UNDER REVIEW : Week 10

Plus les semaines passent, plus mes chers Bengals me rendent heureux. Cette semaine, une victoire à Pittsburgh et une très grosse performance défensive ont fait la décision. Mais le match de la semaine c’est bien sûr ce fameux Colts-Patriots à Indy qui a tenu toutes ses promesses : rentrons dans le détail de cette dixième semaine:
- Avant de parler des joueurs, je me dois de commencer par le sujet de la semaine : le call de Bill Bellichick en 4th & 2 sur ses propres 30 yards. Le public et la presse américaine sont absolument ignorants, je le pensais depuis longtemps et j’en ai maintenant la preuve avec la pluie de critique qui s’est abattue sur le coach des Patriots pour avoir pris la décision de jouer la 4e tentative au lieu de punter. Les journalistes et le public ont le droit d’avoir un avis différent, le problème c’est que nul ne s’est senti obligé de justifier ses papiers. En 4e et 2, tout le monde punte donc Bellichick a craqué.
- Mon avis maintenant: Bellichick est justement un grand coach parce qu’il n’accorde aucune importance aux “on-dit”, habitudes et autres vérités gravées dans le marbre.
On peut regarder le call de BB de différents points de vue, on arrive à chaque fois à la même conclusion : c’est un bon call!
- Essayons de percevoir ça du point de vue de Peyton Manning, Jim Caldwell et des 80000 fans des Colts. Si on leur posait la question:
Préférez-vous être sur que Peyton récupére le ballon avec 2 minutes à jouer et un drive de 75 yards pour la victoire? Ou que Peyton récupère le ballon aux 30 yards à la condition que votre D arrête Brady en 4&2?
Je suis prêt à parier que 95% des fans prendrait la première solution, mais également que Manning et Caldwell choisissent la première solution.
BB a préféré mettre le match dans les mains de son meilleur joueur que dans celles du meilleur joueur adverse.
- la différence réelle entre un turnover on downs et un punt à ce moment est d’environ 40 yards. Imaginons que les Pats aient punté et joué en prevent pour défendre l’en-but,y-a-t-il le moindre doute que l’attaque des Colts se serait trouvé sur ces même 30 yards quelques 2,3 ou 4 plays plus tard?
C’est la logique conservatrice et la “tradition” de la NFL qui est biaisée, et ce n’est pas parce que tout les coachs du monde auraient punté que cela en fait la bonne décision à prendre. Bellichick se fout de ce que font les autres et a pris la décision qu’il pensait être la meilleure pour la victoire de son équipe. Si Matt Cassel ou JaMarcus Russell avaient été en face, nul doute que Bellichick aurait punté dans la même situation.
- Pour le reste, la gestion des temps morts a en revanche été atroce et la D des Pats AURAIT DU LAISSER SCORER ADDAI, ainsi sauver une minute à Brady pour driver 50 yards et kicker un field goal. Le game management a été terrible, mais le call était excellent, et les “experts” devraient apprendre à raisonner avec logique, faire fonctionner leur cerveau au lieu de répéter encore et toujours “ce que tout le monde fait” et dit.
- Sur le drive précédent, la pass interference signalée contre Darius Butler est pour moi une énorme blague. Lui et Austin Collie jouent tous les 2 le ballon et c’est Collie qui recule vers Butler.
- Venons-en maintenant au match : inutile de dire que les performances offensives ont été meilleures que les performances défensives, des 2 côtés. Néanmoins c’est bien un joueur défensif qui est selon moi le MVP de ce match. Qui? Réponse quelques lignes plus bas …
- Pendant 3 quart-temps, les Patriots ont outrageusement dominé des Colts peu inspirés offensivement en raison de nombreux drops, de la part de Pierre Garcon notamment. Sans obtenir un grand nombre de sacks, la défense des Pats est parvenue à apporter une bonne pression sur Peyton Manning, notamment grâce à un excellent Derrick Burgess, qui même s’il n’a pas réussi le moindre tackle a apporté une pression constante sur Manning (1 hit, 6 pressions), et un bon match de Mike Wright et Myron Pryor à l’intérieur.
- C’est au 4e quart-temps que la défense de New England a craqué, abandonnant de gros gains en même temps que le coaching staff décidait d’abandonner le blitz. Une décision étrange qui s’est avérée catastrophique. Brandon McGowan et Darius Butler ont énormément souffert en couverture dès lors, et les Colts sont devenus d’un seul coup inarrêtable.
- Derrière une O-Line perméable durant 3 quart-temps, avec de grosses difficultés pour Kyle DeVan (qui ne gardera pas la place de starter longtemps avec ce niveau de jeu) et Ryan Diem notamment, Manning a donc pu profter d’une protection suffisante pour disséquer la secondary au 4e quart-temps, trouvant l’exceptionnel Reggie Wayne à 13 secondes de la fin pour remporter le match.
- Offensivement, le matchup dont je me régalais d’avance était la confrontation Sebastian Vollmer - Dwight Freeney. Vollmer a entièrement contrôlé Freeney dans le running game, mais il a eu fort à faire en protection, abandonnant 1 hit et 3 pressions malgré une aide fréquente. S’il a été clairement battu dans le domaine, il signe l’une des meilleures performance d’un Left Tackle face à Freeney cette saison (seul Joe Staley a fait mieux à mon avis) et s’affirme clairement comme une incroyable trouvaille au second tour. Freeney était néanmoins dominateur en fin de match, poussant les Pats à caller des plays rapides, 2 ou 3 step drops, qui ont pesé lourd au moment de convertir en 3rd et 4th & 2. Mais le vrai cauchemar fut côté droit pour Nick Kaczur. Très bon cette année, il a sombré face à un Robert Mathis en feu, et c’est de son côté qu’est venu à chaque fois le danger.
- Un élément passé inaperçu a eu une très grande importance dans ce match : la sortie de Steve Neal juste avant l’amorce du dernier quart-temps. Comme d’habitude, Neal avait livré jusqu’alors un match très solide en run blocking, son remplaçant Dan Connolly a d’emblée souffert dans le domaine et cela a du avoir une importance capitale pour Bellichick. Celui-ci a perdu confiance dans son running game, et c’est ainsi qu’il appela 2 jeux de passe pour convertir ce dernier first down. Avec Neal sur le terrain, Lawrence Maroney aurait sans aucun doute obtenu 2 yards sur ces 2 plays.
- En parlant de Maroney, nul doute que Bellichick a du regretter l’absence de Fred Taylor après le fumble de Maroney en goal-line qui est le vrai tournant du match.
- Un mot sur le match énorme de Mathis. Lui aussi a du affronter des double-teams, des bumps des running backs ou des receveurs, mais il était tout simplement inarrêtable dimanche : 2 sacks, 3 hits, 2 pressions, 1 fumble forcé, et 4 tackles en support de run. L’homme du match, sans aucun doute.
- Quand il le décide, Randy Moss est indéfendable.
- A noter enfin que Melvin Bullitt a sauvé son match avec cet excellent tackle sur Kevin Faulk. Il avait abandonné plus de 100 yards auparavant à Randy Moss et Benjamin Watson.
- Passons maintenant à l’autre grosse perf de la semaine, la victoire des Bengals qui sweepent les Pittsburgh Steelers. L’effort fut pourtant médiocre en attaque, et toute l’attaque de Cincinnati fut complètement dominée par la défense de Pittsburgh. Toute la O-Line fut archi-dominée à la ligne de scrimmage, en protection comme en run blocking, notamment Nate Livings, Kyle Cook et Dennis Roland. Carson Palmer n’ a lui jamais trouvé le rythme et fut chanceux de ne pas être intercepté. Benson sorti, c’est Bernard Scott qui a fait un travail honnête derrière une ligne incapable d’ouvrir des espaces. C’est bien évidemment son retour de 96 yards pour un touchdown qui changea complètement la physionomie du match et Scott devrait voir sa charge augmenter dans les semaine qui viennent.
- Et pourtant, aussi dominés qu’ils furent en attaque, les Bengals sont parvenus à remporter ce match grâce à une incroyable défense en red zone, un excellent tackling et surtout un merveilleux coaching de Mike Zimmer. Mixant les couvertures, les blitzs et le personnel sur le terrain, Zimmer a réalisé un coup de maître et a complètement empêché Big Ben de trouver son rythme. L’excellente couverture a par ailleurs empêché Roethlisberger de créer en dehors de la poche. Chris Crocker et le rookie Morgan Trent, le plus souvent en couverture d’Hines Ward, ont particulièrement brillé dans ce match.
- Mais l’homme du match côté Bengals est sans aucun doute Brandon Johnson. Remplaçant Keith Rivers, Johnson a livré un énorme match, tant dans le rush qu’en run defense et il fut près du ballon toute la soirée. Il est sur une excellente dynamique après 2 bons matchs contre les Ravens et les Bears. Domata Peko a sans aucun doute livré son meilleur match de la saison.
- Comme je l’ai dit plus haut, la D des Steelers n’a rien à se reprocher, au contraire, puisqu’elle réussit l’un de ses meilleurs matchs cette saison. La D-Line notamment, où Casey Hampton, Brett Keisel et Nick Eason ont défendu efficacement le run et mis de la pression sur Carson Palmer. Ziggy Hood fut lui aussi solide dans la rotation. Auncun joueur n’a grand chose à se reprocher. Ne l’oublions pas, la défense de Pittsburgh a encaissé autant de points que celle des Bengals : 12
- Big Ben a énomément souffert face à l’excellente couverture des Bengals, et, constamment harcelé, il lui est même arrivé de manquer des receveurs ouverts, mais il s’est une fois de plus souvent trop accroché au ballon. Contrairement à d’habitude; ça n’a débouché que sur des sacks. A noter le nouveau bon match de Willie Colon et le match catastrophique de Trai Essex le Right Guard.
- Il n’est pas impensable de penser après 10 semaines qu’une équipe à 8-8 pourrait bien décrocher une wild card en NFC cette année et à ce titre la victoire de Carolina contre Atlanta cette semaine est absolument capitale. Les Panthers sont à nouveau dangereux derrière une O-Line et un running game retrouvé (malgré la blessure de Jordan Gross qui a jusqu’à présent under-performé cette année). La protection ne fut pas parfaite mais le run blocking fut magnifique : Ryan Kalil, membre de ma All-Pro team à mi-saison, a une fois de plus livré un match énorme dans le domaine, et il a avec Keydrick Vincent ouvert de larges portions de terrain. Jeff Otah fut lui plus en difficulté dans ce match.
- Jake Delhomme fait désormais le minimum et cela lui réussit maintenant plutôt bien puisqu’il enchaîne les matchs sans turnovers. On est loin d’un Delhomme qui serait une vraie force pour son équipe, mais il ne la plombe plus, et c’est déjà un net progrès. A noter aussi la belle performance de Muhsin Muhammad.
- Défensivement ce fut en revanche très laborieux pour les Panthers. Notons pour commencer que pour la premère fois depuis plus de 3 ans Julius Peppers n’était pas starter pour ce match, une façon de rappeler à l’ordre un joueur qui underperforme complètement cette année. Celui-ci a répondu par un match solide au rush mais une invisibilité totale dans le running game. Seul Tyler Brayton et Chris Gamble (si l’on exclue ses pénalités) ont réussi leur match. Ce fut dans l’ensemble très faible en run defense avec de nombreux tackles manqués par Chris Harris, Charles Johnson et Jon Beason. Harris et Landon Johnson ont failli dans tous les domaines de jeu mais, heureusement pour les Panthers, ils ont pu compter sur une nouvelle très vilaine performance de Matt Ryan.
- La catastrophe est arrivée pour les Falcons avec la blessure de leur meilleur joueur Michael Turner, qui était parti pour annihiler la défense des Panthers. Le poids des matchs va désormais entièrement reposer sur Matt Ryan et ce n’est guère rassurant, tant celui-ci est en difficulté cette année. Semaine après semaine j’attends une réaction de Ryan, mais celle-ci ne vient pas et ce fut au contraire une sortie atroce pour l’ancien de Boston College. A peine plus de 50% de passes complétées, une fois de plus de mauvaises décisions et surtout 2 vilaines interceptions qui coûtent très cher à son équipe. Il a avec 12 interceptions dépassé en 9 match son total de l’an dernier.
- La O-Line a fait un bloulot décent mais c’est surtout un excellent match de Tony Gonzalez qui fut gâché par Ryan. Toujours aussi adroit dans le passing game, Gonzalez a aussi dominé dans le running game ce dimanche.
- Malgré tout cela le point faible des Falcons reste sans aucun doute la défense. C’est surtout le niveau de jeu des linebackers qui inquiète et même Curtis Lofton fut à la peine dimanche. Mike Peterson enchaîne les mauvaises performances après un début de saison encourageant et dans la secondary le match de Tye Hill fut récompensé par un benchage en règle dans le second quart-temps. Toute cette équipe va dans la mauvaise direction, le déplacement à New York cette semaine sera néanmoins capital pour les Wild Cards et Ryan doit arriver à profiter de la faiblesse de la secondary des G-Men et tirer son équipe vers le haut. Ce sera difficile contre une équipe des Giants que j’attends très concentrée après sa bye week.
- Un très bon jour pour la O-Line des Jets face à la faible D-Line des Jags. Damien Woody retrouve tranquillement sa grande forme de l’an dernier et même Alan Faneca a joué un match solide, ce qui ne lui était pas arrivé depuis un long moment. Dustin Keller fut lui absolument atroce en run blocking mais fit un travail honnête dans le passing game.
- Mark Sanchez joue lui comme un rookie, talentueux certes, et dont le leadership est incontestable, mais ses prises de décision sont lentes et hésitantes. Tout cela est néanmoins très normal, même si j’aimerais voir de plus solides productions de sa part avant la fin de l’année.
- Jerricho Cotchery est pour moi le meilleur joueur offensif des Jets cette année. Utile après le catch, il capte plus de 65% de passes lancées dans sa direction, un excellent score. Il n’a surtout pas droppé le moindre ballon depuis le début de saison.
- Défensivement, malgré un match correct les New Yorkais ont cédé devant le talent du Hercule de poche Maurice Jones-Drew. Bart Scott, Mike DeVito et Marques Douglas ont tous réussi leur match et leur run defense a été efficace avec un bon contrôle des gaps. Cela n’a pas suffi contre Jones Drew.
- Jim Leonhard est lui passé à travers avec 2 vilains tackles manqués qui coûtent chers. Les Jets ont aussi réussi à mettre une bonne pression sur Garrard, ce qui n’est pas difficile face à la O-Line des Jags, mais aucun joueur ne s’est particulièrement illustré.
- Côté Jags un joueur est en très net progrès : Eugene Monroe. L’humiliation subie face à Dwight Freeney semble oubliée et Monroe a réussi un match très solide en protection et en run blocking. Vince Manuwai a aussi fait un boulot correct, au contraire d’Eben Britton qui continue de souffrir atrocement cette année. Garrard n’a pas fait son meilleur match, encaissant un sack évitable et manquant un peu de précision sur certains tracés intermédiaires, mais il a fait les plays qu’il fallait au bon moment, et les Jags sont donc toujours dans la course aux playoffs, même si cela semble très hypothétique.
- Défensivement la force de cette équipe reste sans contestation possible les linebackers. Justin Durant, Clint Ingram et l’excellent Daryl Smith ont tous rendu une bonne copie. Smith évolue à un très très haut niveau cette année et c’est de loin sa meilleure en carrière. Reggie Nelson et Derek Cox ont eux souffert en couverture.
- Si l’on pouvait s’attendre au grand match de Steven Jackson contre la faible run defense des Saints, il était très inattendu de voir NO en danger jusqu’à la dernière seconde. Comment l’équipe de Louisianne en est-elle arrivée là? La plus grosse faillite individuelle est sans aucun doute celle du Left Tackle Jermon Bushrod, qui a été incapable de protéger Drew Brees durant une heure, et tout aussi incapable d’ouvrir le chemin pour ses running backs. Drew Brees a lui sans doute manqué de concentration et livré un match très moyen, avec quelques lancers manquant énormément de sécurité. Il a néanmoins réussit un drive parfait au moment où les Saints en avaient besoin et c’est donc ce que l’on retiendra de ce match.
- De l’autre côté du terrain les faiblesses sont nombreuses et s’affichent au grand jour à mesure que les blessures s’accumulent. A l’absence de Jabari Greer et Darren Sharper s’est ajoutée celle de Tracy Porter. Voilà comment une grosse force devient une grosse faiblesse, et NO aura cruellement besoin de récupérer ses starters au moment décisif. Leigh Torrence, rentré à la place de Tracy Porter, et surtout Randall Gay ont été en énorme difficulté, régulièrement battus par Donnie Avery et Brandon Gibson. A noter quand même les bons matchs, complets, de Roman Harper et Will Smith.
- Je l’ai déjà dit plus tôt dans la saison, tout n’est pas catastrophique pour les Rams, et la défense de Saint Louis n’est pas aussi atroce que tout le monde le dit. Chris Long peine à jouer comme un n°2 de draft mais il a pour la première fois depuis longtemps archidominé son adversaire direct Jermon Bushrod. Il fut en revanche invisible dans le running game, mais on ne peut pas tout avoir. James Hall continue lui sa bonne saison même s’il fut inexistant dans le rush. 5 stops défensifs dans le running game pour le veteran. A noter aussi les bonnes prestations répétées de C.J. Ah You en run defence, le tout en sortie de banc, et il est vraiment intéressant à l’intérieur de la ligne.
- C’est la secondary qui tue cette équipe match après match. Cette semaine James Butler, Quincy Butler et Justin King ont systématiquement concédé des jeux longs et ont gâché le meilleur match de l’équipe des Rams cette année.
- En attaque Steven Jackson avait décidé de prendre toute son équipe sur son dos, runnant avec intensité, brisant la faible défense de run adverse. Même protégé par un Alex Barron sévèrement en difficulté contre Will Smith, Marc Bulger a livré un match correct avant un horrible dernier drive et une gestion catastrophique de la 2 minutes offense. A noter enfin la très bonne impression que m’a laissé Brandon Gibson.
- Un point sur Matthew Stafford : Après une sortie catastrophique la semaine dernière, j’attendais une réaction. Si les Lions sont essentiellement restés dans le match grâce aux erreurs des Vikes, Stafford a fourni une performance plus soliode et plus encourageante. Derrière une O-Line dévorée vivante par le front 7 de Minnesota, à l’exception de Jeff Backus qui a fait un travail honnête, Stafford a pris des sacks mais n’a jamais oublié de scruter le terrain et est parvenu à limiter les erreurs. Il devra être plus précis, mais surtout beaucoup mieux protégé à l’avenir.
- En défense, une fois n’est pas coutume ce sont les 2 corners des Lions William James et Philip Buchanon qui firnet la meilleure impression, réalisant un bon boulot en couverture. Ce ne fut malheureusement le cas ni des safetys, ni de Kevin Hobbs dans le slot, ni des linebackers, et malgré la bonne présence de Grady Jackson à l’intérieur, le résultat de ce match n’a jamais vraiment été en doute.
- Derrière une O-Line qui continue d’être moyenne et qui sera sans doute le handicap majeur de ces Vikes en playoffs, Brett Favre s’est une fois de plus amusé comme un fou avec ses 2 jouets Percy Harvin et surtout Sidney Rice qui s’affirme comme un vrai receveur n°1, et qui devrait être une magnifique arme dans les années à venir. Avec Peterson dans le backfield, les Vikes ont de quoi faire peur offensivement.
- Défensivement, ce fut une performance somptueuse pour les Vikings, même si Pat Williams et Jared Allen furent eux très discrets. Chad Greenway, E.J. Henderson, Kevin Williams et Jimmy Kennedy furent tous excellents mais ils ne furent pas les meilleurs hommes du match.
- Cet honneur revient à Ray Edwards. Celui-ci a à mon avis réussi la performance la plus impressionnante et dominatrice de l’année dans le rushing game. Edwards était tout simplement en feu, et a accumulé 3 sacks, 4 hits plus 5 pressions sur le pauvre rookie, malgré les double teams et les bumps. Il est pour moi le meilleur joueur de ce front 4 depuis le début de l’année, bien que celui dont on parle le moins. Au passage, Allen est pour moi relativement loin du Defensive Player of the Year.
- Un autre joueur relativement inconnu et complètement en feu cette semaine : Cameron Wake. L’ancien meilleur joueur de CFL a accumulé 1 sack et 9 pressions (!) en une trentaine de snaps (!). Son compère Charlie Anderson fut lui aussi très convaincant, et le moins que l’on puisse dire est que les remplaçants ont bien profité de la mise sur le banc de Joey Porter, qui va devoir se battre pour récupérer son poste.
- Le dernier match que je vais couvrir cette semaine fut sans doute le plus laid: Cowboys - Packers. Il fut néanmoins très intéréssant et l’occasion de voir une défense des Packers qui progresse. Charles Woodson fut comme à son habitude très brillant, très bon en couverture, agressif dans le running game et présent dans les moments importants. Nick Barnett continue lui sa très bonne saison mais le meilleur packer cette semaine fut le rookie d’USC Clay Matthews. Bien que complètement absent dans le running game, il fut très bon en couverture, mais surtout il a montré de magnifiques qualités de rusher que les Packers tenteront sans nul doute d’exploiter à l’avenir.
- Côté Cowboys, DeMarcus Ware fut une fois de plus brillant (2 sacks, 6 pressions), tout come Bradie James et Anthony Spencer. Terrence Newman fut aussi très bon en couverture.
- Offensivement je ne m’attarderai pas car ce fut catastrophique des 2 côtés, avec un nombre incalculable de pénalités, d’assignements manqués et quelques turnovers. La palme de la médiocrité revient néanmoins à Flozell Adams, qui abandonna 2 sacks et 8 pressions et dont on peut raisonnablement penser que c’est sa dernière année de carrière.
LE JOUEUR DE LA SEMAINE
Un choix très difficile cette semaine : Ray Edwards a comme je l’ai dit plus haut réussi un match invraisemblable, tout comme Cameron Wake et son taux de réussite surréaliste de 50% (1 pression tous les 2 rushs). Mais comme d’habitude je vais privilégier l’importance du match. A ce titre, la performance de Robert Mathis dans le Sunday Night a été époustouflante, d’autant que Nick Kaczur avait été très bon jusqu’ici cette année. Très complet mais surtout excellent depuis le début de l’année, la saison de Mathis est quelque peu passée sous silence en raison de l’incroyable niveau de jeu de Freeney, mais Mathis, bien qu’ayant un tout petit peu moins d’impact dans le rushing est également capital dans le running game de son équipe. Avec le ralentissement de Trent Cole, Freeney et Mathis sont les 2 meilleurs Defensive Ends de la NFL cette année. Ils sont aussi invaincus.
LE CAUCHEMAR DE LA SEMAINE
Les Cowboys sortaient de 4 victoires consécutives, les Packers d’une défaite contre Tampa, mais aucune équipe ne peut l’emporter avec un Left Tackle à la rue durant 60 minutes. Flozell Adams a réalisé quelques matchs solides cette année, mais son niveau de jeu ne cesse de décliner et il est impossible de penser que les Cowboys ne drafterons pas un Offensive Tackle au premier tour de la prochaine draft. Sans doute la dernière saison pour Motel.