de l’absence de Kurt Warner, Matt Leinart et Vince Young se retrouvant plus de 3 ans après.
- Les Cards ont prouvé leur valeur en étant tout proches de remporter ce match malgré l’absence de leur quarterback partant. Evoluant derrière une ligne toujours aussi friable et particulièrement mise en danger côté gauche (Gandy - Wells - Sendlein), Leinart est parvenu à produire du jeu et à éviter de commettre des turnovers. Tim Hightower manque lui de vitesse et de vision, mais il run avec décision et il fut dans ce match très à son avantage, avec notamment ce magnifique second effort pour son touchdown. Ben Patrick fut lui un véritable buffle dans le run blocking tout au long du match, et Ken Whisenhunt comprit bien vite qu’il aurait plus intérêt à appeler ses courses derrière son musculeux Tight End que derrière sa pauvre ligne offensive. Enfin, Anquan Boldin retrouve ses sensations au bon moment. Cette équipe a donc un gros point faible, mais elle ne sera pas un cadeau en playoffs.
- Défensivement les Cards furent plutôt bons mais ils ne parvinrent pas à arrêter Vince Young sur son dernier drive décisif. Darnell Dockett fut très présent sur chaque passing down, mais c’est bien le sophomore Calais Campbell qui s’est transformé cette année en un excellent joueur. Très grand, puissant, Campbell ne cesse de faire des plays et il est de plus en plus difficile à contrôler dans le rush: 1 sack, 7 pressions en tout, 2 passes contrées, il fut véritablement en feu Dimanche. Les 2 safeties Adrian Wilson et surtout Antrel Rolle, régulièrement battu par Kenny Britt, ne furent eux pas à la fête. Mais c’est bien Gerald Hayes, battu plusieurs fois pour des first downs sur ce fameux dernier drive, qui fut le plus coupable.
- Autre joueur dont la progression entrevue en playoff l’an dernier ne cesse de s’étaler au grand jour : Dominique Rodgers-Cromartie. Parfait en couverture tout au long de la soirée, il provoqua un fumble qui aurait pu être décisif en déflagrant Kenny Britt de derrière à moins de 4 minutes de la fin du match. Il fit aussi une impressionnante démonstration de vitesse en rattrapant Chris Johnson sur la fin de son long TD de 85 yards.
- Enfin un mot sur le match incroyable de LaRod Stephens-Howling en special teams. Alors que les Titans semblaient avoir pris un avantage quasi décisif après le TD de Johnson, le rookie retourna l’engagement suivant pour un TD de 99 yards. Il réussit aussi 2 tackles en special teams, et arrêta les 2 dernier punts des Cards sur la ligne de 2 yards, puis de 1 yard des Titans. Enorme.
- Vous le savez tous à l’heure actuelle : le héros se nomme Vince Young. Il réussit un drive d’anthologie de 99 yards pour remporter la victoire, gérant superbement la montre, complétant 3 4th down, dont ce dernier 4th & 10 final pour Kenny Britt. Mais il fut d’un calme et d’une précision impressionnante durant 60 minutes, notamment dans le jeu long. Il ne força rien et termina sa soirée avec près 400 yards à la passe. Michael Roos, Eugene Amano et Kevin Mawae eurent pourtant toutes les peines du monde à contenir le rush d’Arizona ce qui en dit encore un peu plus sur la performance de Young.
- Chris Johnson continue son assaut vers le record de rushing yards sur une saison. La vitesse et l’explosivité de Johnson en font un cauchemar pour les coordinateurs défensifs adverses et libère le jeu pour Young. Johnson a profité de l’excellent run blocking de Jake Scott et David Stewart côté droit, avalant les yards et signant son 3e run de 85 yards ou plus cette saison. Un record.
- Kenny Britt est lui passé du dindon de la farce au héros en 3 minutes. Ses qualités sont évidentes et sa relation naissante avec Young annonce peut-être un avenir radieux. Son inexpérience fut toutefois évidente sur ce fumble qui aurait pu coûter le match à Tennessee, mais tout fut oublié avec ce catch spectaculaire dans l’en-but sur le dernier play du match, envoyant tout l’état du Tennessee dans l’hystérie collective.
- William Hayes, Kyle Vanden Bosch et surtout Tony Brown ont dominé la ligne de scrimmage et la D de Tennesse musela dans l’ensemble très bien l’attaque des Cards. Cortland Finnegan a lui parfaitement défendu sur Larry Fitzgerald et semble doucement retrouver son niveau.
- Quelques mots sur un Chiefs - Chargers qui m’intriguait après la victoire de KC sur les Steelers. Certains joueurs ont confirmé tout le bien que je pensais d’eux, à commencer par Jamaal Charles. On peut vraiment se demander pour quelle raison Todd Haley n’a pas fait confiance au sophomore, dont le talent est évident, plus tôt cette année. Autre confirmation : l’apport de Chris Chambers est indéniable et il est véritablement transformé depuis son arrivée dans le Missouri. Matt Cassel fut en revanche abominable, enchaînant mauvais choix et horribles turnovers et s’accrochant au ballon comme un damné. Cassel n’a jamais réellement progressé dans ce domaine et il continuera à prendre des tonnes de sacks tant que ceci n’est pas réglé. Ryan O’Callaghan fait lui un assaut intéressant pour intégrer ma All-Worse Team NFL avec une nouvelle sortie indigne en protection comme en run blocking.
- Défensivement ce fut plutôt pas mal contrairement à ce que l’on pourrait croire avec ces 43 points encaissés. Obligés de défendre des short fields en raison des turnovers offensifs, la D des Chiefs a souvent réussi à limiter l’impact des Chargers à des Field Goals. Si Tyson Jackson fut une nouvelle fois un fantôme, Glenn Dorsey confirme sa très bonne forme du moment et Ron Edwards réussit sûrement son meilleur match de l’année. Brandon Flowers fut lui solide en couverture et impressionnant en run defense. Il y a clairement du mieux de ce côté du terrain.
- Les Chargers n’eurent pas à forcer leur talent grâce aux cadeaux adverses. Un immense Antonio Gates et un Philip Rivers toujours aussi impressionnant suffirent à tuer le match très tôt. La O-Line des Chargers reste néanmoins assez médiocre, et ne parvient toujours pas à ouvrir le moindre espace pour un LT qui semble définitivement sur la pente descendante. Cette faiblesse pourrait venir les handicaper à l’heure des playoffs.
- La D retrouve elle des couleurs grâce à ses linebackers Shaun Philips, Brandon Siler et Kevin Burnett. Jacques Cesaire et Alfonso Boone furent aussi à leur avantage mais cette équipe reste assez surévaluée à mon humble avis, car ses faiblesses sont nombreuses. Je n’imagine pas les Chargers aller jusqu’au Super Bowl.
- Un mot rapide sur la victoire des Niners contre les Jags. Jack Del Rio a perdu l’esprit. Ce n’est pas la première fois cette année que lui et Dirk Koetter parviennent à élaborer un gameplan dans lequel leur meilleur joueur ne touche quasiment pas le ballon. Maurice Jones-Drew toucha le ballon 5 fois seulement en première mi-temps, et quand Del Rio se décida enfin à donner le ballon à la machine à touchdown le match était déjà perdu.
- David Garrard a lui abandonné 2 fumbles de plus et gâche ainsi un nouveau match solide à la passe. Il ne fut pas aidé par un Eugene Monroe en immense difficulté face à Justin Smith et Parys Haralson. Eben Britton subit aussi en protection mais il a montré qu’il pourrait être un bon run blocker dans ce match.
- En défense Justin Durant et Daryl Smith continuent d’être solides, Derrick Harvey fut lui très bon en run defense. Mais c’est bien Tyron Brackenridge qui pour son second start au poste de corner a fait très forte impression en couverture de Josh Morgan et Michael Crabtree.
- Alex Smith fournit une performance solide pour les Niners, trouvant notamment un bon Delanie Walker. Vernon Davis passa à côté de son match mais réussit les plays qu’il fallait dans le passing game.
- En défense Manny Lawson, Patrick Willis mais surtout Justin Smith furent inarrêtables et torturèrent la pauvre O-Line des Jags, sackant David Garrard 6 fois. Les Niners ont néanmoins perdu tout espoir de playoffs il y a quelques semaines et jouent désormais pour construire.
- Dans le choc de l’AFC North entre les Steelers et les Ravens, on retiendra les débuts difficiles de Dennis Dixon. Ramon Foster le remplaçant de Chris Kemoeatu connut lui l’enfer et parut complètement dépassé. Willie Colon fut de très loin le meilleur Steeler dans ce match, toujours très solide en protection et ouvrant des booulevards dans le running game.
- En défense seuls LaMarr Woodley et Lawrence Timmons furent à leur niveau et les champions en titre vont désormais devoir se ressaisir très vite s’ils ne veulent pas rater le train pour Janvier. Un joueur a particulièrement régressé cette année : Ike Taylor. Il n’est que l’ombre de lui-même, régulièrement battu par ses adversaires directs , commettant des pénalités, la saison de Taylor est un long parcours du combattant.
- La O-Line des Ravens domina outrageusement la ligne de scrimmage et Jared Gaither et Marshal Yanda livrèrent tous les 2 une performance énorme en run blocking. Ce fut un peu plus délicat en protection de passe et Joe Flacco eut une fois plus du mal. Comme Matt Ryan, il semble énormément souffrir depuis de nombreuses semaines après un début encourageant. Le fameux “sophomore slump” n’est apparemment pas un mythe. Il peut néanmoins encore se ressaisir et envoyer son équipe en playoffs.
- Ray Rice fut lui une fois de plus époustouflant et il semble que personne ne soit capable de défendre contre le petit running back cette année. Sur ses courses ou dans le passing game, l’ancien de Rutgers a fourni un nombre incalculable de plays décisifs à l’attaque des Ravens cette année et il fut celui qui amena les Ravens en position d’égaliser et de gagner en OT.
- Paul Kruger et son interception y sont aussi pour beaucoup. Il ne joua pas beaucoup de snaps mais fut bon à chaque fois qu’il fut sur le terrain. Le meilleur joueur de cette équipe reste l’éternel Ray Lewis qui réussit encore un match énorme dans le running game. Le rookie Lardarius Webb confirme lui tout le bien que je pense de lui.
- Concluons maintenant avec le match de la semaine et cette désintégration des Patriots par l’attaque des Saints emmenée par un Drew Brees en feu. Et commençons par les Pats : Tom Brady livra un match très moyen et lança notamment une très laide interception qui fut clairement le tournant du match puisque dès lors les Saints marquèrent TD sur TD. La protection fut loin d’être parfaite et Matt Light fut notamment en difficulté pour son retour. L’éclosion de Vollmer et les bonnes performances de Mark LeVoir vont rendre intéressante l’intersaison des Pats et il n’est pas impensable que les Pats cherchent à trader le franchise Left Tackle. Auquel cas il faudrait payer un prix élevé, ce genre de joueurs n’étant quasiment jamais disponible. Une chose est sûre, Bellichick ne brade jamais ses joueurs.
- Derrière les très bons matchs de Logan Mankins et Steve Neal, Lawrence Maroney a livré une très bonne prestation, malheureusement encore gâchée par un fumble, qui fut heureusement pour lui sans conséquence puisque Sedrick Ellis fumbla à son tour.
- Randy Moss et surtout Wes Welker passèrent eux complètement à côté et ce sont donc Kevin Faulk et Sam Aiken qui prirent le relais pour produire quelque plays dans le passing game. Aiken est une vraie bonne surprise cette saison.
- Mais c’est bien évidemment en défense que les Pats sombrèrent corps et biens. Comme souvent depuis le début de l’année ils furent incapables d’apporter de la pression sur le quarterback adverse, et quand celui-ci s’appelle Drew Brees, le résultat est catastrophique. Jonathan Wilhite, Darius Butler et les 2 safeties Brandon McGowan et Brandon Merryweather vécurent l’enfer, manquant des assignements et encaissant jeu long sur jeu long. L’incapacité totale des Pats à même ralentir l’attaque adverse fut douloureuse à regarder par moment, Bellichick ayant lui-même été quelque peu humilié par le play-calling parfait de Sean Payton. Ces Pats semblent trop friables défensivement et manquent globalement de talent de ce côté du terrain pour être de véritables candidats au titre cette année. Mais une fois de plus, à partir de Janvier, tout est possible.
- On l’a dit et redit, mais la performance offensive des Saints Lundi fut absolument ébouriffante. Brees utilisa tous ses receveurs et les errances adverses pour signer un match incroyable récompensé par un QB rating parfait. Les receveurs des Saints se relayèrent pour enchaîner les gros plays, mais c’est bien Robert Meachem qui m’a tapé dans l’oeil depuis quelques matchs. L’ancien first round pick catche désormais des ballons dans toutes les positions, run tous les tracés du playbook et est une magnifique cible en red zone. Ses responsabilités devraient continuer d’augmenter. Le running game ne fut pas en reste, accumulant lui aussi des yards grâce à l’excellent Pierre Thomas, dont la réception pour le premier TD du match fut une véritable merveille. Jon Stinchcomb et Jermon Bushrod protégèrent parfaitement Brees et Carl Nicks fut une fois de plus très impressionnant. Bref, à ce niveau là, cette attaque est tout simplement inarrêtable.
- La secondary est décimée par les blessures et c’est donc une arrière-garde inédite qui a réussi un match magnifique Lundi. Mike McKenzie, signé dans la semaine, réussit 2 gros plays en interceptant Brady en début de match, avant de défendre un 4th down capital sur Randy Moss. Le rookie Malcolm Jenkins fut lui aussi particulièrement à son avantage, tous comme Pierson Prioleau et Roman Harper les 2 safeties. Cela reste néanmoins loin d’être parfait, et les Saints auront besoin de récupérer certains de leurs joueurs défensifs décisifs pour les playoffs.
- Pour conclure, quelques mots sur certains joueurs ayant réussi de très belles performances dans les autres matchs de la semaine : Jordan Babineaux fut parfait à son poste de free safety lors du déplacement à Saint Louis. Très bon en couverture, défendant un nombre impressionnant de running plays pour son poste, il est aussi parvenu à sacker Kyle Boller et le toucher une autre fois grâce à une excellent timing dans le rush. David Harris connait lui des difficultés pour se débarrasser des bloqueurs depuis le début de l’année, étant souvent dépassé dans le running game. Il fut très à son avantage contre les Panthers, réussissant notamment un excellent match dans le rush où le timing de ses blitzs fut parfait. Enfin, Trent Cole continue lui de performer à un niveau stratosphérique cette année. Il est incontrôlable sur les passing downs et continue d’être le meilleur run defender de la NFL à son poste depuis le début de saison.
LE JOUEUR DE LA SEMAINE
Un choix cornélien cette semaine avec les énormes performances de Vince Young, Drew Brees mais aussi Brett Favre. Favre a continué son incroyable saison en abusant la défense des Bears tandis que Brees livrait une partition parfaite contre des Pats toujours considérés comme une équipe d’élite, mais à mon avis surévalués si l’on regarde leur nombreux problèmes défensifs. Le choix de la semaine sera donc Vince Young, qui grâce à cet improbable drive de 99 yards (uniquement des passes), laisse les Titans en course pour les playoffs. Tennessee devra néanmoins remporter ses 5 derniers matchs pour avoir une chance, leur bilan en AFC leur garantissant une élimination certaine aux tie-breakers. Mais avec un Young retrouvé à leur tête, rien n’est impossible.
LE CAUCHEMAR DE LA SEMAINE
Comme toutes les semaines, il y eut bon nombre de performances indignes cette semaine, mais aucun joueur n’a sombré plus bas que tous les autres. Le combat va donc se jouer entre les 2 joueurs les plus talentueux de la liste, j’ai nommé Adrian Peterson et Osi Uomenyiora. AP fut particulièrement en difficulté contre la faible de D des Browns, ne gagnant que 3,5 yards par porté, droppant une passe, concédant une pénalité, mais surtout fumblant 2 fois, prouvant que son gros problème de l’an dernier est toujours bien présent. Mais il parvint aussi à scorer un touchdown, et les Vikes remportèrent surtout une victoire facile. C’est donc Osi qui remporte la palme cette semaine. Uomenyiora fut particulèrement invisible et les Broncos comprirent bien vite qu’ils auraient à chaque fois des boulevards en runnant de son côté. Il fut annihilé par Ryan Clady, et ne parvint même pas à faire valoir son “point fort”, le rush. Il toucha Orton une fois dans ce match, pour son seul play significatif du match, hors “missed tackles”. Le contraste avec Justin Tuck est saisissant et il ne serait pas étonnant de voir Tom Coughlin bencher l’ancien All-Pro dans un futur proche.