Under Review : Divisional Championship

Posted by Baron Zbimg in Articles, Football Américain on janvier 24th, 2010 |  3 Comments »

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Après 1 gros mois d’absence du aux fêtes et à un emploi du temps très chargé, Under Review revient pour vous faire revivre la fin des playoffs et vous fournir une analyse des matchs que vous ne trouverez nulle part ailleurs. Gros plan tout de suite sur le divisional Week-end qui a vu 3 équipes s’imposer à domicile et une autre à l’extérieur.

- Abordons ces matchs dans l’ordre dans lequel ils furent joués, et commençons donc tout de suite par le déplacement des Cards à La Nouvelle Orleans. On pouvait s’attendre à un feu d’artifice équilibré, mais les Saints et Sean Payton avaient parfaitement préparé leur coup. Offensivement ce fut un jour parfait au Superdome, et si les joueurs qui ont fait les highlights sont Drew Brees et Reggie Bush, c’est bien dans les tranchées que ce match s’est véritablement joué. La ligne offensive des Saints fournit une performance absolument dominatrice, éliminant complètement le front 7 des Cards de l’équation. Le Pro Bowler Jahri Evans livra une performance de géant, parfaitement accompagné par le sophomore Carl Nicks et le centre Jonathan Goodwin. Ces 3 là ouvrirent d’immenses boulevards dans le running game, étant parfois en mesure de bloquer un second joueur sur les plays, et ils furent aussi parfaitement au point en protection de passe. Les 2 Tackles Jermon Bushrod et Jon Stinchcomb ont eux légèrement souffert et ça ne peut être qu’inquiétant vu les performances de Ray Edwards et Jared Allen, dont nous parlerons un petit peu plus tard.

- Un petit mot sur Reggie Bush. Cela fait très longtemps que j’attendais de lui un match de ce type. Bush n’a enfin pas décalé tous ses runs vers l’extérieur, il a choisi l’aggressivité, baissé la tête, et bénéficié des espaces ouverts par sa ligne offensive dans l’axe. Ce n’est qu’un match mais quel bonheur de le voir signer un vrai match de running back NFL.

- Quand il est concentré et que ses mains ne glissent pas, Marques Colston est bel et bien indéfendable. Il réussit une performance énorme Samedi, captant non seulement à leur apogée chaque passe lancée dans sa direction, mais scellant en plus ses blocks dans le running game, permettant par exemple le long TD de Bush.

- Les Saints ont avant tout profité de leur bye pour récupérer des joueurs blessés, et aucun n’est aussi important que Jabari Greer. Après un excellent début de saison, Greer a été éloigné durant 9 semaines et son retour multiplie maintenant les possibilités pour le coordinateur défensif Gregg Williams. Greer peut-être laissé en man-to-man contre les meilleurs receveurs de la NFL, et cela libère un safety dans les schémas tactiques défensifs. Il fut très bon tout au long du match, le plus souvent contre Larry Fitgerald, réussissant un bien meilleur travail que Charles Woodson le Defensive Player of the Year la semaine dernière.

- Autre point positif, les performances de Will Smith, Sedrick Ellis et Anthony Hargrove qui ont largement dominé la O-Line des Cards, qui sera resté le gros point faible de cette équipe tout au long de la saison. Smith aura plus fort à faire cette semaine face à Bryant McKinnie et le matchup opposant Sedrick Ellis à Steve Hutchinson et John Sullivan devrait être décisif. Bobby McCray (qui profite de la blessure de Charles Grant pour obtenir enfin le temps de jeu qu’il mérite) et son speed rush pourrait aussi être capital face à l’immense rookie Phil Loadholt.

- Tout n’a néanmoins pas été parfait, comme l’illustre très bien le premier play du match, une course de 73 yards d’Hightower, pourtant pas le running back le plus rapide de la NFL, qui ne fut néanmoins même pas touché sur cette course. Darren Sharper fut énorme en couverture et lui aussi permet une immense variété de schémas, mais sa tendance à chercher le big hit sur chaque tackle a été très préjudiciable dans le running game Samedi, et c’est ce genre d’erreurs qu’il faudra éviter à tout prix avec Adrian Peterson. Son expérience et ses capacités de couverture restent néanmoins des atouts en or.

- Roman Harper a lui aussi été souvent pris en défaut dans le jeu au sol, quant à Jonathan Vilma, souvent présenté comme l’un des meilleurs middle linebackers de la NFL, il va devoir réussir à se sortir plus souvent des blocks adverses dans le running game. Vilma est merveilleusement instinctif mais ce problème est récurrent chez lui depuis quelques années maintenant. Contenir le jeu de course des Vikes sera essentiel ce week-end.

- Côté Cards, hormis ce premier play d’Hightower, le match fut un véritable cauchemar. Jeremy Bridges étant constamment en difficulté contre Will Smith, Kurt Warner fut régulièrement mis au sol et ne trouva jamais vraiment son rythme (et il prit aussi une énorme cartouche de Bobby McCray après son horrible interception). Celui-ci ne fut guère aidé par les drops d’Early Doucet et le fumble de Jerheme Urban en début de match. Seul Lyle Sendlein le centre réussit son match offensivement.

- On est aussi en droit de s’interroger sur le coaching des Cards. Ken Whisenhunt a abandonné le run très tôt dans le match, malgré une moyenne de 6,7 yards par porté, la faiblesse évidente de la D des Saints dans le domaine et ce premier TD qui aurait du l’encourager. J’ai aussi détesté le punt en fin de 3e quart-temps. Peu importe si c’est du 4th & 5 ou 4th & 8 ou même du 4th 20. Ce sont les playoffs, il n’y a pas de lendemain, quel est l’intérêt de préserver un écart décent? Bush se chargea de relancer le punt pour un TD sur la pire couverture de punt qu’il m’ait été donné de voir depuis de longues années, pliant définitivement le match, et punissant la tactique passive et résignée de Whisenhunt.

- Défensivement inutile de dire que ce fut une boucherie. Dominique Rodgers-Cromartie et Antrel Rolle avaient tous les 2 mal démarré leur match, mais lorsqu’ils furent out pour le match la couverture de passe devint catastrophique. Hamza Abdullah fut ciblé et battu play après play par Drew Brees, Karlos Dansby sombra lui aussi dans le jeu de passe. Mais c’est bien dans les tranchées que tout commence : incapables d’apporter une quelconque pression sur Brees, celui-ci put disséquer à loisir la secondary des Cards. Calais Campbell est le seul à ne pas avoir à rougir. Darnell Dockett fut en revanche abominable : 0 tackle, 0 pression, pas le moindre play, il fut dominé, que dire, dévoré par Jahri Evans. Son absence chronique de consistance en fait un joueur extrêmement sur-évalué, et sur lequel il est très difficile de compter d’une semaine à l’autre.

- A noter quand même qu’un joueur a survécu au naufrage. Propulsé dans le match après la sortie de Rodgers-Cromartie, Greg Toler fit excellente impression, avec une couverture serrée quel que soit son adversaire direct et des plays agressifs et décisifs dans le running game. On le reverra l’an prochain.

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- Difficile de décrire à quel point les Ravens se sont tirés une balle dans le pied. Si rien ne prouve qu’ils l’auraient emporté sans ces quelques erreurs, ils se sont merveilleusement attelé à s’interdire toute chance de rêver en commettant des pénalités ou des turnovers atroces, et, plus important, au pire moment possible. Peyton Manning fit face à une pression constante, notamment de l’intérieur de la ligne où Kyle DeVan continue de souffrir en protection de passe, et il dut se résoudre à se contenter de lancers courts ou intermédiaires. Il le fit parfaitement, échouant parfois, mais scorant des touchdowns sur 2 drives merveilleusement maîtrisés. Reggie Wayne n’est lui sans doute pas le plus spectaculaire des receveurs, mais c’est un véritable maître quand il s’agit de courir parfaitement ses routes, trouver des faiblesses dans la zone, catcher les ballons en third down. Il réussit 2 catchs merveilleux sur des slants et profita de la couverture stupide de Domonique Foxworth sur son touchdown. Dallas Clark continue lui aussi d’être une arme fatale dans le passing game et il devra s’attendre à être double teamed en permanence contre les Jets ce Dimanche, tandis que Revis sera, comme depuis le début de l’année, laissé en one on one contre le receveur n°1  adverse, en l’occurence Wayne.

- A noter enfin que même si Donald Brown n’apparaît guère dans les stats sur ce match, son impact a été non négligeable et qu’il est clairement le meilleur running back des Colts. Explosif, bonne vision, bonnes mains, et belle capacité à contrer les blitzs, on va le voir plus contre NY cette semaine.

- Côté Defense, les Colts ont limité les Ravens à 3 points et n’auront donc pas encaissé le moindre touchdown contre Baltimore cette année. C’est en couverture que les Colts me firent une énorme impression : Jacob Lacey, Gary Brackett et Antoine Bethea furent tous les 3 excellents, les 2 interceptions de Flacco étant la cerise sur un gâteau déjà bien garni.

- Dans l’ensemble ce fut une performance solide contre une équipe extrêmement limitée offensivement et dont les erreurs ont annihilé les rares chances de scorer. Le seul point d’inquiétude, c’est qu’après 2 semaines de repos, Freeney et surtout Mathis furent globalement inoffensifs dans ce match, dominés par la O-Line adverse. Tous 2 devraient être des éléments capitaux face aux Jets et leur quarterback inexpérimenté. Ils auront fort à faire face à D’Brickashaw Ferguson et Damian Woody.

- Que dire des Ravens? La O-Line fut une fois de plus excellente en protection de passe, avec d’excellentes performances de Jared Gaither et de l’énorme steal qu’est Michael Oher. Mais pour le reste, en attaque, rien! Joe Flacco n’était très clairement pas à 100% pour ces playoffs, malgré les nombreuses déclarations affrimant l’inverse, mais il n’a, comme Carson Palmer, personne à qui lancer. Derrick Mason continue à se libérer de temps à autre, mais les routes atroces courues par Kelley Washington, Demetrius Williams et Mark Clayton les empêche de se démarquer d’un millimètre en fin de saison. Baltimore va devoir rapidement trouver un complément à l’arme de destruction massive qu’est Ray Rice.

- De l’autre côté du terrain, c’est une nouvelle belle performance défensive qui fut gâchée contre les Colts. Ray Lewis fut égal à lui-même, détruisant les gaps dans le running game et effectuant un travail d’orfèvre en couverture. Haloti Ngata, Kelly Gregg, Justin Bannan et surtout Terrell Suggs furent monumentaux en run defense et permirent à Greg Mattison de droper plus de joueurs en couverture, sans succès.

- Le problème essentiel des Ravens fut que leurs big plays ne servirent à rien. Ed Reed intercepta 2 fois Manning en l’espace de 6 snaps, 2 actions qui auraient pu (du) changer complètement le momentum et qui n’aboutirent à rien. Sur la première, Reed ne protegea pas son ballon, le portant côté ouvert du terrain (bras droit) et le paya cash, Pierre Garçon revenant de l’arrière et provoquant le fumble, recouvert par les Colts. Sur la seconde, c’est une interférence de passe sur Dallas Clark sifflée contre Corey Ivy qui annula l’action, offrant de plus un first down aux Colts. Un résumé parfait de la rencontre.

- J’ai parlé de Domonique Foxworth un peu plus haut. Lorsqu’à 7 secondes de la fin de la mi-temps, Manning, dépourvu de temps mort, se dirige vers son banc pour demander à Jim Caldwell de tenter une dernière passe avant le field goal, il obtient gain de cause mais cela ne signifie qu’une chose pour la défense des corbeaux : Le play doit ABSOLUMENT être dirigé dans l’en-but, toute action complétée dans le terrain empêchant les Colts de tirer un field goal. Foxworth s’aligne pourtant en couverture “soft”, à 5 yards de Wayne et 2 yards dans l’en-but. Une offrande pour Wayne, qui n’a qu’à courir un slant immédiat et se retourner sans opposition pour capter le TD décisif. Une faute professionnelle de Foxworth, ou de Mattison d’ailleurs, celui-ci ayant pris un temps mort avant le play assurer le coup. Efficacité maximum …

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- Le match le plus attendu du week-end opposait les Vikings aux Cowboys au Metrodome, pour ce qui s’annonçait comme un match au couteau. C’était oublier l’énorme point faible des Cowboys : le Right Tackle Marc Colombo. Si l’ensemble de la ligne des Boys livra une performance immonde, Colombo tutoya des abysses que ne connurent pas ses coéquipiers et vécut littéralement l’enfer. Dévoré vivant par Ray Edwards, le cauchemar se poursuivit après la sortie de celui-ci, Bryan Robinson lui infligeant la même punition, pour un score final de 2 sacks, 2 hits et 6 pressions concédées. Tony Romo dut courir pour sa vie l’essentiel du temps mais il ne parvint jamais à faire surgir l’étincelle, et commit surtout la bagatelle de 3 turnovers, dont une atroce interception et 2 fumbles qui détruisirent des drives intéressants de son équipe. Le drive standard des Cowboys en première mi-temps pourrait se résumer ainsi. Avancée bien construite jusqu’aux 30 yards adverses - sack ou pénalité - sack ou fumble.

- Comment qualifier la décision de Wade Phillips de préférer faire tirer un field goal de 48 yards à Shaun Suisham plutôt que de tenter en 4e & 1 d’avancer et se rapprocher du TD. Suisham a été atroce toute la saison, et le % de chance qu’il réussisse ce kick dans une ambiance dantesque est 10 fois plus réduit que de runner ce yard. A l’extérieur, en playoffs, Phillips n’aurait même pas du hésité … Il a fait pire, pris la mauvaise décision, rendu le ballon aux Vikes en excellente position … avant de voir ceux-ci marquer et s’envoler sur la possession suivante.

- Jason Witten fut le meilleur Cowboy en attaque, bien qu’il ait été abusé par Jared Allen en protection de passe. Cela est également à mettre sur le compte de Wade Philips ou de son coordinateur offensif Jason Garrett, un nom sur toutes les hot lists pour devenir head coach : essayer de bloquer l’un des meilleurs et le plus puissant defensive end de la ligue avec un Tight End = Echec TOTAL. Ni l’un ni l’autre n’ont fait les ajustements nécéssaires pour offrir à leur quarterback le temps de protection nécéssaire pour pouvoir compléter des passes et créer offensivement. Résultat, ce fut un long chemin de croix.

- A noter quand même la performance très honnête de Doug Free comme Left Tackle après la sortie de Flozell Adams.

- Pourtant, les 34 points encaissés reflètent mal la qualité de la performance défensive de Dallas. La pression sur Brett Favre fut violente et constante. Anthony Spencer et Jay Ratliff furent dominateurs, DeMarcus Ware bien que plus discret fut lui aussi présent. Ce fut aussi très bien, voire excellent en run defense, puisqu’Adrian Peterson fut complètement étouffé. Anthony Spencer, encore lui, livra une immense performance contre le run, et fut bien épaulé par Marcus Spears, Keith Brooking et Ken Hamlin.

- En couverture, croyez-le ou non, ce fut plutôt pas mal pour l’essentiel mais la capacité des Vikes à réussir des big plays détruisit Dallas à petit feu. Orlando Scandrick fut très bon dans le slot et Mike Jenkins fut globalement excellent, mais la seule passe complétée qu’il concéda fut un TD de 45 yards à Sydney Rice. Terrence Newman n’accorda pas de très gros play mais laissa se compléter toutes les passes lancées dans sa direction. Gerald Sensabaugh n’eut lui qu’une seule passe à défendre. Elle se transforma malheureusement pour lui en un touchdown de 47 yards.

- Les larges victoires ont l’incroyable pouvoir de masquer les mauvaises performances, et vous n’avez donc sans doute pas entendu parler de la sortie atroce de la O-Line des Vikes Dimanche. Ce fut pourtant une très très vilaine performance d’ensemble : seul Bryant McKinnie fit le travail en protection, tandis que le côté droit de la ligne (Sullivan, Herrerra, Loadholt) était régulièrement abusé par Spencer et Ratliff mais c’est surtout l’absence totale de push dans le running game qui inquiète. Peterson n’a pas couru pour plus de 100 yards depuis une éternité, en raison notamment du mur derrière lequel il court. Pas de brêches, mais il est vrai aussi une incapacité chronique de Peterson à laisser les plays se développer et une tendance à foncer tête baissée avant même que les blocks soient en place. Un gros point faible sur lequel il va devoir se reconcentrer, car le travail de la lligne avant ne devrait guère s’améliorer pour cette toute fin de saison.

- L’attaque des Vikes s’est en gros résumé à 2 noms : Favre - Rice. Sans être aussi éblouissant que ses stats ne peuvent l’indiquer, Favre a réussi exactement ce pour quoi il a été signé cette saison : débloquer des situations avec des lancers de classe, capacité de produire des gros plays et de profiter des erreurs adverses. Mais le plus impressionnant des 2 fut bien Sydney Rice qui fut simplement indéfendable, quel que soit le corner aligné contre lui. Sur son second TD, il bloque DeMarcus Ware avant de se relever pour offrir une solution à son quarterback et marquer. Rice aura fort à faire face à Jabari Greer cette semaine, et voilà un matchup qui me fait saliver d’avance.

- En défense ce fut Disneyland pour les Vikes qui exercèrent sur Romo un pression diabolique. Ray Edwards eut les honneurs de la presse grâce à ses 3 sacks, et il y ajouta 2 hits, 3 pressions, et 2 tackles derrière la ligne de scrimmage. Jared Allen ne fut pas moins impressionnant de son côté et il combattit avec succès de nombreuses double teams, ses 6 pressions et une passe contrée étant finalement récompensées par un sack and fumble plus parlant aux yeux des fans et des “analystes”. Kevin Williams, Chad Greenway et l’excellent Brian Robinson participèrent aussi à la fête du rush, et toute cette D fut aussi fidèle à elle-même et solide contre le rush.

- Les seuls petits points faibles, qu’il sera utile de gommer cette semaine, furent le niveau de jeu des 2 corners Antoine Winfield, qui est loin de son niveau d’avant-blessure, et Cedric Griffin. L’affrontement avec Marques Colston, Robert Meachem et Devery Henderson s’annonce délicat.

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- Concluons maintenant avec la seule véritable surprise de ce week-end, et tentons d’expliquer comment une équipe emmenée par un quarterback rookie jouant comme tel sera bel et bien une vraie menace pour les Colts ce week-end. Commençons par décortiquer la défense des Jets, qui vit et meurt grâce à un seul joueur : Darrelle Revis. Celui qui aurait du remporter l’award de Defensive Player of the Year est tout simplement le meilleur joueur défensif de la NFL et sa saison est sans doute la meilleure pour un corner depuis la saison 94 de Deion Sanders. Revis fut, comme depuis le début de l’année, laissé tout au long du match en un contre un contre les meilleurs joueurs adverses, contre les Chargers une alternance entre Vincent Jackson et Antonio Gates. Il fut ciblé 5 fois, pour 2 passes complétées pour 6 yards, une merveille de passe défendue et une interception essentielle dans le changement de momentum en seconde période. Il offre surtout à Rex Ryan une immense liberté dans les schémas défensifs, celui-ci pouvant appeler tous les overload blitzs qu’il aime tant (et un peu trop à mon goût, il faudra en user avec parcimonie contre Manning).

- Mais une équipe ne se résume pas à un joueur et en l’occurence dimanche, ils sont plusieurs à avoir réussi une grande performance. J’ai dit plus tôt dans la saison que contrairement à ce que tout le monde pensait et écrivait, la perte de Kris Jenkins n’était pas catastrophique car ses remplaçants évoluaient match après match à un excellent niveau. Si aucun journaliste ne semble connaître Sione Pouha et Mike DeVito, ces 2 là ont réussi une saison énorme depuis la blessure du mammouth Jenkins. Dimanche, ils semblaient vouloir mettre un point d’honneur à faire parler d’eux (ce qui n’a d’ailleurs pas marché) et ont livré un match monumental. Pouha fut un véritable mur en run defense, dévorant LaDainian Tomlinson et l’intérieur de la ligne offensive des Chargers, tandis que DeVito effondrait la poche de l’intérieur snap après snap. En conséquence, la merveilleuse attaque de San Diego ne trouva jamais le rythme et dut rendre les armes en seconde mi-temps.

- David Harris ne s’était pas entraîné de la semaine, et il semble que cela lui ait fait le plus grand bien. Celui qui alterne les très bonnes performances et celles de fantôme fut partout sur le terrain, défendant le run comme un damné. Dernier héros, Jim Leonhard réussit l’interception capitale et fut globalement très solide dans tous les domaines, prouvant vraisemblablement que l’an dernier n’était pas un accident, et qu’il est un vrai bon joueur de playoffs.

- Offensivement, les Jets s’appuyent sur un jeu simple : Run, run, passe courte ou run, run, run. Pour y parvenir, ils peuvent compter sur la meilleure ligne offensive de la ligue en run blocking, avec les 2 monstres que sont D’Brickashaw Ferguson, qui continue d’être atrocement sous-évalué, et Nick Mangold, qui a propulsé le poste de center dans une nouvelle dimension. Alan Faneca, terrible ces 2 dernières saisons semble lui renaître de ses cendres ces dernières semaines et il fut encore une fois très très bon dimanche. La ligne n’est pas en reste dans le passing game, puisque c’est Tony Richardson le fullback (lui aussi dominateur en run blocking dans ce match) qui concéda le seul sack encaissé par Sanchez dans ce match, le jeune quarterback étant lui responsable du seul hit encaissé.

- Il ne fait guère de doute que les Jets ont réussi un joli coup en draftant Shonn Greene. Celui-ci commence à recevoir de plus en plus de ballons au dépens de Thomas Jones, et il en fait un excellent usage. Après un énorme match à Cincinnati, Greene a non seulement fait mal ballon en main mais il fut en plus parfait en protection de Sanchez, contrant tous les blitzs et distribuant quelques pancakes.

- La seule inquiétude, c’est le niveau de jeu de Mark Sanchez. Après un excellent match contre Cincy, celui-ci est revenu à ses mauvaises habitudes de la saison régulière, ne complétant pas la moindre passe sous pression, étant souvent imprécis et prenant globalement de mauvaises décisions. Il réussit néanmoins un play capital, avec cette passe de TD pour le très discret Dustin Keller après un scramble à doite qui plaça pour de bon les Jets devant au tableau d’affichage.

- Côté Chargers on va regretter très longtemps cette amère défaite. Après avoir assez largement dominé la première mi-temps sans réussir à faire un écart décisif au score, ils ont livré une horrible seconde période et se sont souvent enterré eux-mêmes. L’urgence pour l’an prochain va être de trouver un successeur à LaDainian Tomlinson dont l’effort durant ce match m’a fait, au mieux, de la peine. Incapable de réussir un run de plus de 5 yards, derrière une O-Line il est vrai complètement dépassée, Tomlinson n’est plus que l’ombre de lui-même et n’a clairement plus une année de plus dans les jambes. Pas comme titulaire en tout cas. Mais celui qui m’a le plus déçu, c’est mon MVP de la saison régulière dont j’attendais beaucoup, Philip Rivers. S’il réussit à produire en première mi-temps, il fut sans solution aux moments importants, étant particulièrement inefficace en third down, mais lançant surtout une très très vilaine interception de son propre camp, offrant ainsi un short field aux Jets qui capitalisèrent. Le match était fini. Il sera difficile de rebondir moralement pour Rivers après cette nouvelle désillusion, mais, tout comme ses fans, il a du tomber de très haut.

- Juste un mot sur Malcolm Floyd, qui avait là une occasion unique de briller. Difficile de rater une audition de façon plus évidente. En plus d’un drop, Floyd ne fut jamais une menace dans le jeu long et un fantôme tout au long du match.

- En défense, entre l’absence totale de pass rush et une run defense extrêmement friable, beaucoup sont passés à côté. Shaun Philips aurait pu s’abstenir de trash talker avant le match car il fut particulièrement consternant dans tous les domaines. Jacques Cesaire et Stephen Cooper furent coupables dans le jeu de course et Antonio Cromartie termine sa saison comme il l’avait commencée : par un bien vilain match en couverture.

- Le seul et unique point positif de la défaite des Chargers, c’est l’excellente prestation sur quelques snaps du Nose Tackle Antonio Garay. Après avoir lutté toute l’année pour trouver une alternative décente à Jamaal Williams, San Diego a peut-être bien fini par la trouver en cette toute fin de saison …

LE JOUEUR DE LA SEMAINE

Plusieurs joueurs mériteraient une décoration, de Darrelle Revis à Anthony Spencer, mais le show offert par Sydney Rice contre une secondary des Cowboys qui a tout tenté sans rien réussir remporte la mise. Avec 6 ballons captés pour 141 yards et 3 touchdowns, Rice a transformé un match accroché en feu d’artifice. Il aura toute l’attention de Jabari Greer ce Dimanche.

LE CAUCHEMAR DE LA SEMAINE

Comme toutes les semaines, de nombreux joueurs sont passé à côté de leur sujet, mais Marc Colombo a été complètement noyé par le pass rush des Vikes. Après avoir été torturé par le toujours sous-évalué (mais peut-être plus pour très longtemps) Ray Edwards, son niveau de jeu ne s’éleva pas d’un cran après la sortie sur blessure de celui-ci et Bryan Robinson put à son tour punir Tony Romo à loisir. Avec un Flozell Adams en énorme difficulté cette saison en protection et approchant la fin de sa carrière et les limites évidentes de Colombo contre l’élite de la ligue, on voit mal comment les Boys pourront faire l’impasse sur un Offensive Tackle au premier tour de la prochaine draft.

UNDER REVIEW : Week 13

Posted by Baron Zbimg in Articles, Football Américain on décembre 14th, 2009 |  1 Comment »

gradkowski

La saison régulière entre dans sa dernière ligne droite et pour la plupart des équipes, les matchs n’ont jamais valu aussi cher. C’est au mois de Décembre que se font et se défont les rêves de playoffs, que les momentums se construisent. Rentrons tout de suite dans le détail des matchs les plus significatifs de la semaine:

- Et commençons par ce choc attendu de l’AFC South entre des Colts toujours invaincus et des Titans qui sortaient de 5 victoires consécutives, dont une dernière épique contre les Cards.  Les Colts ont trouvé une fois de plus un moyen de remporter un match dans lequel ils ont été plutôt dominés, battus dans le temps de possession et gagnant moins de first downs et de yards.

- La ligne offensive des Titans a plutôt réussi son match. Si la protection de passe reste assez aléatoire (Vince Young s’est d’ailleurs légèrement blessé au genou dans ce match), il semblerait que cette ligne commence à trouver le rythme dans le run blocking, ouvrant des espaces à Chris Johnson, qui même s’il n’a pas runné une fois de plus pour plus de 125 yards, fut à nouveau très solide, lisant bien les blocks et arrachant 113 yards durement gagnés. Kevin Mawae, qui a été souvent dominé dans le domaine depuis le début de l’année fut dominateur contre l’intérieur de la ligne des Colts, tout comme Jake Scott et un excellent David Stewart.

- Mais si les Titans n’ont pas marqué plus de 17 points, c’est qu’ils ont failli au moment important. En début de match, Nate Washington a droppé ce qui aurait été un touchdown facile de 60 yards, Ahmard Hall fumbla un ballon important, annulant un bon drive de son équipe, et quelques minutes plus tard c’est Vince Young qui lançait une vilaine interception. Malgré toutes ces erreurs, les Titans restèrent dans le match dans le 4e quart-temps et continuèrent à driver méthodiquement, arrivant par 2 fois en red-zone (1st & goal sur la ligne de 1 yard, 1st & 10 sur la ligne de 19). Malheureusement, Jeff Fisher décidant de tenter en 4th down pour obtenir un TD, les Titans échouèrent par 2 fois, et obtinrent de ces 2 beaux drives le joli score de 0 point.

- Défensivement c’est sans nul doute Nick Harper qui souffrit le plus côté Titans. En couverture de Pierre Garcon, il fut constamment battu par le jeune receveur, abandonnant plus de 120 yards en couverture. Mais la D-Line fut aussi incapable d’arrêter Joseph Addai en Red Zone, et malgré encore une bonne pénétration de Tony Brown, Jacob Ford et Kyle Vanden Bosch, c’est tout le groupe qui a failli dans ce match. Michael Griffin fut lui une fois de plus transparent.

- Côté Colts ce ne fut pas la meilleure performance de Peyton Manning, mais celui-ci fut une fois de plus efficace, trouvant notamment un Pierre Garcon en feu pour de nombreux jeux longs en première mi-temps. Joseph Addai fut patient et exploita parfaitement ses opportunités en red zone. Les Colts roulant tranquillement vers la tête de série n°1, le front office a lui sans doute voulu donner un chance de plus à Tony Ugoh de prouver sa valeur avant de prendre une décision à son sujet à l’inter-saison. Ugoh a malheureusement pour lui été en grosse difficulté, ne montrant rien de positif dans ce match où il abandonna 5 pressions et où il fut le seul lineman des Colts à ne pas fournir de push dans le running game. Kyle DeVan continue lui de souffrir en protection mais il est un upgrade évident dans le running game à son poste de Right Guard. Il est sans doute en train de sécuriser sa place.

- En défense ce fut un match très difficile pour les Colts puisqu’ils abandonnèrent près de 400 yards d’attaque à Tennessee, mais ils réussirent les plays au bon moment. Robert Mathis et Dwight Freeney furent économisés et jouèrent peu de snaps, ce qui n’empêcha pas Freeney d’être excellent lorsqu’il fut sur le terrain, terrorisant Michael Roos et accumulant 1 sack, 1 hit et 4 pressions  en une trentaine de rush. L’autre homme du match en défense fut Clint Session, qui semble enchaîner les gros matchs en cette fin de saison. Session réussit 12 tackles, dont 7 stops défensifs et même s’il fut coupable sur certains plays, il rattrappa l’essentiel du temps la défense passive de ses coéquipiers. Gary Brackett, excellent il y a quelques semaines est lui passé à côté pour la seconde semaine consécutive tandis que Melvin Bullitt continue de souffrir en couverture.

- Une très bonne nouvelle pour les Colts. Kelvin Hayden a rejoué une vingtaine de snaps et il est apparu très à son avantage, défendant une passe et ne concédant pas la moindre réception. Même si les 2 rookies Jacob Lacey et Jerraud Powers ont plutôt bien tenu la baraque en son absence, Hayden est quand même un niveau au dessus et son expérience sera essentielle en playoffs.

- Une autre équipe est restée invaincue cette semaine, même si on peut se demander comment les Redskins sont parvenus à perdre contre les Saints un match qu’ils ont dominé du début à la fin. Offensivement ce fut sans aucun doute la meilleure performance de Washington cette année. Jason Campbell sait que ces derniers matchs sont sans doute sa dernière chance de rester le quarterback des Skins l’année prochaine. et il s’attèle donc à défendre sa place. Mieux protégé que d’habitude face à l’inoffensive D-Line des Saints, il a trouvé un Devin Thomas transfiguré tout au long du match. Le sophomore a non seulement signé son premier match à plus de 100 yards en carrière, il a aussi montré des capacités à créer après le catch qu’on ne lui avait guère vu jusqu’alors, et qui lui ont permis d’inscrire 2 TDs.

- Défensivement il y eut du bon, puisqu’avant de revenir l’attaque des Saints fut longtemps en difficulté. L’excellent travail du côté droit de la D-Line composé d’Albert Haynesworth et Andre Carter sortit Brees de son rythme, le duo défendant aussi efficacement le run. Brian Orakpo continue lui sa bonne saison rookie, ses qualités de rusher s’étalant au grand jour match après match.

- Mais il y eut aussi du très mauvais, comme cette invraisemblable fin de première mi-temps: Kareem Moore intercepte Drew Brees, arrêtant donc normalement le drive. Malheureusement, celui-ci se fait ensuite arracher le ballon par Robert Meachem sur le retour, ce dernier filant ainsi tranquillement vers un improbable touchdown. Ou comment rentrer au vestiaire à 17-17 au lieu de 17-10.

- Mais le pire dans ce match fut sans doute signé Laron Landry. Il fut brûlé pour 2 TDs dans le passing game, jumpant les routes intermédaires et ouvrant ainsi les jeux longs à l’attaque des Saints. Ce qui pose encore plus problème c’est l’attitude du premier tour de draft, célébrant par exemple en prolongations un tackle après une course de 9 yards en red zone. Le play suivant fut le Field Goal de la victoire de New Orleans. Fred Smoot fut lui aussi coupable sur bon nombre de couvertures tout au long du match et il doit être incroyablement frustrant pour les fans des Skins de voir leur équipe très bien défendre avant de manquer leurs assignements et abandonner d’énormes plays.

- Mais on ne parlerait pas de la victoire des Saints sans ce Field Goald de 23 yards manqué par Shaun Suisham à moins de 2 minutes du terme. Un play immanquable qui lui a coûté sa place puisqu’il fut relâché dans la semaine.

- Les Saints ont eux montré de nombreuses faiblesses mais ont réussi des plays au bon moment, préservant ainsi leur invincibilité. On ne pourra rien reprocher à Jahri Evans et Jon Stinchcomb qui furent dominateurs dans ce match, alors que Carl Nicks confirme match après match qu’il a bien été un énorme vol au 5e tour l’an dernier. Drew Brees fut malgré tout longtemps hors du rythme et parfois imprécis, mais fut parfait pour égaliser dans la dernière minute. Robert Meachem crève lui l’écran depuis quelques matchs et est en train de légitimer son statut de 1st round pick il y a 3 ans. Il est décisif (5eme match consécutif avec au moins 1 TD) mais s’est surtout diversifié, runnant désormais toute sorte de tracés intermédiaires en plus de ses classiques go routes.

- C’est en défense que la performance des Saints fut inquiétante face à une équipe des Skins réduite à ses 3e et 4e running backs et dont le passing game n’avait guère fait de dégâts cette saison. Rien n’a fonctionné dans un match où seuls Remi Ayodele et Jonathan Vilma firent un travail décent. Charles Grant continue d’être transparent cette année, mais c’est en couverture que l’ensemble du groupe a sombré. Mike McKenzie, très bon contre les Pats, laissa cette fois-ci absolument tout se compléter dans sa direction. Le rookie Michael Jenkins concéda près de 150 yards dans les airs, et Scott Shanle, régulièrement hors de position sur chaque lancer, ne fut pas en reste. Etonnament, c’est Chris McAlister, qui bien qu’il ait perdu son accélération fut le plus à son avantage dans ce match, provoquant en prime le fumble décisif en prolongations, qui fut relâché cette semaine, et remplacé par Marcus McCauley. Un choix étrange des Saints, l’expérience de McAlister me semble en tout cas plus précieuse que la vitesse de McCauley et sa capacité à jouer en Special Teams. En tout cas, ces Saints ne sont pas invincibles.

- Petit passage rapide à Jacksonville maintenant où j’aimerais vous parler de quelques joueurs côté défensif des Jags. Ce match avait peu d’importance pour les Texans, il n’empêche que Jacksonville a réussi une très bonne prestation pour contenir Houston, grâce à sa défense très sous-évaluée. Quentin Groves n’a pas réussi grand chose depuis sa sélection au second tour l’an dernier, mais pour son deuxième start à sa position naturelle de defensive end, il fut absolument énorme grâce à un premier pas explosif. Il tortura Duane Brown du début à la fin et fut également incisif en run defense. Il devra évidemment confirmer contre de bons tackles mais le front office des Jags a dû être enchanté de ce qu’il a vu (Je rappelle que les Jags avaient tradé tous leurs picks l’an dernier pour drafter Derrick Harvey au premier tour et Groves au second). Parlons d’Harvey justement, qui fut lui aussi excellent dans ce match, brillant dans le rush, ce qu’il peine à faire régulièrement depuis son entrée dans la ligue, et solide dans le running game, une qualité qu’on ne lui attendait pas mais qu’il a démontré toute l’année. Si ces 2-là confirment, la défense des Jags devrait être solide dans les années à venir, grâce à plusieurs drafts intéressantes.

- Car les bons points à distribuer sont nombreux: Je ne cesse de parler de Daryl Smith semaine après semaine, mais celui-ci est absolument incroyable cette année, et le linebacker le plus complet de la NFL. Encore une fois brillant en run defense et en couverture, il est également utile lorsqu’on lui demande de blitzer. Après 5 années solide, il est une véritable révélation cette année (2nd tour des Jags en 2004). Le middle linebacker Justin Durant réussit aussi une très bonne saison et semble arriver à maturité pour sa 3e saison (2nd tour, 2007). Très complet, il fut un poison sur chaque blitz dimanche.

- Tyron Brackenridge est lui une excellente surprise depuis qu’il commence comme corner gauche depuis 3 matchs. Il faudra être régulier, mais pour l’instant l’absence de Rashean Mathis ne se fait pas trop sentir. Tous ces joueurs sont la raison pour laquelle les Jags sont toujours en bonne position pour arracher une place en Wild Card.

- Les Cowboys n’arrivent décidément pas à gagner en Décembre, même s’ils sont à mon avis une meilleure équipe que les Giants. DeMarcus Ware et Anthony Spencer sont en pleine forme et ils réussirent tous les 2 un match énorme, pressurant Eli sans interruption et défendant aussi parfaitement le run. Mike Jenkins fut lui très solide en couverture et semble tranquillement devenir un bon corner. Jay Ratliff est malheureusement le seul joueur valable de cette D-Line, Marcus Spears étant notamment particulièrement inutile.

- Tony Romo fut lui très bon durant 3 quart-temps, trouvant un Jason Witten enfin utilisé dans le passing game et simplement inarrêtable, et ses statistiques seules (41/55, 396 yards, 3 TDs) reflètent l’excellent match d’un quarterback. Ce qu’elles ne disent pas en revanche, c’est qu’il manqua des receveurs ouverts sur des lancers capitaux au 4e quart, lorsque le match et les espoirs de playoffs de son équipe reposaient sur ses épaules. Les problèmes de Romo au moment important sont bien documentés, et cette fin de saison risque de confirmer les précédentes. Une pathologie redhibitoire pour un quarterback NFL, aussi talentueux soit-il.

- La défense des Giants est elle méconnaissable. Où est passée l’escouade des années passées. Osi Umenyiora est absolument inoffensif et n’a clairement pas récupéré de sa grave blessure de l’an dernier. Corey Webster, même s’il ne fut pas le plus coupable dans ce match, fut une fois encore loin de son niveau de l’an dernier. Michael Boley est aussi très en difficulté depuis son retour. Bref, rien ne va vraiment, mais les Giants sont néanmoins parvenus à s’en sortir au 4e quart-temps, maintenant ainsi leurs espoirs de playoffs. A noter quand même que le retour d’Aaron Rouse a solidifié la secondary dans le passing game.

- En attaque aussi il y a encore beaucoup de progrès à faire. Eli Manning semble toujours aussi handicappé par sa blessure à la voute plantaire, bien qu’il continue à le nier et il ne fut pas aidé par le pauvre match de son Tight End Kevin Boss, en général dominateur au blocking et qui fut cette fois-ci dévoré vivant dans ce match. Mais, grâce à la surprenante pointe de vitesse de Brandon Jacobs, mais surtout au touchdown décisif de Dominik Hixon en retour de punt, les Giants ont préservé l’essentiel. Cela risque d’être plus dur la semaine prochaine contre Philly.

- L’une des victoires les plus importantes de la semaine revient sans nul doute aux Dolphins qui ont choqué les Pats à Foxboro et maintenu ainsi leurs espoirs de playoffs. New Enland, qui a longtemps eu le match en main, n’a pu empêcher de conquérants Dolphins de les enfoncer dans la crise. Cela avait pourtant bien commencé, puisque Tom Brady trouvait Randy Moss pour une longue bombe d’entrée de jeu. Malheureusement l’ancien de Michigan a semblé loin d’être à 100% dans un match qu’il a probablement joué avec un doigt cassé, et Moss fut ensuite mis sous l’éteignoir pour le restant du match, ne semblant en plus pas avoir particulièrement envie de jouer et de se surpasser. C’est donc une fois de plus Wes Welker qui créa en attaque, accumulant plus de 160 yards et obtenant 1st down après 1st down. Sam Aiken le quatrième larron réussit lui l’autre gros play du match, en transformant un pauvre lancer de Brady, qui aurait pu être intercepté, en un long TD de 81 yards. A noter enfin que les Pats évoulaient sans Steve Neal ce week-end, et que celui-ci est clairement leur meilleur lineman cette année. Matt Light fut lui à son avantage en protection mais peina dans le running game, et on peut se demander si un Vollmer à 100% n’est pas une meilleure option pour NE.

- En défense une fois n’est pas coutume c’est la D-Line des Pats qui fut le plus en difficulté et notamment un Vince Wilfork qui l’on avait pas vu aussi inoffensif depuis bien longtemps. Jarvis Green passa aussi à côté, peinant à mettre la moindre pression sur Chad Henne, celui-ci convertissant tranquillement de courtes passes en third down. Darius Butler, très souvent ciblé, et Leigh Bodden, furent aussi à la peine, et même s’ils réussirent leur lot de défenses, ils abandonnèrent énormément de yards dans les airs. Conclusion : il y a un nombre incalculable de trous dans cette équipe, et Tom Brady va devoir utiliser toutes ses qualités de motivation pour remobiliser ses troupes car ce groupe est au bord de l’explosion.

- Les stats de Chad Henne ne seront sans doute pas les plus renversantes de la semaine, il n’empêche que l’ancien de Michigan (comme Brady) suit une progression régulière et que j’ai été plutôt impressionné par sa performance. Henne dégage avant tout un leadership et un calme étonnant pour une première saison de titulaire et il couple ces qualités par une bonne lecture des défenses adverses, de la précision, mais surtout la capacité à réussir le lancer difficile parfait au bon moment. Il fut extrêmement solide dans ce match et parvint à faire avancer les Dolphins une heure durant. Il réussit les drives nécéssaires pour faire passer son équipe devant, la D se chargeant de préserver le résultat.

- Henne a en plus la chance d’évoluer derrière une excellente O-Line qui le protège parfaitement. Vernon Carey fut légèrement en difficulté dans le running game mais lui et Jake Long sont des candidats à une All-Pro team et leur protection de passe est incroyable. Jake Grove blessé, il est très bien remplacé par Joe Berger, Donald Thomas trop irrégulier, son remplaçant Nate Garner fit un travail parfait. En gros, même s’il y a des trous à Miami, où il manque notamment un receveur n°1 (même si Davone Bess fut stellaire Dimanche), peu d’équipe peuvent se targuer de posséder la même profondeur de banc et le même nombre de joueurs de talent dans l’effectif. Je l’ai dit et répété, les Dolphins sont en excellente santé et devrait être une équipe de playoffs dans les années à venir.

- Le rookie Vontae Davis fut absolument parfait sur Randy Moss (avec entre autres un magnifique travail pour intercepter un fade dans l’en-but, maintenant les Fins dans le match), il est rapide, fluide et physique à la ligne de scrimmage et devrait pouvoir affronter l’élite de la NFL pour les années à venir. Un excellent choix au premier tour de la dernière draft. Gibril Wilson a lui commencé doucement sa saison mais il est très solide depuis quelques matchs et récompense enfin les espoirs du front office des Fins. Cameron Wake reste lui beaucoup trop peu utilisé à mon goût, tant il est grandiose dans le rush. Il ne fut sur le terrain que pour une dizaine de snaps Dimanche, et trouva le moyen de mettre Brady 2 fois au sol (2 hits). Le restant de l’équipe accumula 4 pressions en tout sur la durée du match.

- Mais le MVP défensif de cette équipe, et ce depuis le début de l’année, c’est l’incroyable Randy Starks. Il fut déjà très bon l’an dernier mais a encore franchi un immense pas cette année. Starks est le prototype de l’End de 3-4 idéal. Il est puissant et suffisamment explosif pour dominer régulièrement ses adversaires sur les passing downs, mais il est aussi un merveilleux run defender. Pour ne rien gâcher, il fut parfait les rares fois où il dut se replier en couverture de zone. Une perle rare. En tout cas grâce à ce précieux et incroyable succès, tout n’est pas perdu pour les Dolphins cette année, qui joueront donc gros contre les Jags. Cette équipe vaut en tout cas mieux que son bilan, maintenant que son quarterback a accumulé de l’expérience. N’oublions pas enfin qu’il avait fallu un miracle aux Colts pour en venir à bout en début d’année.

- La dernière grosse performance du Week-end c’est la victoire convaincante d’Arizona aux dépens des Vikings. En annulant quasiment l’impact d’Adrian Peterson grâce à une run defense parfaite faite de contrôle des gaps et d’agressivité, avec notamment un excellent Karlos Dansby, les Cards ont forcé Brett Favre dans des 3rd & long, et parvinrent ainsi à limiter son impact en lui mettant la pression. Calais Campbell s’est transformé en un énorme joueur pour sa seconde saison, et il fut encore très présent dans le rush et en run defense Dimanche. Bertrand Berry, transparent toute l’année, choisit lui le Sunday Night Football pour montrer enfin la qualité pour laquelle il est payé, c’est à dire rusher le quarterback. Pour compléter la grosse performance d’ensemble, et prouver encore si besoin était que les Cards ont merveilleusement drafté ces dernières années, Dominique Rodgers-Cromartie a confirmé son immense talent, réussissant un travail efficace sur Sydney Rice. Il n’est pas un shutdown corner en puissance, il EST un shutdown corner, dès sa seconde saison. Adrian Wilson a lui aussi prouvé qu’il était capable de briller en couverture dans ce match, et il a sans aucun doute progressé dans le domaine depuis l’an dernier. La D des Cards est bien armée.

- Comme Peyton Manning, Kurt Warner a un sixième sens pour ne pas prendre de sack, sentir la pression et se débarrasser du ballon au dernier moment. Comme Peyton Manning, cela ne signifie pas qu’il est bien protégé. Des bonnes équipes de NFL, aucune autre ne possède une O-Line aussi friable que celle des Cards en protection, ce qui n’a pas empêché le vieux Kurt de réussir une nouvelle excellente performance, notamment en première période. Avec l’aide de ses armes fatales Larry Fitzgerald et surtout un Anquan Boldin de gala, Warner a étrillé la pauvre secondary des Vikes, clairement le gros point faible de cette équipe qui n’a jamais eu autant besoin du retour d’Antoine Winfield. Quoiqu’il en soit, j’ai eu bien tort de douter de Warner en début de saison.

- Brett Favre vécut sans aucun doute son pire match de la saison depuis la première semaine, abandonnant 2 vilaines interceptions et multipliant les lancers moyens tout au long du match. Devant lui, Bryant McKinnie et Phil Loadholt subirent tous 2 une blessures mais revinrent sur le terrain, mais ils ne furent donc pas particulièrement brillant . L’attaque de Minnesota a toutefois été tellement explosive cette année que mieux vaut ne pas tirer de conclusion trop vite. Cette ligne offensive n’a  néanmoins jamais trouvé le rythme cette saison bien qu’elle ait du talent, et il sera intéressant de voir si elle parvient à être plus solide en Janvier. En défense, Pat Williams fut le seul joueur de la D-Line des Vikes à briller, Jared Allen, Kevin Williams et Ray Edwards étant particulièrement discrets. Mais ce sont bien Tyrell Johnson et Cedric Griffin qui furent constamment en difficulté en couverture, peu aidés il est vrai par les lancers parfaits de Warner. Il faudra faire mieux contre l’attaque des Bengals la semaine prochaine. Celle-ci étant beaucoup moins explosive, le challenge sera moindre.

- Pour conclure, une très brève ligne sur l’horrible Buccaneers-Panthers, pour un constat: Peu de joueurs ont autant régressé depuis l’an dernier que Donald Penn et Jeremy Trueblood les 2 Tackles de Tampa Bay. Très solides l’an dernier, il est vrai bien aidé par les talents de scrambler de Jeff Garcia, Penn et Trueblood touchent réellement le fond cette année, enchaînant les sorties ineptes. Trueblood avait plutôt bien commencé sa saison, mais son niveau est abyssal depuis plusieurs semaines maintenant. Penn, qui avait tout du franchise Left Tackle l’an dernier est désormais constamment en difficulté, en protection comme en run blocking et il concède en plus des pénalités: Nul doute que les Bucs auront d’intéressantes décisions à prendre à l’inter-saison.

LE JOUEUR DE LA SEMAINE

Cette semaine, le match sublime de Quentin Groves se retrouve en concurrence avec 2 quarterbacks. Avec son excellente prestation contre les Pats, Chad Henne a non seulement montré sa maturité, mais surtout son talent et sa capacité à aller chercher une victoire capitale sous pression. Il a parfaitement distribué le ballon à ses receveurs, notamment Davone Bess et le rookie Brian Hartline, et mériterait donc largement le titre. Mais il est battu cette semaine par la performance la plus imprévisible, j’ai nommé la victoire de Bruce Gradkowski et ses Raiders à Pittsburgh. Dans un match d’une grande pauvreté pendant 3 quart-temps, Gradkowski a tout simplement pris feu au 4e quart-temps, lançant 3 passes de touchdown décisives dans le dernier quart d’heure. Même si l’une de ses passes aurait dû être interceptée, il a montré une capacité de décision mais surtout des qualités de playmaker incroyables, trouvant notamment son nouveau Go-To-Guy Louis Murphy et répondant à chaque fois aux Steelers. Gradkowski n’a toujours pas de bras, un mouvement étonnant au lancer mais sa précision et son leadership ont fait merveille Dimanche, et il sera difficile de faire plus improbable que cette victoire des Raiders à Heinz Field cette année. Gradkowski n’est sans doute pas la solution à long terme à Oakland, mais, pour une semaine, il est le nouveau héros!

LE CAUCHEMAR DE LA SEMAINE

Il y eut pas mal de performances horribles cette semaine, mais celle de Josh Freeman fut intouchable. Freeman a des qualités physiques indéniables, un bon bras et il se déplace bien dans sa poche, mais il n’a malheureusement pour l’instant aucune idée de comment lire une défense NFL. Il lança pour plus de 300 yards, utilisant bien ses cibles Kellen Winslow Jr et Antonio Bryant mais craqua complètement en red zone, lançant ignoble interception coûteuse après atroce interception coûteuse. Face à l’ineptitude offensive des Panthers, les Bucs restèrent néanmoins longtemps dans le match, et Freeman eut donc plusieurs fois l’opportunité d’être le héros. Il ne parvint malheureusement qu’à faire grimper son nombre d’interceptions, et sa lecture (ainsi que sa panique sur certains lancers) incite beaucoup moins à l’optimiste que ses premières sorties. Les défauts sont exposés en NFL, et pour Freeman, comme pour les autres rookies cette année, l’apprentissage est encore long.

UNDER REVIEW : Week 12

Posted by Baron Zbimg in Articles, Football Américain on décembre 7th, 2009 |  2 Comments »

vince-young

Aah Thanksgiving et ses superbes affiches! Malgré l’indigence des matchs proposés, je n’ai pas boudé le plaisir de regarder des matchs à une heure décente le Jeudi, un plaisir rare et non négligeable pour l’européen que je suis … Les 2 matchs phares de la semaine ont été sans aucun doute possible la démolition des Pats par une attaque des Saints inarrêtable, mais surtout l’excellent Titans-Cardinals, conclu par le drive victorieux de 99 yards de Vince Young. Mais il y eut aussi beaucoup d’autres matchs cette semaine, et nous rentrerons donc dans le détail d’autres rencontres.

- Et pourquoi ne pas commencer par ce merveilleux Cowboys - Raiders? Comme on pouvait s’y attendre, le match contre les Bengals était bien un accident et les noir et blancs ont retrouvé en un claquement de doigts leur horrible attaque. Bruce Gradkowski n’a jamais gardé une place de starter en NFL et il y a une raison. Il n’a aucune “pocket awareness”, se déplaçant dans sa poche au hasard, mais surtout un bras d’enfant de 3 ans. Gradkowski est cependant capable de limiter les erreurs et même d’être un honnête quarterback s’il est bien protégé car il est précis, ce qui fait donc de lui de toute façon un bien meilleur joueur que JaMarcus Russell.

- Seul problème ce n’est bien sûr pas avec la O-Line des Raiders que Gradkowski aura la moindre chance d’être bien protégé régulièrement. Enorme surprise, Mario Henderson vécut un calvaire contre DeMarcus Ware (incroyable non?). Un seul joueur de cette O-Line s’en est bien sorti : Cornell Green, qui enchaîne donc 2 bons matchs consécutifs. Pour le reste, ce fut atroce, notamment dans le run blocking où Samson Satele n’a par exemple pas du passer la ligne de scrimmage de toute la rencontre.

- On peut aussi se demander pourquoi Tom Cable-Davis a cessé de donner le ballon à Justin Fargas alors que celui-ci a multiplié les bonnes courses, trouvant des espaces là où il n’y en avait pas et runnant avec décision. Ce ne fut malheureusement le cas ni de Darren McFadden ni de Michael Bush qui reçurent l’essentiel des ballons après le premier quart-temps. Est-ce moi qui ne comprend rien au Foot US ou est-il vraiment stupide d’arrêter de donner le ballon à un joueur qui obtient 5 yards par porté derrière une horrible offensive Line? Les head Coachs de la NFL ne cessent de me surprendre. On y reviendra tout à l’heure avec les Jags.

- Défensivement un joueur a profité de ce match pour confirmer des qualités de pass rusher entrevues l’an dernier : Trevor Scott ne lâche jamais une action et possède quelques moves bien huilés à son arsenal. Il diagnostique bien les plays, est très discipliné dans le running game et a parfaitement assuré  son seul open field tackle de la soirée. Des efforts à poursuivre.

- Pour le reste, à l’exception de Richard Seymour et Gerard Warren ce fut une mauvaise soirée. Nnamdi Asomugha fait toujours peur aux quarterbacks qui continuent à peu le cibler mais son niveau de jeu est vraiment moyen cette année. Il fut battu par Miles Austin pour un gain de 49 yards et laisse dans l’ensemble se compléter bon nombre des rares passes envoyées dans sa direction.

- En attaque les Cowboys n’ont pas fait particulièrement forte impression mais Tony Romo est parvenu à trouver ses 2 cibles préférées Miles Austin et Jason Witten. Discret dans le passing game cette saison, Witten livra son meilleur match de l’année dans le domaine. Il reste par ailleurs avec Kevin Boss le meilleur blockeur de la ligue parmi les Tight Ends non spécialistes.

- Vilaine performance pour Kyle Kosier, heureusement sans importance. Très bon depuis le début de l’année, il fut en difficulté dans tous les domaines Jeudi et commit surtout 3 coûteuses pénalités.

- En défense en revanche tout le monde s’est régalé côté Cowboys. Anthony Spencer, déjà bon l’an dernier, s’affirme de plus en plus comme un outside linebacker d’élite. Il fut partout Jeudi, sackant Gradkowski 2 fois (5 pressions) et étant décisif dans le running game avec 4 stops. Un très très gros match. Son pendant à droite DeMarcus Ware ne réussit pas le moindre tackle mais son assaut dans le rush fut l’un des plus impressionnant de l’année. Avec 1 sack, 2 hits et 9 pressions, il fut dans le visage du QB des Raiders 12 fois sur 42 lancers.

- Jay Ratliff fut lui aussi excellent. Un peu moins tranchant que l’an dernier dans le rush, il multiplie les bons matchs en run defense et occupe 2 linemen à chaque snap, ouvrant le terrain à ses linebackers.

- La tradition permet aux Lions de jouer tous les ans en Prime Time le jour de Thanksgiving. Faibles depuis des années, la NFL ne peut cependant se résoudre à retirer à une ville atrocement touchée par la crise l’un de ses seuls bonheurs. Malheureusement, pour la 4e année consécutive, les Lions ont subi une défaite de plus de 20 points d’écart.

- On attendait un gros match d’Aaron Rodgers et celui-ci a fait tout ce qu’il fallait pour tirer partie de la faiblesse de la secondary adverse. Derrière une ligne qui le protège mieux depuis les retours de Chad Clifton et Mark Tauscher (même s’il eut du mal dans ce match), l’ancien de Cal a trouvé l’éternel Donald Driver pour de nombreux jeux longs. L’impact de Ryan Grant fut lui parfaitement limité par la D des Lions.

- Défensivement la pression est venue de partout et cela explique en partie la pauvreté du match de Matt Stafford. Cullen Jenkins, Nick Barnett et Clay Matthews furent tous les 3 très efficaces dans le rush, ne laissant que peu de temps au rookie pour prendre des décisions.

- Et quel match de Charles Woodson! L’ancien vainqueur du Heisman Trophy est époustouflant cette année et il a réalisé un match superbe en couverture sur Calvin Johnson, même si celui-ci était diminué. Il a intercepté Stafford 2 fois, retournant l’une de ses 2 interceptions pour un touchdown. Si l’on y ajoute un sack et un fumble forcé, la qualité de son match s’impose d’elle-même. Woodson a à mon vis remplacé Antoine Winfield, blessé, comme meilleur run defender de tous les corners de la NFL cette saison.

- Sous une pression constante et mal protégé, Stafford a livré une performance catastrophique devant son public, multipliant les mauvais lancers, se déplaçant mal dans sa poche, et encaissant donc des sacks. Stafford doit absolument progresser sous pression mais il n’est décidément pas aidé par sa ligne. Jeff Backus eut beaucoup de mal Jeudi, concédant 6 pressions, et tout l’ensemble de la ligne fut très à la peine, y compris Daniel Loper, à nouveau très médiocre. Les Lions ont aussi clairement besoin d’un Megatron à son meilleur niveau pour libérer de l’espace pour le reste de l’attaque. Johnson parfaitement muselé par Charles Woodson, la défense des Packers a pu blitzer à souhait et défendre le run à outrance. Le sort de ces 2 là (Stafford et Johnson) est lié pour un bon moment.

- Défensivement ce fut plutôt pas mal dans 2 domaines sur 3: le rush, sans être dominateur fut présent derrière l’excellente prestation de Cliff Avril. La run defense fut elle de grande qualité avec un excellent travail du front 4 et des linebackers : Grady Jackson, Andre Fluellen, Deandre Levy, Julian Peterson et Larry Foote furent tous très inspirés dans le domaine, tout comme Louis Delmas.

- Malheureusement les Lions furent catastrophiques dans le dernier secteur de jeu, la couverture. La secondary a énormément souffert, avec 2 nouvelles horribles prestations de William James et Marvin White, et drafter un corner en Mai prochain ressemble de plus en plus à une obligation.

- Tout avait atrocement commencé pour les Falcons contre les Bucs et c’est un véritable miracle qu’ils soient parvenus à emporter la décision. Matt Ryan blessé après avoir complété seulement une seul passe, c’est Chris Redman qui a emmené Atlanta et décroché une victoire capitale. La ligne offensive des Falcons continue d’enchaîner les mauvais matchs et celui-ci fut particulièrement atroce pour Sam Baker et consorts. Baker et Harvey Dahl furent benchés durant le match mais leur remplaçant n’ont rien fait pour justifier la décision, Will Svitek et Brett Romberg ne faisant guère mieux que les titulaires.

- Si la tendance de Redman à s’accrocher au ballon a joué dans les sacks qu’il a encaissé, il est aussi resté sûr, scrutant le terrain et ne commettant surtout pas de turnover. Il a surtout réussi à driver son équipe vers la victoire dans le dernier quart-temps, et bien que le drive fut laborieux, ce touchdown en 4th & goal pour Roddy White a purement et simplement gardé son équipe en vie dans la course aux playoffs. Il a donc fait tout ce que l’on demande à un bon backup NFL.

- Michael Turner a lui semblé particulièrement handicapé par sa blessure, blessure qu’il a vraisemblablement agravée durant ce match. Un choix étrange de la part de Mike Smith qui pour l’avoir aligné risque de devoir se passer de son meilleur joueur dans les semaines qui viennent.

- Défensivement les Falcons ont fait ce qu’il fallait et ont enfin produit une belle performance, performance dont ils avaient cruellement besoin après la sortie de Ryan. Comme souvent cette année, le meilleur joueur de cette D fut Jonathan Babineaux qui fut une fois de plus très difficile à contrôler. Toujours aussi incisif sur les passing downs, il a aussi fourni une très belle prestation en run defense et il figure définitivement parmi l’élite de la NFL à son poste cette année. Jamaal Anderson réussit lui l’un de ses rares bons matchs mais il fut particulièrement impressionnant en run defense. C’est ce genre de performances qu’attendra le front office des Falcons pour la fin de saison.

- Curtis Lofton est lui une machine à tackles et ne cesse de confirmer son excellente saison rookie. Seule la secondary reste très friable, comme le prouvent les 2 gros gains d’Antonio Bryant. Sur l’un d’eux c’est une nouvelle fois le slot cornerback Tye Hill qui fut affreusement battu.

- Josh Freeman a lui redonné à son équipe espoir et intensité dans le jeu. Bien qu’ayant encore de gros problèmes pour sécuriser le ballon, le talent de Freeman s’impose à l’écran. Sa capacité à ne pas paniquer, à gagner du temps grâce à ses qualités athlétiques et sa précision dans le jeu long oblige les équipes adverses à respecter à nouveau le passing game des Bucs. Cela devrait normalement ouvrir le terrain pour les running backs mais le niveau de la ligne offensive cette année est malheureusement à des lieues de celui de l’année dernière. Donald Penn et Jeremy Trueblood peinent en protection de passe et toute la ligne fut dévorée vivante dans le running game, laissant toute la pression sur les épaules de son jeune quarterback.

- Celui-ci peut compter sur un Kellen Winslow Jr à qui le rôle de mentor semble bien convenir. Il semble avoir développé une relation intéressante avec Freeman mais reste néanmoins catastrophique en run blocking. Antonio Bryant semble lui retrouver sa forme après avoir été handicapé par une blessure toute l’année. Une arme intéressante de plus pour le rookie.

- C’est en défense que les Bucs m’ont fait très forte impression et certains joueurs ont confirmé ce que je pense d’eux, à commencer par Stylez G. White. Le defensive end, qui pour une raison inconnue n’était pas starter en début d’année après une excellente dernière saison, a repris son assaut sur les quarterbacks adverses. Avec 3 sacks, 2 hits et une pression sur Chris Redman, White fut une force inarrêtable pour la O-Line d’Atlanta. C’est son 5e très bon match consécutif. Tim Crowder son remplaçant fut lui aussi très bon en sortie de banc.

- Après un début de saison difficile, 2 jeunes joueurs sont en train d’exploser depuis quelques matchs. Quincy Black et Geno Hayes furent époustouflants, et le trio qu’ils forment avec Barrett Ruud est extrêmement prometteur pour les années à venir. Black fut invraisemblablement à l’aise en couverture dimanche, montrant sa vitesse et défendant 2 passes sur Marty Booker et surtout Roddy White. Vivement la suite.

- Ronde Barber joue quant à lui peut-être sa dernière saison. Très moyen cette année, il fut à nouveau en difficulté dimanche et il semble que les années l’aient définitivement rattrapé. Aqib Talib ne fut pas non plus particulièrement inspiré.

- Il est grand temps d’aborder cet excellent Titans - Cards, dont la 2e mi-temps fut véritablement fantastique. Ce fut aussi en quelque sorte un remake du Rose Bowl 2006 (sur lequel j’avais écrit un bref article ici : http://www.under-review.fr/?p=118 ) en raison de l’absence de Kurt Warner, Matt Leinart et Vince Young se retrouvant plus de 3 ans après.

- Les Cards ont prouvé leur valeur en étant tout proches de remporter ce match malgré l’absence de leur quarterback partant. Evoluant derrière une ligne toujours aussi friable et  particulièrement mise en danger côté gauche (Gandy - Wells - Sendlein), Leinart est parvenu à produire du jeu et à éviter de commettre des turnovers. Tim Hightower manque lui de vitesse et de vision, mais il run avec décision et il fut dans ce match très à son avantage, avec notamment ce magnifique second effort pour son touchdown. Ben Patrick fut lui un véritable buffle dans le run blocking tout au long du match, et Ken Whisenhunt comprit bien vite qu’il aurait plus intérêt à appeler ses courses derrière son musculeux Tight End que derrière sa pauvre ligne offensive. Enfin, Anquan Boldin retrouve ses sensations au bon moment. Cette équipe a donc un gros point faible, mais elle ne sera pas un cadeau en playoffs.

- Défensivement les Cards furent plutôt bons mais ils ne parvinrent pas à arrêter Vince Young sur son dernier drive décisif. Darnell Dockett fut très présent sur chaque passing down, mais c’est bien le sophomore Calais Campbell qui s’est transformé cette année en un excellent joueur. Très grand, puissant, Campbell ne cesse de faire des plays et il est de plus en plus difficile à contrôler dans le rush: 1 sack, 7 pressions en tout, 2 passes contrées, il fut véritablement en feu Dimanche. Les 2 safeties  Adrian Wilson et surtout Antrel Rolle, régulièrement battu par Kenny Britt, ne furent eux pas à la fête. Mais c’est bien Gerald Hayes, battu plusieurs fois pour des first downs sur ce fameux dernier drive, qui fut le plus coupable.

- Autre joueur dont la progression entrevue en playoff l’an dernier ne cesse de s’étaler au grand jour : Dominique Rodgers-Cromartie. Parfait en couverture tout au long de la soirée, il provoqua un fumble qui aurait pu être décisif en déflagrant Kenny Britt de derrière à moins de 4 minutes de la fin du match. Il fit aussi une impressionnante démonstration de vitesse en rattrapant Chris Johnson sur la fin de son long TD de 85 yards.

- Enfin un mot sur le match incroyable de LaRod Stephens-Howling en special teams. Alors que les Titans semblaient avoir pris un avantage quasi décisif après le TD de Johnson, le rookie retourna l’engagement suivant pour un TD de 99 yards. Il réussit aussi 2 tackles en special teams, et arrêta les 2 dernier punts des Cards sur la ligne de 2 yards, puis de 1 yard des Titans. Enorme.

- Vous le savez tous à l’heure actuelle : le héros se nomme Vince Young. Il réussit un drive d’anthologie de 99 yards pour remporter la victoire, gérant superbement la montre, complétant 3 4th down, dont ce dernier 4th & 10 final pour Kenny Britt. Mais il fut d’un calme et d’une précision impressionnante durant 60 minutes, notamment dans le jeu long. Il ne força rien et termina sa soirée avec près 400 yards à la passe. Michael Roos, Eugene Amano et Kevin Mawae eurent pourtant toutes les peines du monde à contenir le rush d’Arizona ce qui en dit encore un peu plus sur la performance de Young.

- Chris Johnson continue son assaut vers le record de rushing yards sur une saison. La vitesse et l’explosivité de Johnson en font un cauchemar pour les coordinateurs défensifs adverses et libère le jeu pour Young. Johnson a profité de l’excellent run blocking de Jake Scott et David Stewart côté droit, avalant les yards et signant son 3e run de 85 yards ou plus cette saison. Un record.

- Kenny Britt est lui passé du dindon de la farce au héros en 3 minutes. Ses qualités sont évidentes et sa relation naissante avec Young annonce peut-être un avenir radieux. Son inexpérience fut toutefois évidente sur ce fumble qui aurait pu coûter le match à Tennessee, mais tout fut oublié avec ce catch spectaculaire dans l’en-but sur le dernier play du match, envoyant tout l’état du Tennessee dans l’hystérie collective.

- William Hayes, Kyle Vanden Bosch et surtout Tony Brown ont dominé la ligne de scrimmage et la D de Tennesse musela dans l’ensemble très bien l’attaque des Cards. Cortland Finnegan a lui parfaitement défendu sur Larry Fitzgerald et semble doucement retrouver son niveau.

- Quelques mots sur un Chiefs - Chargers qui m’intriguait après la victoire de KC sur les Steelers. Certains joueurs ont confirmé tout le bien que je pensais d’eux, à commencer par Jamaal Charles. On peut vraiment se demander pour quelle raison Todd Haley n’a pas fait confiance au sophomore, dont le talent est évident, plus tôt cette année. Autre confirmation : l’apport de Chris Chambers est indéniable et il est véritablement transformé depuis son arrivée dans le Missouri. Matt Cassel fut en revanche abominable, enchaînant mauvais choix et horribles turnovers et s’accrochant au ballon comme un damné. Cassel n’a jamais réellement progressé dans ce domaine et il continuera à prendre des tonnes de sacks tant que ceci n’est pas réglé. Ryan O’Callaghan fait lui un assaut intéressant pour intégrer ma All-Worse Team NFL avec une nouvelle sortie indigne en protection comme en run blocking.

- Défensivement ce fut plutôt pas mal contrairement à ce que l’on pourrait croire avec ces 43 points encaissés. Obligés de défendre des short fields en raison des turnovers offensifs, la D des Chiefs a souvent réussi à limiter l’impact des Chargers à des Field Goals. Si Tyson Jackson fut une nouvelle fois un fantôme, Glenn Dorsey confirme sa très bonne forme du moment et Ron Edwards réussit sûrement son meilleur match de l’année. Brandon Flowers fut lui solide en couverture et impressionnant en run defense. Il y a clairement du mieux de ce côté du terrain.

- Les Chargers n’eurent pas à forcer leur talent grâce aux cadeaux adverses. Un immense Antonio Gates et un Philip Rivers toujours aussi impressionnant suffirent à tuer le match très tôt. La O-Line des Chargers reste néanmoins assez médiocre, et ne parvient toujours pas à ouvrir le moindre espace pour un LT qui semble définitivement sur la pente descendante. Cette faiblesse pourrait venir les handicaper à l’heure des playoffs.

- La D retrouve elle des couleurs grâce à ses linebackers Shaun Philips, Brandon Siler et Kevin Burnett. Jacques Cesaire et Alfonso Boone furent aussi à leur avantage mais cette équipe reste assez surévaluée à mon humble avis, car ses faiblesses sont nombreuses. Je n’imagine pas les Chargers aller jusqu’au Super Bowl.

- Un mot rapide sur la victoire des Niners contre les Jags. Jack Del Rio a perdu l’esprit. Ce n’est pas la première fois cette année que lui et Dirk Koetter parviennent à élaborer un gameplan dans lequel leur meilleur joueur ne touche quasiment pas le ballon. Maurice Jones-Drew toucha le ballon 5 fois seulement en première mi-temps, et quand Del Rio se décida enfin à donner le ballon à la machine à touchdown le match était déjà perdu.

- David Garrard a lui abandonné 2 fumbles de plus et gâche ainsi un nouveau match solide à la passe. Il ne fut pas aidé par un Eugene Monroe en immense difficulté face à Justin Smith et Parys Haralson. Eben Britton subit aussi en protection mais il a montré qu’il pourrait être un bon run blocker dans ce match.

- En défense Justin Durant et Daryl Smith continuent d’être solides, Derrick Harvey fut lui très bon en run defense. Mais c’est bien Tyron Brackenridge qui pour son second start au poste de corner a fait très forte impression en couverture de Josh Morgan et Michael Crabtree.

- Alex Smith fournit une performance solide pour les Niners, trouvant notamment un bon Delanie Walker. Vernon Davis passa à côté de son match mais réussit les plays qu’il fallait dans le passing game.

- En défense Manny Lawson, Patrick Willis mais surtout Justin Smith furent inarrêtables et torturèrent la pauvre O-Line des Jags, sackant David Garrard 6 fois. Les Niners ont néanmoins perdu tout espoir de playoffs il y a quelques semaines et jouent désormais pour construire.

- Dans le choc de l’AFC North entre les Steelers et les Ravens, on retiendra les débuts difficiles de Dennis Dixon. Ramon Foster le remplaçant de Chris Kemoeatu connut lui l’enfer et parut complètement dépassé. Willie Colon fut de très loin le meilleur Steeler dans ce match, toujours très solide en protection et ouvrant des booulevards dans le running game.

- En défense seuls LaMarr Woodley et Lawrence Timmons furent à leur niveau et les champions en titre vont désormais devoir se ressaisir très vite s’ils ne veulent pas rater le train pour Janvier. Un joueur a particulièrement régressé cette année : Ike Taylor. Il n’est que l’ombre de lui-même, régulièrement battu par ses adversaires directs , commettant des pénalités, la saison de Taylor est un long parcours du combattant.

- La O-Line des Ravens domina outrageusement la ligne de scrimmage et Jared Gaither et Marshal Yanda livrèrent tous les 2 une performance énorme en run blocking. Ce fut un peu plus délicat en protection de passe et Joe Flacco eut une fois plus du mal. Comme Matt Ryan, il semble énormément souffrir depuis de nombreuses semaines après un début encourageant. Le fameux “sophomore slump” n’est apparemment pas un mythe. Il peut néanmoins encore se ressaisir et envoyer son équipe en playoffs.

- Ray Rice fut lui une fois de plus époustouflant et il semble que personne ne soit capable de défendre contre le petit running back cette année. Sur ses courses ou dans le passing game, l’ancien de Rutgers a fourni un nombre incalculable de plays décisifs à l’attaque des Ravens cette année et il fut celui qui amena les Ravens en position d’égaliser et de gagner en OT.

- Paul Kruger et son interception y sont aussi pour beaucoup. Il ne joua pas beaucoup de snaps mais fut bon à chaque fois qu’il fut sur le terrain. Le meilleur joueur de cette équipe reste l’éternel Ray Lewis qui réussit encore un match énorme dans le running game. Le rookie Lardarius Webb confirme lui tout le bien que je pense de lui.

- Concluons maintenant avec le match de la semaine et cette désintégration des Patriots par l’attaque des Saints emmenée par un Drew Brees en feu. Et commençons par les Pats : Tom Brady livra un match très moyen et lança notamment une très laide interception qui fut clairement le tournant du match puisque dès lors les Saints marquèrent TD sur TD. La protection fut loin d’être parfaite et Matt Light fut notamment en difficulté pour son retour. L’éclosion de Vollmer et les bonnes performances de Mark LeVoir vont rendre intéressante l’intersaison des Pats et il n’est pas impensable que les Pats cherchent à trader le franchise Left Tackle. Auquel cas il faudrait payer un prix élevé, ce genre de joueurs n’étant quasiment jamais disponible. Une chose est sûre, Bellichick ne brade jamais ses joueurs.

- Derrière les très bons matchs de Logan Mankins et Steve Neal, Lawrence Maroney a livré une très bonne prestation, malheureusement encore gâchée par un fumble, qui fut heureusement pour lui sans conséquence puisque Sedrick Ellis fumbla à son tour.

- Randy Moss et surtout Wes Welker passèrent eux complètement à côté et ce sont donc Kevin Faulk et Sam Aiken qui prirent le relais pour produire quelque plays dans le passing game. Aiken est une vraie bonne surprise cette saison.

- Mais c’est bien évidemment en défense que les Pats sombrèrent corps et biens. Comme souvent depuis le début de l’année ils furent incapables d’apporter de la pression sur le quarterback adverse, et quand celui-ci s’appelle Drew Brees, le résultat est catastrophique. Jonathan Wilhite, Darius Butler et les 2 safeties Brandon McGowan et Brandon Merryweather vécurent l’enfer, manquant des assignements et encaissant jeu long sur jeu long. L’incapacité totale des Pats à même ralentir l’attaque adverse fut douloureuse à regarder par moment, Bellichick ayant lui-même été quelque peu humilié par le play-calling parfait de Sean Payton. Ces Pats semblent trop friables défensivement et manquent globalement de talent de ce côté du terrain pour être de véritables candidats au titre cette année. Mais une fois de plus, à partir de Janvier, tout est possible.

- On l’a dit et redit, mais la performance offensive des Saints Lundi fut absolument ébouriffante. Brees utilisa tous ses receveurs et les errances adverses pour signer un match incroyable récompensé par un QB rating parfait. Les receveurs des Saints se relayèrent pour enchaîner les gros plays, mais c’est bien Robert Meachem qui m’a tapé dans l’oeil depuis quelques matchs. L’ancien first round pick catche désormais des ballons dans toutes les positions, run tous les tracés du playbook et est une magnifique cible en red zone. Ses responsabilités devraient continuer d’augmenter. Le running game ne fut pas en reste, accumulant lui aussi des yards grâce à l’excellent Pierre Thomas, dont la réception pour le premier TD du match fut une véritable merveille. Jon Stinchcomb et Jermon Bushrod protégèrent parfaitement Brees et Carl Nicks fut une fois de plus très impressionnant. Bref, à ce niveau là, cette attaque est tout simplement inarrêtable.

- La secondary est décimée par les blessures et c’est donc une arrière-garde inédite qui a réussi un match magnifique Lundi. Mike McKenzie, signé dans la semaine, réussit 2 gros plays en interceptant Brady en début de match, avant de défendre un 4th down capital sur Randy Moss. Le rookie Malcolm Jenkins fut lui aussi particulièrement à son avantage, tous comme Pierson Prioleau et Roman Harper les 2 safeties. Cela reste néanmoins loin d’être parfait, et les Saints auront besoin de récupérer certains de leurs joueurs défensifs décisifs pour les playoffs.

- Pour conclure, quelques mots sur certains joueurs ayant réussi de très belles performances dans les autres matchs de la semaine : Jordan Babineaux fut parfait à son poste de free safety lors du déplacement à Saint Louis. Très bon en couverture, défendant un nombre impressionnant de running plays pour son poste, il est aussi parvenu à sacker Kyle Boller et le toucher une autre fois grâce à une excellent timing dans le rush. David Harris connait lui des difficultés pour se débarrasser des bloqueurs depuis le début de l’année, étant souvent dépassé dans le running game. Il fut très à son avantage contre les Panthers, réussissant notamment un excellent match dans le rush où le timing de ses blitzs fut parfait. Enfin, Trent Cole continue lui de performer à un niveau stratosphérique cette année. Il est incontrôlable sur les passing downs et continue d’être le meilleur run defender de la NFL à son poste depuis le début de saison.

LE JOUEUR DE LA SEMAINE

Un choix cornélien cette semaine avec les énormes performances de Vince Young, Drew Brees mais aussi Brett Favre. Favre a continué son incroyable saison en abusant la défense des Bears tandis que Brees livrait une partition parfaite contre des Pats toujours considérés comme une équipe d’élite, mais à mon avis surévalués si l’on regarde leur nombreux problèmes défensifs. Le choix de la semaine sera donc Vince Young, qui grâce à cet improbable drive de 99 yards (uniquement des passes), laisse les Titans en course pour les playoffs. Tennessee devra néanmoins remporter ses 5 derniers matchs pour avoir une chance, leur bilan en AFC leur garantissant une élimination certaine aux tie-breakers. Mais avec un Young retrouvé à leur tête, rien n’est impossible.

LE CAUCHEMAR DE LA SEMAINE


Comme toutes les semaines, il y eut bon nombre de performances indignes cette semaine, mais aucun joueur n’a sombré plus bas que tous les autres. Le combat va donc se jouer entre les 2 joueurs les plus talentueux de la liste, j’ai nommé Adrian Peterson et Osi Uomenyiora. AP fut particulièrement en difficulté contre la faible de D des Browns, ne gagnant que 3,5 yards par porté, droppant une passe, concédant une pénalité, mais surtout fumblant 2 fois, prouvant que son gros problème de l’an dernier est toujours bien présent. Mais il parvint aussi à scorer un touchdown, et les Vikes remportèrent surtout une victoire facile. C’est donc Osi qui remporte la palme cette semaine. Uomenyiora fut particulèrement invisible et les Broncos comprirent bien vite qu’ils auraient à chaque fois des boulevards en runnant de son côté. Il fut annihilé par Ryan Clady, et ne parvint même pas à faire valoir son “point fort”, le rush. Il toucha Orton une fois dans ce match, pour son seul play significatif du match, hors “missed tackles”. Le contraste avec Justin Tuck est saisissant et il ne serait pas étonnant de voir Tom Coughlin bencher l’ancien All-Pro dans un futur proche.

UNDER REVIEW : Week 11

Posted by Baron Zbimg in Articles, Football Américain on décembre 1st, 2009 |  4 Comments »

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Encore une semaine riche en informations, en surprises et malheureusement, comme d’habitude en NFL, en blessures. Cette onzième semaine fut un véritable cataclysme pour l’AFC North. Si les défaites des Browns et Ravens pouvaient être attendues, celles des Bengals et des Steelers étaient parfaitement imprévisibles (quoique pour les Bengals …). Rentrons tout de suite dans le détail des matchs :

- Malgré la victoire des Bengals à Pittsburgh la semaine dernière, LA surprise de cette semaine reste la défaite des Steelers à Kansas City. Ayant encaissé un touchdown sur un retour de kick de Jamaal Charles dès le premier play du match, ils ont semblé reprendre tranquillement la main en première mi-temps. Mais certaines faillites individuelles sont insurmontables. Contre un front 7 plutôt inoffensif, la O-Line de Pittsburgh a sombré corps et biens. Seul le toujours excellent Willie Colon a livré un match digne de son niveau. Justin Hartwig et Trai Essex ont été abusés, abandonnant sacks, pressions et n’ouvrant aucune ligne de course. A ce titre, Rashard Mendenhall n’a pas à rougir de son match.

- Défensivement ce sont William Gay et DeShea Townsend qui ont abandonné de gros gains en couverture. Brett Keisel et Nick Eason ont été aussi particulièrement inoffensifs. Dommage car la pression sur Matt Cassel fut présente du début à la fin, grâce à un nouveau très bon match de LaMarr Woodley et James Harrison. A noter aussi la performance de Casey Hampton, qui a bien occupé l’espace dans le running game, et qui est même parvenu à arracher un sack.

- Malgré une O-Line une fois de plus très en difficulté avec notamment un faible Rudy Niswanger et une nouvelle performance très médiocre de Ryan O’Callaghan le Right Tackle, Matt Cassel est parvenu à produire offensivement en seconde mi-temps, avec un nouveau bon match de Chris Chambers, dont le gros gain en prolongation a plié le match.  Mais la bonne nouvelle, c’est surtout que Todd Haley donne enfin le ballon à son meilleur playmaker, j’ai nommé Jamaal Charles. Celui-ci aurait dû toucher beaucoup plus de ballons dès le début de la saison, tant son talent est un upgrade évident par rapport au désormais Bengal Larry Johnson. Celui-ci parti, Charles devrait désormais recevoir l’essentiel de la charge, et ses qualités de playmakers devraient rendre l’attaque des Chiefs enfin plus dangereuse pour cette fin de saison.

- Si tout n’a pas été parfait défensivement pour les Chiefs, ce match reste de loin la référence de cette saison. Glenn Dorsey et Ron Edwards ont été enfin efficace en run defense, et Dorsey m’a particulièrement impressionné, avec enfin une belle capacité à se sortir des blocks et donc à être un facteur dans de nombreux plays. Cela demandera confirmation mais il y a un vrai mieux sur ses 3 dernières sorties. L’autre bonne surprise, c’est le match d’ Andy Studebaker. Déjà intéressant la semaine dernière, il a montré de belles choses dans le running game, mais surtout en couverture où il n’a jamais été pris en défaut. Derrick Johnson et Wallace Gilberry ont eux montré leurs qualités de rusher et c’est donc une belle performance d’ensemble pour cette D qui en avait bien besoin.

- Je croyais les Panthers capable de battre Miami et ainsi se relancer complètement dans la course aux Wild Cards. C’était sous-estimer la défense des Dolphins, mais aussi l’étrangeté du play-calling de John Fox, qui a jugé bon d’appeler un nombre incalculable de passes face au pass rush de Miami, alors même que DeAngelo Williams gagnait gros gain après gros gain. Résultat : un Jake Delhomme qui sombre à nouveau. Horriblement protégé à l’extérieur par ses 2 tackles Travelle Wharton, qui remplace Jordan Gross, et Jeff Otah qui semble avoir légèrement régressé depuis l’an dernier, et à l’intérieur par un Keydrick Vincent à la rue en protection de passe, Delhomme fut très imprécis et lança une coûteuse interception, sans jamais parvenir à créer grand chose offensivement. Un conseil à John Fox pour les prochains matchs : Run de Williams derrière Ryan Khalil (encore une fois excellent) sur les 2 premiers downs, et conversion vers Steve Smith en 3rd & short. Je sais c’est pas très élaboré, mais ça marcherait sans doute mieux qu’appeler 43 jeux de passe avec Delhomme aux commandes.

- En défense ce fut une démonstration de tackling médiocre pour les Panthers. Seuls Tyler Brayton et Richard Marshall ont assuré leur match. Pour le reste, ce fut médiocre au mieux. Chris Gamble fut abominable en couverture, Julius Peppers, une fois de plus sur le banc, fut invisible et n’appliqua pas la moindre pression sur Chad Henne, et pour ne rien gâcher les 3 linebackers Na’il Diggs, Jon Beason et surtout Landon Johnson furent très passifs dans le running game. Pour résumer, nul doute que ça a du gueuler dans les vestiaires.

- Les Dolphins, sans Ronnie Brown, furent tout sauf brillants offensivement mais ils ont eu la bonne idée de suivre leur gameplan, et celui-ci a parfaitement fonctionné. Ricky Williams fut très bon, laissant à Chad Henne le soin de convertir de courts third downs, tâche dont celui-ci s’est parfaitement acquitté, trouvant la plupart du temps les excellentes mains de Davone Bess. Donald Thomas le Right Guard est horriblement passé à côté de son match néanmoins, et ce problème de régularité n’est pas nouveau. Jake Long fut lui absolument parfait.

- Côté D des Dolphins, un joueur est en feu : Cameron Wake. Après avoir torturé Jeremy Trueblood la semaine passée, il a archi dominé Jeff Otah cette semaine. En 10 snaps seulement (!, nul doute qu’il aura plus de temps de jeu dans les semaines qui viennent, même s’il est exclusivement un rushing specialist), il a accumulé 1 sack, 1 hit et 3 pressions, renouvelant sont taux hallucinant de 50% de la semaine passée. Des stats surréalistes.

- Joey Porter a lui merveilleusement réagi à son passage sur le banc et il a sorti une grande performance cette semaine. Mangeant Wharton dans le rush, il a aussi trouvé le moyen de signer 6 tackles, pour 6 stops. Impressionnant. Yeremiah Bell, Sean Smith, Nathan Jones et Tyrone Culver furent tous les 4 très bons en couverture, ne laissant que très peu d’ouverture à Delhomme. Seul Vontae Davis a souffert, mais il avait affaire à un grand Steve Smith. A noter enfin qu’Akin Ayodele est sans aucun doute le point faible de cette équipe et que l’on peut s’attendre à voir les Dolphins drafter un linebacker au premier tour.

- Une étrangeté pas si rare en NFL : 2 équipes atroces s’affrontent dans un match d’anthologie. Ce Lions-Browns avait tous les ingrédients pour accoucher d’un match atroce, il n’en a rien été (visuellement du moins), grâce à l’ineptitude défensive des 2 équipes. Avant de rentrer dans le détail, un mot sur le call qui a permis à Detroit de l’emporter. Je n’avais personnellement jamais assisté à un flag pour pass interference sur un Hail Mary désespéré alors que la montre indique 0 secondes, et rien ne justifie à mon avis une telle sanction. Il y a bien contact sur Calvin Johnson dans l’en-but, mais rien qui diffère des centaines de Hail Mary semblables où rien n’a jamais été sifflé. Offrir 55 yards et un play gratuit sur la goal-line à une équipe est une sanction absolument disproportionnée, et je n’ose imaginer un tell call dans un match à enjeu.

- Honneur aux vainqueurs : Matthew Stafford fut loin de livrer un match parfait mais même s’il commit plusieurs erreurs coûteuses, il a étalé les qualités qui ont fait de lui le n°1 de la dèrnière draft, à commencer par son leadership et son assurance dans la poche. Il a aussi fait preuve de courage en revenant sur le terrain juste après sa blessure pour lancer le touchdown décisif. Son footwork reste très approximatif et c’est à mon avis son plus gros défaut, mais ceci n’est pas insurmontable. Ne perdons pas de vue que Stafford est encore un rookie, et pour vous donner un apercu plus concret de ce que vit et endure un jeune quarterback en NFL, voici un super reportage de NFL Films (comme d’habitude):

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- Tant qu’il évoluera derrière une telle O-Line, Stafford alternera les bons et les (nombreux) mauvais jours, mais il donne à tous les fans des Lions un espoir légitime pour le futur. Parlons justement de cette O-Line. Jeff Backus essuie une pluie de critique car il est le Left Tackle, qu’il a abandonné 6 sacks cette année et que tout le monde juge (à raison) les Lions coupables de ne pas avoir drafté un Tackle au premier tour. Celui-ci fait néanmoins du bon travail depuis le début de l’année face aux meilleurs pass rushers de la NFL et il n’a cessé de progresser depuis le début de saison. L’autre bonne surprise était jusqu’ici Stephen Peterman, qui a évolué à un niveau de Pro Bowler cette année. Malheureusement, Peterman était blessé et c’est donc Daniel Loper qui a occupé le poste de Right Guard pour un résultat catastrophique. Celui-ci fut particulièrement atroce en protection de passe, tout comme l’horrible Left Guard Manuel Ramirez, dont les performances cette année vont du mauvais à l’horrible. Detroit a de toute façon besoin de profondeur et ne pourra faire l’impasse sur la O-Line à la prochaine draft.

- Calvin Johnson est lui impressionnant. S’il parvient à réduire ses drops, il sera indéfendable avec un bon quarterback aux commandes, comme Randy Moss aujourd’hui.

- En défense en revanche inutile de dire que ce fut particulièrement pénible à regarder, des 2 côtés. La secondary des Lions est parvenue à faire passer Brady Quinn pour Peyton Manning, ce qui est un véritable exploit. Aucun des joueurs ne réussit son match en couverture, la palme revenant à William James, Marvin White, mais surtout le linebacker DeAndre Levy, qui pour parfaire sa feuille de matchs a aussi manqué 3 tackles. Pour Larry Foote, excellent hier et ancien Steeler, le choc doit être colossal.

- Bien protégé, Brady Quinn a lui signé sa meilleure performance en carrière, ce qui n’était pas bien difficile. Trouvant Mohammed Massaquoi et Chansi Stuckey sur de longues bombes contre des safetys à la rue, il a du à certains moments se revoir quelques années plus tôt à Notre Dame. Malheureusement, Brady, la NFL ne pardonne pas et il faudra affronter une toute autre opposition contre les Bengals la semaine prochaine … Cette défaite a quoiqu’il en soit dû être terrible à avaler pour le first round pick qui avait fait tout ce qu’il fallait pour repartir du Michigan avec une victoire en poche.

- Malheureusement la défense des Browns, à mon avis légèrement meilleure que tout le monde ne le pense, est parvenue à encaisser 38 points, malgré un énorme match de David Bowens, qui après un triste début de saison enchaîne les excellentes performances. Eric Wright fut particulièrement en difficulté en couverture, Kamerion Wimbley n’eut lui aucun impact et ressemble de plus en plus à un bust. Kaluka Maiava n’a rien d’un starter en NFL. Bref, encore énormément de travail pour le “futur” remplaçant d’Eric Mangini.

- Autre excellent match cette semaine : la victoire des Giants contre Atlanta fut l’occasion pour 2 quarterbacks en chute libre de retrouver un peu de leur superbe. La victoire était impérative pour Eli et il a livré une magnifique partition, trouvant notamment un excellent Mario Manningham sur plusieurs jeux longs et étalant une précision sur ces jeux longs disparue depuis quelques matchs. Il fut par ailleurs toujours aussi efficace en third down et redonne donc un peu d’epsoir à des fans des Giants au bord de la crise de nerf. Kevin Boss et  Hakeem Nicks furent aussi très intéressants dans le passing game.

- La O-Line des G-Men livra un match très moyen dans l’ensemble, mais le “maillon faible” est clairement David Diehl le Left Tackle. New York  a drafté William Beatty l’an dernier et celui-ci a vu le terrain quelques fois cette année. Difficile néanmoins de tirer des conclusions sur un temps de jeu aussi faible, d’autant que Beatty semble être plus adapté pour évoluer à droite en NFL. Quoiqu’il en soit  le dilemme est simple : Soit le front office a aimé ce qu’il a vu, soit les Giants drafteront à nouveau un Tackle dans l’un des 2 premiers tours l’an prochain.

- Enfin un grand match de Corey Webster! Après avoir évolué à un niveau stratosphérique l’an dernier et touché un gros chèque à l’intersaison, le shutdown corner a été beaucoup plus discret depuis le début de l’année. Il a dans ce match montré ses incroyables qualités de couverture, ne concédant que 2 catchs pour seulement 10 yards sur les 10 fois où il fut ciblé. Son travail sur Roddy White fut grandiose.

- Justin Tuck et Osi Umenyiora furent tous les 2 de vraies forces dans le rush et l’on pourrait donc penser que tout a plutôt bien fonctionné pour New York. Malheureusement les Giants ne savent plus défendre le run, puisque seuls Chase Blackburn et Michael Boley firent du bon travail dans le domaine. Mais New York a surtout commencé à plier lorsque Matt Ryan et Mike Smith comprirent que Bruce Johnson ne parvenait à couvrir personne dans le slot. Ils ciblèrent alors celui-ci autant que possible, Michael Jenkins se retrouvant avec le ballon dans les mains 4 fois sur 5.

- Matt Ryan avait lui besoin de retrouver ses sensations, et même si ce fut long à venir, ce match à New York est de bien meilleure facture que ses dernières sorties. Très mal protégé par une O-Line qui ne l’aide guère, Ryan est parvenu à ramener son équipe dans le 4e quart-temps, avant de voir s’effondrer ses espoirs en overtime. Sam Baker et Tyson Clabo ont tous les deux souffert de chaque côté de la ligne, et on voit mal comment cette équipe pourrait trouver les ressources pour aller chercher sa place en playoffs avec une O-Line à ce niveau.

- Et avec une défense à ce niveau. La D des Falcons ressemble trop souvent à un gruyère et ne parvient pas à livrer une seule véritable bonne prestation d’ensemble. Curtis Lofton, Jonathan Babineaux et Chauncey Davis furent bons dans ce match, mais la secondary fut comme souvent mise à mal par le quarterback adverse, en l’occurence Eli. Brent Grimes et Erik Coleman furent les plus coupables cette semaine. Thomas Demitroff va devoir drafter intelligemment et renforcer son équipe dans ce domaine dans les années à venir.

- Les matchs accrochés se suivent pour les Colts mais Indy parvient toujours à trouver le chemin de la victoire. Cette semaine malgré un Peyton Manning plutôt moyen et intercepté 2 fois, la défense est parvenue à empêcher les Ravens de marquer le moindre touchdown, et le Field Goal manqué par Billy Cundiff fit donc toute la différence dans ce match.

- Manning fut pourtant beaucoup mieux protégé que d’habitude puisqu’il ne fut même pas touché dans ce match. Charlie Johnson réussit son meilleur match de la saison dans le domaine. C’est dans le run blocking que cette ligne est restée très limitée, à l’exception d’un très bon Kyle DeVan, qui après 2 matchs difficiles s’est très bien repris. Pierre Garcon a montré une fois de plus son explosivité mais c’est une fois de plus Reggie Wayne qui fut le meilleur receveur des Colts. Toujours présent aux moments importants, il capte tout ce qui vient dans sa direction et réussit une très grande saison.

- En défense ni Robert Mathis ni Dwight Freeney n’étaient titulaire pour ce match. Ils livrèrent tous les 2 leur match le plus discret de la saison et furent bien contrôlés par la O-Line des Ravens. Tim Jennings et surtout Jacob Lacey furent eux à la peine en couverture, et c’est donc grâce notamment à l’énorme match de Gary Brackett comme middle linebacker qu’Indy s’en est sorti. Celui-ci fut monstrueux contre le run, diagnostiquant et s’impliquant dans tous les plays et enregistrant 7 stops défensifs dans ce match. Il fut aussi très bon en couverture et intercepta Joe Flacco pour faire bonne mesure. A noter aussi les bons matchs de Daniel Muir à l’intérieur de la ligne et du très régulier Clint Session.

- Les Ravens pourront longtemps regretter leur inefficacité en red zone. Très bien protégé, Joe Flacco est parvenu à avaler des yards mais n’a jamais trouvé la solution pour marquer un touchdown.  Cette O-Line peine aussi depuis quelques semaines dans le run blocking, limitant l’impact de l’excellent Ray Rice et accentuant la pression sur le quarterback sophomore. Derrick Mason fut lui indéfendable une bonne partie du match et il a pris le meilleur des 3 différents corners alignés contre lui. Ses routes sont un modèle du genre et continuent de lui permettre de se démarquer à 35 ans. Les Ravens vont néanmoins devoir drafter des receveurs à la prochaine inter-saison, Mason ayant été atrocement seul dans le passing game durant ce match.

- Défensivement la stratégie de Greg Mattison de ne blitzer que rarement Manning et de varier les couvertures a plutôt bien marché et aurait pu permettre la victoire avec une meilleure exécution. Malheureusement les 3 corners Domonique Foxworth (sur Reggie Wayne), Fabian Washington (sur Garcon) et Lardarius Webb (dans le slot) ont tous peiné en couverture, détruisant les efforts de leur coordinateur et de leur safety futur hall of famer Ed Reed. Tavares Gooden fut aussi très discret et coupable en run defense. Jarret Johnson fut lui une fois de plus excellent, imité dans une moindre mesure par Ray Lewis et Jameel McClain. A noter que Washington est out pour la saison en raison d’une rupture des ligaments croisés du genou.

- Nous terminerons les évaluations de la semaine avec la renaissance des Titans. Cette équipe a réellement touché le fond en début de saison mais elle a trouvé en Vince Young un guide capable de lui faire espérer à nouveau l’impensable : les playoffs. Depuis qu’il est le titulaire de cette équipe, Young a mené son équipe à 4 victoires consécutives. Contre Houston il ne fut pas grandiose et ses choix restent hésitants dans le passing game, mais il est parvenu à compléter les passes qu’il fallait au bon moment en évitant les turnovers. Surtout, la présence de l’athlète Young dans la poche ouvre le terrain à Chris Johnson qui profite de l’attention portée à l’ancien Longhorn. On a même vu à quelques reprises Young jouer en “option”, schéma dans lequel il évoluait au Texas, qui lui permet de choisir entre une passe ou un décalage vers son running back. Tout cela rend l’attaque des Titans beaucoup plus imprévisible et donc beaucoup plus difficile à défendre.

- A noter que le joueur du match n’est pour moi ni Young ni Johnson mais bel et bien David Stewart le Right Tackle. Après un début de saison difficile, celui-ci est le seul joueur de sa ligne offensive à évoluer au même niveau que l’an dernier. Dans ce match, il fut le seul Titan à dominer dans le running game. Heureusement pour Johnson, Mike Heimerdinger eut la bonne idée d’appeler les courses derrière les boulevards ouverts par celui-ci. Heimerdinger a vraiment réussi un chef d’oeuvre pour remobiliser et rendre à nouveau cette équipe performante ces dernières semaines.

- Défensivement ce fut également très solide dans l’ensemble. Tony Brown fut une nouvelle fois très bon, éffondrant la poche et harcelant Matt Shaub de l’intérieur et, plus rare, il fut aussi très efficace en run defense. Kyle Vanden Bosch semble aussi retrouver son niveau de jeu et cela fait un joueur dangereux de plus à surveiller pour les quarterbacks adverses. Keith Bulluck reste un des linebackers les plus complets de NFL et cette défense n’est donc pas dépourvue de talents, même si Nick Harper et Cortland Finnegan sont très décevants cette année. Néanmoins le seul joueur qui semble ne pas parvenir à se sortir de sa spirale infernale est Michael Griffin. On pourrait prendre mes critiques pour de l’acharnement, mais je n’ai tout simplement pas vu Griffin effectuer le moindre match correct cette saison. Celui-ci est à des années lumière de son niveau de jeu de l’an dernier et on peut légitimement s’interroger sur ce que décideront les Titans à l’intersaison.

- Côté Texans, nul doute que Matt Shaub est d’une précision diabolique et tout à fait capable de décortiquer une défense mais il a un défaut majeur qui risque de nuire à sa carrière à long terme : son niveau de jeu baisse énormément lorsqu’il est sous pression. Son pourcentage de passes complétées est très faible lorsque le rush adverse est efficace et il commet surtout beaucoup d’erreurs et de turnovers dans ces conditions. Il fut cependant assez inspiré tout au long du match et avait fait le nécéssaire pour offrir à son équipe une prolongation, une nouvelle fois gâchée par Kris Brown. Kasey Studdard a lui vécu un match à l’image du chemin de croix qu’est sa saison. Dévoré par Tony Brown, il est le plus gros point faible de cette ligne offensive.

- En défense, Antonio Smith reste toujours aussi décevant. Souvent invisible et absolument en dehors du coup en run defense, l’ancien Cardinal est très loin du niveau de jeu qu’espérait le front office texan cette saison. Zach Diles fut lui aussi torturé par Chris Johnson malgré ses 8 tackles. C’est une fois de plus l’excellent rookie Brian Cushing qui fit forte impression sur ce match, multipliant les stops défensifs dans le running game et montrant une fois de plus de belles qualités de couverture. DeMeco Ryans poursuit lui aussi sa belle saison.

- Avant de passer au joueur et au cauchemar de la semaine, un point sur les innombrables blessures intervenues en NFL cette semaine, qui rappelle si besoin était la violence de la ligue et l’incroyable épreuve que représente une saison NFL pour les joueurs : Ben Roethlisberger (Steelers QB, commotion cérébrale), Kurt Warner (Cardinals QB, commotion cérébrale), Matthew Stafford (Lions QB, luxation de la clavicule), Fabian Washington (Ravens corner, ligaments croisés, out pour l’année), Marc Bulger (Rams QB, fracture de la jambe, out pour l’année), Jason Ferguson (Dolphins nose tackle, déchirure du quadriceps, out pour l’année), Al Harris (Packers corner, blessure au genou, out pour l’année), Aaron Kampman (Packers outside linebacker, blessure au genou, out pour l’année), Ladell Betts (Redskins running back, double déchirure des ligaments du genou, out pour l’année), Chad Rinehart (Redskins Guard, jambe cassée, out pour l’année), Eddie Williams (Redskins fullback, jambe cassée, out pour l’année), Eric Wood (Bills Guard, 3 fracture de la jambe, out pour l’année, ou plus), Chris Kemoeatu (Steelers Guard, blessure au genou). Une liste blindée d’excellents joueurs pour une semaine banale en NFL… Inquiétant.

LE JOUEUR DE LA SEMAINE

J’ai cette semaine hésité entre 3 joueurs : Gary Brackett a véritablement réussi un match stellaire et fut la raison n°1 de la victoire des Colts à Baltimore, Leigh Bodden et ses 3 interceptions couplées à un excellent match en couverture mérite lui aussi d’être au moins nommé dans ce paragraphe, mais un joueur fut tellement époustouflant dans l’un des match que je n’ai pas couvert cette semaine qu’il ne peut pas ne pas obtenir cette distinction, j’ai nommé Wes Welker (A noter que je regarde quand même les matchs que je ne “détaille” pas). Absent lors du premier rendez-vous contre les Jets, Welker a capté 15 des 16 ballons lancés dans sa direction pour 192 yards, auxquels il ajouta 11 yards à la course. Il battit tous les défenseurs alignés contre lui durant la rencontre, y compris Darrelle Revis pour un gain de 43 yards. Il a représenté à lui tout seul près de 2/3 du passing game des Pats dans ce match. Ai-je vraiment besoin de continuer?

LE CAUCHEMAR DE LA SEMAINE

Quelques candidats cette semaine mais un vainqueur logique : Mark Sanchez fut purement et simplement abominable et a littéralement tué son équipe Dimanche. Il termine la rencontre à 8/21 pour 136 yards, 1 touchdown, 4 interceptions et 1 fumble. Ce qui inquiète encore plus que ces statistiques c’est bien la nature de ces interceptions. Sur les 4, 3 sont particulièrement abominables, résultat de lancers manqués pour des receveurs ouverts ou d’atroces prises de décision. Plus les matchs passent, plus Sanchez ressemble à un joueur ayant démarré en tout et pour tout 13 matchs universitaires et drafté comme junior cette année. 2 choix s’offrent maintenant à Rex Ryan: Poursuivre le développement de Sanchez sur le banc et donc confier les clés de la maison à Kellen Clemens, qui a malheureusement déjà prouvé qu’il n’est pas un starter en NFL. 2e solution, revoir entièrement son play-calling dans les semaines qui viennent pour limiter les nombreuses erreurs du rookie et lui rendre confiance, avec pour conséquence probable un running game moins efficace. La saison est quoiqu’il arrive déjà finie pour les Jets, tout ceci n’a donc pas une importance capitale ….

UNDER REVIEW : Week 10

Posted by Baron Zbimg in Articles, Football Américain on novembre 22nd, 2009 |  1 Comment »

mathis

Plus les semaines passent, plus mes chers Bengals me rendent heureux. Cette semaine, une victoire à Pittsburgh et une très grosse performance défensive ont fait la décision. Mais le match de la semaine c’est bien sûr ce fameux Colts-Patriots à Indy qui a tenu toutes ses promesses : rentrons dans le détail de cette dixième semaine:

- Avant de parler des joueurs, je me dois de commencer par le sujet de la semaine : le call de Bill Bellichick en 4th & 2 sur ses propres 30 yards. Le public et la presse américaine sont absolument ignorants, je le pensais depuis longtemps et j’en ai maintenant la preuve avec la pluie de critique qui s’est abattue sur le coach des Patriots pour avoir pris la décision de jouer la 4e tentative au lieu de punter. Les journalistes et le public ont le droit d’avoir un avis différent, le problème c’est que nul ne s’est senti obligé de justifier ses papiers. En 4e et 2, tout le monde punte donc Bellichick a craqué.

- Mon avis maintenant: Bellichick est justement un grand coach parce qu’il n’accorde aucune importance aux “on-dit”, habitudes et autres vérités gravées dans le marbre.
On peut regarder le call de BB de différents points de vue, on arrive à chaque fois à la même conclusion : c’est un bon call!

- Essayons de percevoir ça du point de vue de Peyton Manning, Jim Caldwell et des 80000 fans des Colts. Si on leur posait la question:
Préférez-vous être sur que Peyton récupére le ballon avec 2 minutes à jouer et un drive de 75 yards pour la victoire? Ou que Peyton récupère le ballon aux 30 yards à la condition que votre D arrête Brady en 4&2?
Je suis prêt à parier que 95% des fans prendrait la première solution, mais également que Manning et Caldwell choisissent la première solution.
BB a préféré mettre le match dans les mains de son meilleur joueur que dans celles du meilleur joueur adverse.

- la différence réelle entre un turnover on downs et un punt à ce moment est d’environ 40 yards. Imaginons que les Pats aient punté et joué en prevent pour défendre l’en-but,y-a-t-il le moindre doute que l’attaque des Colts se serait trouvé sur ces même 30 yards quelques 2,3 ou 4 plays plus tard?
C’est la logique conservatrice et la “tradition” de la NFL qui est biaisée, et ce n’est pas parce que tout les coachs du monde auraient punté que cela en fait la bonne décision à prendre. Bellichick se fout de ce que font les autres et a pris la décision qu’il pensait être la meilleure pour la victoire de son équipe. Si Matt Cassel ou JaMarcus Russell avaient été en face, nul doute que Bellichick aurait punté dans la même situation.

- Pour le reste, la gestion des temps morts a en revanche été atroce et la D des Pats AURAIT DU LAISSER SCORER ADDAI, ainsi sauver une minute à Brady pour driver 50 yards et kicker un field goal. Le game management a été terrible, mais le call était excellent, et les “experts” devraient apprendre à raisonner avec logique, faire fonctionner leur cerveau au lieu de répéter encore et toujours “ce que tout le monde fait” et dit.

- Sur le drive précédent, la pass interference signalée contre Darius Butler est pour moi une énorme blague. Lui et Austin Collie jouent tous les 2 le ballon et c’est Collie qui recule vers Butler.

- Venons-en maintenant au match : inutile de dire que les performances offensives ont été meilleures que les performances défensives, des 2 côtés. Néanmoins c’est bien un joueur défensif qui est selon moi le MVP de ce match. Qui? Réponse quelques lignes plus bas …

- Pendant 3 quart-temps, les Patriots ont outrageusement dominé des Colts peu inspirés offensivement en raison de nombreux drops, de la part de Pierre Garcon notamment. Sans obtenir un grand nombre de sacks, la défense des Pats est parvenue à apporter une bonne pression sur Peyton Manning, notamment grâce à un excellent Derrick Burgess, qui même s’il n’a pas réussi le moindre tackle a apporté une pression constante sur Manning (1 hit, 6 pressions), et un bon match de Mike Wright et Myron Pryor à l’intérieur.

- C’est au 4e quart-temps que la défense de New England a craqué, abandonnant de gros gains en même temps que le coaching staff décidait d’abandonner le blitz. Une décision étrange qui s’est avérée catastrophique. Brandon McGowan et Darius Butler ont énormément souffert en couverture dès lors, et les Colts sont devenus d’un seul coup inarrêtable.

- Derrière une O-Line perméable durant 3 quart-temps, avec de grosses difficultés pour Kyle DeVan (qui ne gardera pas la place de starter longtemps avec ce niveau de jeu) et Ryan Diem notamment,  Manning a donc pu profter d’une protection suffisante pour disséquer la secondary au 4e quart-temps, trouvant l’exceptionnel Reggie Wayne à 13 secondes de la fin pour remporter le match.

- Offensivement, le matchup dont je me régalais d’avance était la confrontation Sebastian Vollmer - Dwight Freeney. Vollmer a entièrement contrôlé Freeney dans le running game, mais il a eu fort à faire en protection, abandonnant 1 hit et 3 pressions malgré une aide fréquente. S’il a été clairement battu dans le domaine, il signe l’une des meilleures performance d’un Left Tackle face à Freeney cette saison (seul Joe Staley a fait mieux à mon avis) et s’affirme clairement comme une incroyable trouvaille au second tour. Freeney était néanmoins dominateur en fin de match, poussant les Pats à caller des plays rapides, 2 ou 3 step drops, qui ont pesé lourd au moment de convertir en 3rd et 4th & 2. Mais le vrai cauchemar fut côté droit pour Nick Kaczur. Très bon cette année, il a sombré face à un Robert Mathis en feu, et c’est de son côté qu’est venu à chaque fois le danger.

- Un élément passé inaperçu a eu une très grande importance dans ce match : la sortie de Steve Neal juste avant l’amorce du dernier quart-temps. Comme d’habitude, Neal avait livré jusqu’alors un match très solide en run blocking, son remplaçant Dan Connolly a d’emblée souffert dans le domaine et cela a du avoir une importance capitale pour Bellichick. Celui-ci a perdu confiance dans son running game, et c’est ainsi qu’il appela 2 jeux de passe pour convertir ce dernier first down. Avec Neal sur le terrain, Lawrence Maroney aurait sans aucun doute obtenu 2 yards sur ces 2 plays.

- En parlant de Maroney, nul doute que Bellichick a du regretter l’absence de Fred Taylor après le fumble de Maroney en goal-line qui est le vrai tournant du match.

- Un mot sur le match énorme de Mathis. Lui aussi a du affronter des double-teams, des bumps des running backs ou des receveurs, mais il était tout simplement inarrêtable dimanche : 2 sacks, 3 hits, 2 pressions, 1 fumble forcé, et 4 tackles en support de run. L’homme du match, sans aucun doute.

- Quand il le décide, Randy Moss est indéfendable.

- A noter enfin que Melvin Bullitt a sauvé son match avec cet excellent tackle sur Kevin Faulk. Il avait abandonné plus de 100 yards auparavant à Randy Moss et Benjamin Watson.

- Passons maintenant à l’autre grosse perf de la semaine, la victoire des Bengals qui sweepent les Pittsburgh Steelers. L’effort fut pourtant médiocre en attaque, et toute l’attaque de Cincinnati fut complètement dominée par la défense de Pittsburgh. Toute la O-Line fut archi-dominée à la ligne de scrimmage, en protection comme en run blocking, notamment Nate Livings, Kyle Cook et Dennis Roland. Carson Palmer n’ a lui jamais trouvé le rythme et fut chanceux de ne pas être intercepté. Benson sorti, c’est Bernard Scott qui a fait un travail honnête derrière une ligne incapable d’ouvrir des espaces. C’est bien évidemment son retour de 96 yards pour un touchdown qui changea complètement la physionomie du match et Scott devrait voir sa charge augmenter dans les semaine qui viennent.

- Et pourtant, aussi dominés qu’ils furent en attaque, les Bengals sont parvenus à remporter ce match grâce à une incroyable défense en red zone,  un excellent tackling et surtout un merveilleux coaching de Mike Zimmer. Mixant les couvertures, les blitzs et le personnel sur le terrain, Zimmer a réalisé un coup de maître et a complètement empêché Big Ben de trouver son rythme. L’excellente couverture a par ailleurs empêché Roethlisberger de créer en dehors de la poche. Chris Crocker et le rookie Morgan Trent, le plus souvent en couverture d’Hines Ward, ont particulièrement brillé dans ce match.

- Mais l’homme du match côté Bengals est sans aucun doute Brandon Johnson. Remplaçant Keith Rivers, Johnson a livré un énorme match, tant dans le rush qu’en run defense et il fut près du ballon toute la soirée. Il est sur une excellente dynamique après 2 bons matchs contre les Ravens et les Bears. Domata Peko a sans aucun doute livré son meilleur match de la saison.

- Comme je l’ai dit plus haut, la D des Steelers n’a rien à se reprocher, au contraire, puisqu’elle réussit l’un de ses meilleurs matchs cette saison. La D-Line notamment, où Casey Hampton, Brett Keisel et Nick Eason ont défendu efficacement le run et mis de la pression sur Carson Palmer. Ziggy Hood fut lui aussi solide dans la rotation. Auncun joueur n’a grand chose à se reprocher. Ne l’oublions pas, la défense de Pittsburgh a encaissé autant de points que celle des Bengals : 12

- Big Ben a énomément souffert face à l’excellente couverture des Bengals, et, constamment harcelé, il lui est même arrivé de manquer des receveurs ouverts, mais il s’est une fois de plus souvent trop accroché au ballon. Contrairement à d’habitude; ça n’a débouché que sur des sacks. A noter le nouveau bon match de Willie Colon et le match catastrophique de Trai Essex le Right Guard.

- Il n’est pas impensable de penser après 10 semaines qu’une équipe à 8-8 pourrait bien décrocher une wild card en NFC cette année et à ce titre la victoire de Carolina contre Atlanta cette semaine est absolument capitale. Les Panthers sont à nouveau dangereux derrière une O-Line et un running game retrouvé (malgré la blessure de Jordan Gross qui a jusqu’à présent under-performé cette année). La protection ne fut pas parfaite mais le run blocking fut magnifique : Ryan Kalil, membre de ma All-Pro team à mi-saison, a une fois de plus livré un match énorme dans le domaine, et il a avec Keydrick Vincent ouvert de larges portions de terrain. Jeff Otah fut lui plus en difficulté dans ce match.

- Jake Delhomme fait désormais le minimum et cela lui réussit maintenant plutôt bien puisqu’il enchaîne les matchs sans turnovers. On est loin d’un Delhomme qui serait une vraie force pour son équipe, mais il ne la plombe plus, et c’est déjà un net progrès. A noter aussi la belle performance de Muhsin Muhammad.

- Défensivement ce fut en revanche très laborieux pour les Panthers. Notons pour commencer que pour la premère fois depuis plus de 3 ans Julius Peppers n’était pas starter pour ce match, une façon de rappeler à l’ordre un joueur qui underperforme complètement cette année. Celui-ci a répondu par un match solide au rush mais une invisibilité totale dans le running game. Seul Tyler Brayton et Chris Gamble (si l’on exclue ses pénalités) ont réussi leur match. Ce fut dans l’ensemble très faible en run defense avec de nombreux tackles manqués par Chris Harris, Charles Johnson et Jon Beason. Harris et Landon Johnson ont failli dans tous les domaines de jeu mais, heureusement pour les Panthers, ils ont pu compter sur une nouvelle très vilaine performance de Matt Ryan.

- La catastrophe est arrivée pour les Falcons avec la blessure de leur meilleur joueur Michael Turner, qui était parti pour annihiler la défense des Panthers. Le poids des matchs va désormais entièrement reposer sur Matt Ryan et ce n’est guère rassurant, tant celui-ci est en difficulté cette année. Semaine après semaine j’attends une réaction de Ryan, mais celle-ci ne vient pas et ce fut au contraire une sortie atroce pour l’ancien de Boston College. A peine plus de 50% de passes complétées, une fois de plus de mauvaises décisions et surtout 2 vilaines interceptions qui coûtent très cher à son équipe. Il a avec 12 interceptions dépassé en 9 match son total de l’an dernier.

- La O-Line a fait un bloulot décent mais c’est surtout un excellent match de Tony Gonzalez qui fut gâché par Ryan. Toujours aussi adroit dans le passing game, Gonzalez a aussi dominé dans le running game ce dimanche.

- Malgré tout cela le point faible des Falcons reste sans aucun doute la défense. C’est surtout le niveau de jeu des linebackers qui inquiète et même Curtis Lofton fut à la peine dimanche. Mike Peterson enchaîne les mauvaises performances après un début de saison encourageant et dans la secondary le match de Tye Hill fut récompensé par un benchage en règle dans le second quart-temps. Toute cette équipe va dans la mauvaise direction, le déplacement à New York cette semaine sera néanmoins capital pour les Wild Cards et Ryan doit arriver à profiter de la faiblesse de la secondary des G-Men et tirer son équipe vers le haut. Ce sera difficile contre une équipe des Giants que j’attends très concentrée après sa bye week.

- Un très bon jour pour la O-Line des Jets face à la faible D-Line des Jags. Damien Woody retrouve tranquillement sa grande forme de l’an dernier et même Alan Faneca a joué un match solide, ce qui ne lui était pas arrivé depuis un long moment. Dustin Keller fut lui absolument atroce en run blocking mais fit un travail honnête dans le passing game.

- Mark Sanchez joue lui comme un rookie, talentueux certes, et dont le leadership est incontestable, mais ses prises de décision sont lentes et hésitantes. Tout cela est néanmoins très normal, même si j’aimerais voir de plus solides productions de sa part avant la fin de l’année.

- Jerricho Cotchery est pour moi le meilleur joueur offensif des Jets cette année. Utile après le catch, il capte plus de 65% de passes lancées dans sa direction, un excellent score. Il n’a surtout pas droppé le moindre ballon depuis le début de saison.

- Défensivement, malgré un match correct les New Yorkais ont cédé devant le talent du Hercule de poche Maurice Jones-Drew. Bart Scott, Mike DeVito et Marques Douglas ont tous réussi leur match et leur run defense a été efficace avec un bon contrôle des gaps. Cela n’a pas suffi contre Jones Drew.

- Jim Leonhard est lui passé à travers avec 2 vilains tackles manqués qui coûtent chers. Les Jets ont aussi réussi à mettre une bonne pression sur Garrard, ce qui n’est pas difficile face à la O-Line des Jags, mais aucun joueur ne s’est particulièrement illustré.

- Côté Jags un joueur est en très net progrès : Eugene Monroe. L’humiliation subie face à Dwight Freeney semble oubliée et Monroe a réussi un match très solide en protection et en run blocking. Vince Manuwai a aussi fait un boulot correct, au contraire d’Eben Britton qui continue de souffrir atrocement cette année. Garrard n’a pas fait son meilleur match, encaissant un sack évitable et manquant un peu de précision sur certains tracés intermédiaires, mais il a fait les plays qu’il fallait au bon moment, et les Jags sont donc toujours dans la course aux playoffs, même si cela semble très hypothétique.

- Défensivement la force de cette équipe reste sans contestation possible les linebackers. Justin Durant, Clint Ingram et l’excellent Daryl Smith ont tous rendu une bonne copie. Smith évolue à un très très haut niveau cette année et c’est de loin sa meilleure en carrière. Reggie Nelson et Derek Cox ont eux souffert en couverture.

- Si l’on pouvait s’attendre au grand match de Steven Jackson contre la faible run defense des Saints, il était très inattendu de voir NO en danger jusqu’à la dernière seconde. Comment l’équipe de Louisianne en est-elle arrivée là? La plus grosse faillite individuelle est sans aucun doute celle du Left Tackle Jermon Bushrod, qui a été incapable de protéger Drew Brees durant une heure, et tout aussi incapable d’ouvrir le chemin pour ses running backs. Drew Brees a lui sans doute manqué de concentration et livré un match très moyen, avec quelques lancers manquant énormément de sécurité. Il a néanmoins réussit un drive parfait au moment où les Saints en avaient besoin et c’est donc ce que l’on retiendra de ce match.

- De l’autre côté du terrain les faiblesses sont nombreuses et s’affichent au grand jour à mesure que les blessures s’accumulent. A l’absence de Jabari Greer et Darren Sharper s’est ajoutée celle de Tracy Porter. Voilà comment une grosse force devient une grosse faiblesse, et NO aura cruellement besoin de récupérer ses starters au moment décisif. Leigh Torrence, rentré à la place de Tracy Porter, et surtout Randall Gay ont été en énorme difficulté, régulièrement battus par Donnie Avery et Brandon Gibson. A noter quand même les bons matchs, complets, de Roman Harper et Will Smith.

- Je l’ai déjà dit plus tôt dans la saison, tout n’est pas catastrophique pour les Rams, et la défense de Saint Louis n’est pas aussi atroce que tout le monde le dit. Chris Long peine à jouer comme un n°2 de draft mais il a pour la première fois depuis longtemps archidominé son adversaire direct Jermon Bushrod. Il fut en revanche invisible dans le running game, mais on ne peut pas tout avoir. James Hall continue lui sa bonne saison même s’il fut inexistant dans le rush. 5 stops défensifs dans le running game pour le veteran. A noter aussi les bonnes prestations répétées de C.J. Ah You en run defence, le tout en sortie de banc, et il est vraiment intéressant à l’intérieur de la ligne.

- C’est la secondary qui tue cette équipe match après match. Cette semaine James Butler, Quincy Butler et Justin King ont systématiquement concédé des jeux longs et ont gâché le meilleur match de l’équipe des Rams cette année.

- En attaque Steven Jackson avait décidé de prendre toute son équipe sur son dos, runnant avec intensité, brisant la faible défense de run adverse. Même protégé par un Alex Barron sévèrement en difficulté contre Will Smith, Marc Bulger a livré un match correct avant un horrible dernier drive et une gestion catastrophique de la 2 minutes offense. A noter enfin la très bonne impression que m’a laissé Brandon Gibson.

- Un point sur Matthew Stafford : Après une sortie catastrophique la semaine dernière, j’attendais une réaction. Si les Lions sont essentiellement restés dans le match grâce aux erreurs des Vikes, Stafford a fourni une performance plus soliode et plus encourageante. Derrière une O-Line dévorée vivante par le front 7 de Minnesota, à l’exception de Jeff Backus qui a fait un travail honnête, Stafford a pris des sacks mais n’a jamais oublié de scruter le terrain et est parvenu à limiter les erreurs. Il devra être plus précis, mais surtout beaucoup mieux protégé à l’avenir.

- En défense, une fois n’est pas coutume ce sont les 2 corners des Lions William James et Philip Buchanon qui firnet la meilleure impression, réalisant un bon boulot en couverture. Ce ne fut malheureusement le cas ni des safetys, ni de Kevin Hobbs dans le slot, ni des linebackers, et malgré la bonne présence de Grady Jackson à l’intérieur, le résultat de ce match n’a jamais vraiment été en doute.

- Derrière une O-Line qui continue d’être moyenne et qui sera sans doute le handicap majeur de ces Vikes en playoffs, Brett Favre s’est une fois de plus amusé comme un fou avec ses 2 jouets Percy Harvin et surtout Sidney Rice qui s’affirme comme un vrai receveur n°1, et qui devrait être une magnifique arme dans les années à venir. Avec Peterson dans le backfield, les Vikes ont de quoi faire peur offensivement.

- Défensivement, ce fut une performance somptueuse pour les Vikings, même si Pat Williams et Jared Allen furent eux très discrets. Chad Greenway, E.J. Henderson, Kevin Williams et Jimmy Kennedy furent tous excellents mais ils ne furent pas les meilleurs hommes du match.

- Cet honneur revient à Ray Edwards. Celui-ci a à mon avis réussi la performance la plus impressionnante et dominatrice de l’année dans le rushing game. Edwards était tout simplement en feu, et a accumulé 3 sacks, 4 hits plus 5 pressions sur le pauvre rookie, malgré les double teams et les bumps. Il est pour moi le meilleur joueur de ce front 4 depuis le début de l’année, bien que celui dont on parle le moins. Au passage, Allen est pour moi relativement loin du Defensive Player of the Year.

- Un autre joueur relativement inconnu et complètement en feu cette semaine : Cameron Wake. L’ancien meilleur joueur de CFL a accumulé 1 sack et 9 pressions (!) en une trentaine de snaps (!). Son compère Charlie Anderson fut lui aussi très convaincant, et le moins que l’on puisse dire est que les remplaçants ont bien profité de la mise sur le banc de Joey Porter, qui va devoir se battre pour récupérer son poste.

- Le dernier match que je vais couvrir cette semaine fut sans doute le plus laid: Cowboys - Packers. Il fut néanmoins très intéréssant et l’occasion de voir une défense des Packers qui progresse. Charles Woodson fut comme à son habitude très brillant, très bon en couverture, agressif dans le running game et présent dans les moments importants. Nick Barnett continue lui sa très bonne saison mais le meilleur packer cette semaine fut le rookie d’USC Clay Matthews. Bien que complètement absent dans le running game, il fut très bon en couverture, mais surtout il a montré de magnifiques qualités de rusher que les Packers tenteront sans nul doute d’exploiter à l’avenir.

- Côté Cowboys, DeMarcus Ware fut une fois de plus brillant (2 sacks, 6 pressions), tout come Bradie James et Anthony Spencer. Terrence Newman fut aussi très bon en couverture.

- Offensivement je ne m’attarderai pas car ce fut catastrophique des 2 côtés, avec un nombre incalculable de pénalités, d’assignements manqués et quelques turnovers. La palme de la médiocrité revient néanmoins à Flozell Adams, qui abandonna 2 sacks et 8 pressions et dont on peut raisonnablement penser que c’est sa dernière année de carrière.

LE JOUEUR DE LA SEMAINE

Un choix très difficile cette semaine : Ray Edwards a comme je l’ai dit plus haut réussi un match invraisemblable, tout comme Cameron Wake et son taux de réussite surréaliste de 50% (1 pression tous les 2 rushs). Mais comme d’habitude je vais privilégier l’importance du match. A ce titre, la performance de Robert Mathis dans le Sunday Night a été époustouflante, d’autant que Nick Kaczur avait été très bon jusqu’ici cette année. Très complet mais surtout excellent depuis le début de l’année, la saison de Mathis est quelque peu passée sous silence en raison de l’incroyable niveau de jeu de Freeney, mais Mathis, bien qu’ayant un tout petit peu moins d’impact dans le rushing est également capital dans le running game de son équipe. Avec  le ralentissement de Trent Cole, Freeney et Mathis sont les 2 meilleurs Defensive Ends de la NFL cette année. Ils sont aussi invaincus.

LE CAUCHEMAR DE LA SEMAINE

Les Cowboys sortaient de 4 victoires consécutives, les Packers d’une défaite contre Tampa, mais aucune équipe ne peut l’emporter avec un Left Tackle à la rue durant 60 minutes. Flozell Adams a réalisé quelques matchs solides cette année, mais son niveau de jeu ne cesse de décliner et il est impossible de penser que les Cowboys ne drafterons pas un Offensive Tackle au premier tour de la prochaine draft. Sans doute la dernière saison pour Motel.

UNDER-REVIEW : Week 9 - ALL-PRO et ALL-WORSE TEAMS à mi-saison

Posted by Baron Zbimg in Articles, Football Américain on novembre 16th, 2009 |  7 Comments »

jonathan-joseph

Nous voici à mi-parcours de la saison régulière et toutes les divisions commencent désormais à se dessiner. Les victoires des Bengals, Chargers et Cowboys sont sans doute les plus significatives de la semaine, mais il s’est encore passé plein d’autres choses en NFL. Rentrons tout de suite dans le détail:

- Et l’horrible homer que je suis ne peut s’empêcher d’attaquer par la victoire capitale des Bengals avec ce sweep des Baltimore Ravens. Avant d’aller à Pittsburgh ce week-end, Cinci a fait un gros pas en avant dans l’AFC North puisque Pittsburgh et Baltimore doivent s’affronter 2 fois dans les 8 prochaines semaines. La performance d’ensemble a été très bonne, ce match aura néanmoins été très coûteux en blessures avec les probables absences prolongées de l’excellent Left Guard Evan Mathis et du non moins brillant Keith Rivers. Chris Henry manquera lui toute la fin de saison et les Bengals ont donc dû aller puiser dans leur banc une nouvelle fois cette saison, ce qui m’inquiète quand même pour le long terme, c’est à dire les potentiels playoffs.

- Carson Palmer semble avoir vraiment laissé sa blessure de l’an dernier derrière lui désormais et il enchaîne les grandes performances avec une fois de plus un magnifique début de match qui mène à 2 TDs consécutifs, puis une excellente réussite en third downs pour conserver le ballon et faire tourner l’horloge. Au milieu de tout ça quelques passes de classe pour Ochocinco et Andre Caldwell. Du grand Palmer.

- Du grand Palmer magnifiquement protégé par l’incroyable Andrew Whitworth qui a livré une performance dominatrice dans ce match. Pas la moindre pression abandonnée et  il est en plus la raison principale sur les 3 longs runs de Benson. Il scelle les côtés comme personne et s’il évite les trop nombreuses pénalités encaissées en début de saison, il fait partie de l’élite de la NFL à son poste cette année. Pas mal pour un ancien guard.

- Défensivement ce match a donné lieu à la meilleure performance d’un corner de tous les matchs que j’ai vu cette année (soit un bon gros paquet): Jonathan Joseph a livré un match parfait en couverture, collant ses receveurs et défendant notamment 4 passes sur Derrick Mason. Avec une interception pour ne rien gâcher, un match énorme!

- Leon Hall a lui aussi été très bon et seul Nedu Ndukwe et un Robert Geathers boitillant ont été à la peine dans ce match.

- Défensivement les Ravens ont du affronter un Carson Palmer en feu et sans de vilaines interférences auraient signé une très belle performance d’ensemble. Le rookie Lardarius Webb a été particulièrement impressionnant en remplacement de Fabian Washington, après un touchdown en retour de kick la semaine dernière. Un vrai bon joueur, serré en couverture et magnifiquement agressif contre le run. Les éternels Ray Lewis et Kelly Gregg ont tous 2 été très bon, mais le MVP défensif côté Ravens est sans aucun doute Dwan Edwards, époustouflant contre le run: 7 tackles, 7 stops défensifs

- Joe Flacco a en revanche signé son pire match de la saison avec une performance indigne. Pas dans le rythme, il n’est rien parvenu à créer pendant 3 quart-temps, gêné par la couverture des Bengals, mais particulièrement peu inspiré. Jared Gaither a lui souffert et pris 2 pénalités pour holding qui ont coûté à son équipe. La pire performance de la O-Line ce week-end reste néanmoins celle de Chris Chester, qui abandonne 2 sacks et 2 pressions et se fait manger dans le running game. La meilleure? Celle de Matt Birk le center.

- Après 3 sorties plus que moyennes, j’attendais une réaction de Matt Ryan. Il n’en a rien été contre les Redskins, avec une nouvelle sortie à oublier pour le sophomore, qui semble décidément moins à l’aise que l’an dernier. Heureusement pour lui, il possède dans le backfield l’un des meilleurs running backs de NFL, et Michael Turner a montré toute l’étendue de son talent ce Dimanche, exposant sa vision, sa puissance et son explosivité au grand jour. Justin Blalock a en revanche connu l’enfer contre Albert Haynesworth et Brian Orakpo avec 2 sacks, 1 hit et 4 pressions concédées. Un très mauvais match.

- Défensivement 2 joueurs se sont régalés face à la O-Line inepte des Skins. John Abraham a sans aucun doute joué son meilleur match de la saison et avec 1 sack, 2 hits et 5 pressions, la domination a été totale dans le rush. Mais le joueur le plus impressionant de ce match reste Jonathan Babineaux. Avec 3 sacks et une pression il a énormément apporté dans le rush, mais si l’on y ajoute ses 8 tackles dans le running game, dont 6 pour des stops défensifs, sa performance prend toute son importance. Absolument énorme!

- Côté Redskins ce fut un calvaire pour Stephon Heyer, Casey Rabach et Mike Williams. Et donc fatalement pour Jason Campbell qui bien que manquant cruellement d’awareness dans sa poche aurait sans doute pu prétendre à une meilleure carrière ailleurs. Campbell est mobile et possède un bon bras, 2 qualités sur lesquelles les Skins n’ont jamais réussi à construire. Santana Moss et ses mains en savon de Marseille ont une fois de plus livré une performance terrible.

- Dans la liste des joueurs dont le niveau de jeu à drastiquement chuté depuis l’an dernier, Laron Landry figurerait en bonne position. Hors de position, une fois de plus pénalisé, Landry est très loin de son niveau de jeu de 2008. Contrairement à ce que l’on pourrait croire ce n’est pas vraiment le cas d’Albert Haynesworth, qui continue à dominer les guards et centers qu’il affronte tous les week-ends. Ce fut encore le cas cette semaine, avec néanmoins un énorme bémol : 4 pénalités (!) dans ce match, qui ont tout simplement enterré son équipe.

- Quelle défaite horrible pour les Texans, qui ont du émotionnellement tout mettre dans ce match. Kris Brown va sans doute passer une très mauvaise semaine. Malgré le calvaire vécu par Duane Brown contre Dwight Freeney, Matt Shaub avait fait l’essentiel pour donner à son équipe une chance de gagner, malgré aussi un nouveau fumble en goal-line, cette fois-ci de Ryan Moats.

- Pour s’accrocher et rester au contact dans ce match, les Texans ont pu compter sur une secondary en énorme progrès, et comme vous le savez, pas face à n’importe qui. Eugene Wilson et Bernard Pollard ont été particulièrement inspirés en couverture, ne laissant que très peu de possibilités deep à Peyton Manning. Jacques Reeves et Dunta Robinson n’ont pas démérité. Mario Williams, bien qu’effacé en run defense a fait passer une très mauvaise soirée à Charlie Johnson. Enfin, comme souvent depuis le début de l’année, Brian Cushing, de loin mon rookie défensif de l’année à ce point, a fourni une performance très solide, avec beaucoup de bons plays en run defense auxquels il a ajouté un sack, 1 hit et une pression, pour faire bonne mesure.

- En attaque côté Colts, comme je viens de le dire plus haut le Left Tackle Charlie Johnson a connu une nouvelle soirée très difficile. Il n’a pas été le seul puisque le Right Guard Kyle DeVan a horriblement souffert pour son premier start. Sans être grandiose, Manning a fait le nécéssaire derrière une ligne toujours aussi perméable et il est sans aucun doute le MVP offensif à la mi-saison.

- Je considère Gary Brackett comme un joueur affreusement sur-côté qui profite des 2 bons outside linebackers qui l’entoure (Tyjuan Hagler, Clint Session). Néanmoins je me dois de reconnaître qu’il a réussi un match superbe cette semaine, diagnostiquant bien les plays, couvrant parfaitement ses gaps et réalisant dans l’ensemble un très belle performance. Un seul joueur a été plus brillant que lui dans cette D des Colts, et c’est sans surprise Dwight Freeney qui n’a réellement aucun égal cette saison dans le rush (et je pèse mes mots, cela inclue Jared Allen, Elvis Dumervil etc …). Avec 2 sacks, 1 hit et 3 pressions, ainsi qu’une bonne discipline dans le running game, Freeney est tout simplement imblockable cette année. A la lutte avec Trent Cole et James Harrison pour le poste de MVP défensif à mi-saison.

- Un mot enfin sur un des joueurs les plus ineptes de la NFL, et qui continue à mon grand étonnement à voir du temps de jeu : Raheem Brock, troisième joueur de la rotation des ends à Indy, a depuis le début de saison 9 tackles, 1 sack et 4 pressions, le tout en une quarantaine de snaps par match. Les Colts DOIVENT essayer autre chose.

- Vince Young remporte son second match en 2 starts! Sa mobilité est un atout intéressant car il ouvre énormément les choses pour Chris Johnson, qui signe à nouveau une très bonne performance. Sans être brillant, il ne fait pas d’erreurs et prend quelques bonnes décisions. Jeff Fisher va sans doute attendre encore quelques matchs avant d’ouvrir un peu plus son playbook.

- Défensivement les Titans sont encore loin du compte. Michael Griffin continue de n’être que l’ombre de lui-même, connaissant des difficultés en couverture et étant souvent en retard dans le running game. Tony Brown signe un nouveau bon match avec beaucoup de pénétration mais c’est Williams Hayes qui signe son meilleur match de l’année. Avec 2 sacks plus 7 pressions, Hayes a été sur Alex Smith toute la soirée et son manque de plays dans le running game ne lui a donc pas fait trop défaut sur ce match.

- Je m’attendais à ce que Barry Sims vive l’enfer en remplacement de Joe Staley et s’il a  été moyen il a plutôt bien limité la casse en protection du blindside de son quarterback. Ce ne fut pas le cas d’Adam Snyder, qui continue d’enchaîner les prestations médiocres (2 sacks, 6 pressions concédées), et qui malheureusement pour les Niners occupera le poste jusqu’en fin de saison puisque Tony Pashos est out pour la saison.

- Frank Gore a lui livré un match superbe derrière les boulevards ouverts par son Tight End Delanie Walker, impressionnant sur ce match.

- Aubrayo Franklin a lui livré son meilleur match de l’année au poste de Nose Tackle. 4 stops défensifs malgré les double teams et une présence régulière dans le backfield des Titans sur bon nombre de running plays. Patrick Willis a également signé un nouveau match très solide.

- Au contraire de Dashon Goldson : le free safety a été en difficulté tout au long du match, notamment dans le running game ou ses mauvais angles de tackles ont coûté cher à son équipe.

- Le Monday Night offrait une fois de plus une belle affiche entre 2 bonnes défenses, celles des Broncos et des Steelers. Offensivement les limites de Kyle Orton commencent à être exposées côté Denver. Son manque de vélocité dans le bras et l’absence de danger de jeu long qui en résulte rend les choses beaucoup plus simples pour de bonnes D comme celle de Pittsburgh. Mal protégé par Ben Hamilton et Tyler Polumbus, Orton n’ a guère pu créer grand chose dès que son équipe entrait en zone dangereuse. L’expérience Russ Hochstein comme Tight End s’est aussi avérée déplorable pour le Guard, celui-ci ayant semblé plus à l’aise comme fullback ces dernières semaines. Un point positif pour l’attaque des Broncos: Josh McDaniels semble enfin décidé à utiliser Eddie Royal, pour moi son meilleur joueur offensif. En plus d’avoir de bonnes mains, sa capacité à créer après le catch en fait un cauchemar pour les défenses.

- En défense bon nombre de joueurs ont été en difficulté, notamment dans le running game. Renaldo Hill, Elvis Dumervil, Kenny Peterson et DJ Williams ont tous été transparents ou peu inspirés dans le domaine. C’est du banc que sont venues les meilleures performances côté Broncos, avec le bon travail de Marcus Thomas dans la D-Line, celle de Wesley Woodyard en Middle Linebacker quand la D switche en 4-3, et enfin une nouvelle bonne sortie de Robert Ayers, qui grignote du temps de jeu semaine après semaine, et qui a réussi une sortie solide au delà de son retour de fumble de 54 yards qui a permis aux Broncos de rester longtemps dans le match. Malheureusement pour lui, le titulaire au poste, Mario Haggan, continue sa bonne saison.

- A noter le match le plus difficile de l’année pour Champ Bailey en couverture de Santonio Holmes.

- Les Steelers ont eux pu compter sur une très grosse performance d’ensemble de leur défense, emmenée par un énorme LaMarr Woodley, ce qui est arrivé trop rarement cette saison. Troy Polamalu semble lui être revenu au top et ses qualités de couverture ont été superbes Lundi. Tyrone Carter n’a pas eu à rougir pour son premier start de l’année comme Free Safety, même si ses 2 interceptions ne signifient pas un match de meilleure qualité que son compère de la secondary.

- Difficile de critiquer la O-Line des Steelers cette année. Max Starks, Willie Colon et Chris Kemoatu signent une nouvelle bonne performance, donnant du temps à Roethlisberger pour lancer et ouvrant de larges brêches pour le fringuant Rashard Mendenhall, qui a pris la place de starter et ne le lachera plus même s’il doit progresser au block et être plus concentré dans le passing game. A noter le match affreux de Heath Miller, atroce en run blocking, peu utile dans le passing game, et qui concède 2 pressions sur le quarterback. Un match à oublier pour le Tight End.

- Les Patriots sont donc maintenant solidement en contrôle de l’AFC East, grâce à une victoire opportuniste obtenue grâce au talent de Randy Moss et à une O-Line qui protège parfaitement son quarterback et domine en run blocking. Logan Mankins en était le parfait exemple Dimanche, avec une grosse domination dans le running game. Un autre joueur ne cesse de m’impressionner : Sebastian Vollmer. Rentré en remplacement de Matt Light en 5e semaine, Vollmer n’a toujours pas concédé le moindre hit sur Tom Brady et il est dominateur dans le running game. On peut déjà considérer que les Patriots ont touché le gros lot au second tour. Il n’est pas impossible qu’il soit techniquement en difficulté contre des speed rushers, et, cela tombe bien, il sera opposé au meilleur d’entre eux à Indianapolis ce Week-end. Un énorme challenge pour le premier joueur formé en Europe à être drafté, qui reste néanmoins pour moi le rookie offensif le plus impressionnant à mi-saison.

- Steve Neal continue lui son incroyable saison au poste de Right Guard. A mi-saison, il devance Jahri Evans d’un quart de cheveu dans ma All-Pro Team.

- Autre preuve de l’incroyable profondeur le la O-Line des Pats. Dan Koppen sort sur blessure. Son remplacent Dan Connolly réussit 40 snaps parfaits.

- Ok la O-Line c’est bien, mais pas un mot sur Tom Brady? Celui-ci a sans aucun doute retrouvé du rythme, mais l’attaque des Pats est encore loin de son niveau d’il y a 2 ans et Brady lui-même est moins précis et prend surtout moins de risque (on sent d’ailleurs un peu de frustration qu’il ne montrait que rarement par le passé). Néanmoins, les Pats sont en position idéale pour remporter leur division et même une défaite à Indy cette semaine ne serait pas si grave. En effet à l’heure des playoffs, Brady aura encore plus de match dans les jambes, son mental d’acier, et si je devais choisir un quarterback pour jouer en Janvier, je choisirais Tom Brady.

- Bill Bellichick a pris cette semaine la décision étrange d’aligner Vince Wilfork comme end sur toutes les formations wildcat et si celui-ci n’était clairement pas à son poste, ce qui s’est resenti dans son niveau de jeu, l’ensemble a plutôt bien fonctionné, car Wilfork a ouvert le jeu pour ses linebackers Jerod Mayo et un Tully Banta-Cain déchaîné.

- La secondary doit elle plutôt ses bons chiffres à l’absence d’explosivité du passing game adverse qu’à son propre niveau de jeu. Elle a concédé les 5 pénalités encaissées par la D cette semaine. Quelques lacunes pourraient être exposées au grand jour par Peyton Manning et les Colts.

- Patrick Chung sera lui sans doute un joueur explosif dans le futur et il semble plus complet de match en match.

- Les Dolphins ont eux connu une sale journée en défense mais les rookies Sean Smith et surtout Vontae Davis, même s’ils ont passé un mauvais moment, semblent destinés à de grandes choses en NFL. Davis avait très fort à faire et il a abandonné 2 gros plays à Randy Moss, dont un coûteux touchdown de 70 yards, mais il a dans l’ensemble montré d’excellentes qualités de couverture contre l’élite de la ligue. Il est athlétique et possède d’excellentes mains et je confirme ce que j’ai dit il y a quelques semaines: Bill Parcells a pour moi réussi à assembler énormément de talent en peu de temps et il ne manque qu’un meilleur quarterback (ou un Henne plus expérimenté) et un receveur n°1 aux Dolphins pour être un candidat sérieux au titre. O-Line, D-Line et corners seront tous d’un excellent niveau dans les années qui viennent.

- Paul Soliai fut lui transparent et absolument dominé dans ce match par Logan Mankins et Dan Connolly. Pas la meilleure sortie de la D-Line dans son ensemble.

- Ronnie Brown passe pour un touchdown mais la wildcat a été dans l’ensemble bien contrôlée par la défense des Pats. Vernon Carey a livré son moins bon match de la saison et Ted Ginn Jr a à mon avis de trop mauvaises mains pour devenir un jour un vrai receveur n°1 en NFL.

- Le play-calling conservatif de Tom Coughlin et le magnifique dernier drive de Philip Rivers auront eu raison des Giants, dont les espoirs d’aller en playoffs s’amenuisent. Jamais une équipe ayant perdu 4 matchs consécutifs n’a remporté le Super Bowl, et ce n’est donc guère encourageant pour les G-Men.

- Kareem McKenzie a énormément souffert en protection de passe et nul doute qu’il se resent toujours de sa blessure. Eli a livré un meilleur match que ces dernières semaines, insuffisant toutefois pour emporter la décision et c’est toute l’attaque qui semble manquer de confiance …. et d’un vrai receveur n°1, en attendant l’arrivée à maturité d’Hakeem Nicks.

- Défensivement ce fut pourtant de loin la sortie la plus convaincante de ces dernières semaines. Toute la D-Line fut à son avantage et notamment Fred Robbins qui réussit enfin un bon match, notamment dans le rush. Bruce Johson a lui montré de belles qualités de couverture pour son deuxième match de la saison comme starter et même Michael Johnson a rendu une copie très propre. Comment NY a donc perdu? Michael Boley a été très en difficulté en couverture sur Antonio Gates, mais c’est surtout Corey Webster qui fut incapable de défendre sur un grand Vincent Jackson.

- L’information n°1 en défense pour les Chargers semble être le retour de Shawne Merriman. Celui-ci a montré à plusieurs reprises des signes de vie (d’explosivité) pour rusher le quarterback, et même s’il reste très discret dans le running game, c’est de bon augure pour la fin de saison.

- Brandon Siler confirme en sortie de banc ses bonnes prestations de l’an passé depuis le début de la saison et il n’a pas déçu pour son premier start: 8 tackles, dont 7 stops défensifs illustrent son bon match dans le running game, mais il fut aussi très intéréssant en couverture.

- L’absence de Jamal Williams risque en revanche de peser toute la saison sur les Chargers. Aucun des essais au poste de Nose Tackle ne s’avère concluant et le niveau de jeu médiocre de Jacques Cesaire et Luis Castillo depuis le début de saison rend cette D-Line extrêmement vulnérable, un défaut qu’il sera bien difficile de masquer en playoffs.

- Eric Weddle enchaîne discrètement les performances solides.

- Offensivement ce fut un horrible match pour la O-Line californienne et la défense des Giants s’est régalé, imposant à Rivers une pression constante. Elle fut toutefois insuffisante sur le drive où le match fut en jeu. Philip Rivers est vraiment très impressionnant, ce dernier drive étant une merveille. Rivers a maintenant prouvé à de nombreuses reprises qu’il est capable de gagner des matchs dans le dernier quart-temps et sa confiance et son leadership sont évidents. Il a tout pour gagner un jour un Super Bowl (sauf une équipe plus complète …)

- Les Eagles sont décidément une équipe atroce lorsqu’ils sont favoris à domicile et ils ont livré ce Lundi un match médiocre en attaque comme en défense. A l’exception de Jamaal Jackson et Leonard Weaver, c’est toute l’attaque de Philly qui a failli. Le play-calling une nouvelle fois inepte d’Andy Reid n’a pas aidé les choses. Reid est extrêmement surprenant et il continue de prouver match après match qu’il ne comprend ni le clock management, ni l’utilisation des temps morts et challenges, et encore moins la spécificité du jeu en Red Zone. Je ne suis personne pour critiquer l’un des Head Coach les plus expérimentés de NFL mais je suis intimement persuadé que c’est la dernière saison de Reid à Philly.  Reid sait assembler une équipe et reconnaître le talent mais c’est un play-caller limité depuis des années et Jeffrey Lurie doit avoir compris à l’heure actuelle qu’il ne gagnera pas de Super Bowl avec le ventripotent moustachu aux commandes.

- Défensivement seul Quentin Mikell a livré une performance de qualité et même Trent Cole fut très discret malgré son sack. Will Witherspoon est une bonne addition en run defense et son expérience et sa polyvalence pourraient être très utile en playoffs, même si ceux-ci sont loins d’être assurés.

- Sans être terribles, Brodrick Bunkley et Mike Patterson sont à mi-saison en recul par rapport à l’année dernière. Une différence visible pendant les matchs. Moins de plays dans le running game, moins de pression intérieure.

- Côté Cowboys ce fut malgré la victoire un match plutôt moyen dans l’ensemble, avec un Tony Romo en retrait par rapport à ses dernières prestations. Miles Austin découvrait lui les joies de la double couverture et fut sous l’éteignoir durant la quasi-totalité du match. Sur un play néanmoins, un beau double move, son explosivité et son nez pour l’en-but ont donné aux Cowboys le TD de la victoire et cela montre bien son importance nouvelle. Cela devrait libérer Roy Williams dans les semaines à venir. Plutôt bien protégé par un Flozell Adams étonnament fringant, Romo a néanmoins livré une performance très moyenne et il devra faire mieux contre la secondary des Packers cette semaine à Green Bay.

- Défensivement DeMarcus Ware, Terrence Newman et Gerald Sensabaugh ont été les meilleurs Cowboys. Jay Ratliff se verra sans doute féliciter pour ses 2 sacks, et à juste titre, mais ce furent ses 2 seuls plays de la soirée dans le passing game. Ware lui n’a pas signé de sack, mais il fut sur McNabb une bonne partie de la soirée. Encore un bon exemple de l’inexactitude totale de la stat “sacks” en NFL.

LE JOUEUR DE LA SEMAINE

Le choix s’est joué entre 2 joueurs cette semaine, un Bengal et un Falcon. Jonathan Babineaux a réellement réussi une performance époustouflante contre Washington, d’autant plus incroyable qu’il fut autant dominateur dans le passing game que dans le running game. Je considère néanmoins la faiblesse de l’opposition comme jouant légèrement contre lui. Mais bien qu’extraordinaire, je ne considère pas le match de Babineaux comme le meilleur d’un joueur à son poste depuis le début de l’année. Et donc, bien qu’on pourra me taxer de supporter, c’est exactement ainsi que j’évalue la performance de Jonathan Joseph contre Derrick Mason Dimanche. Joseph a réussi un match parfait en couverture, et, ciblé 11 fois, il a pourtant eu du travail. Sur ces 11 tentatives, 3 ont été complétées pour 16 yards, Joseph en défendant 4 autres et interceptant Flacco une fois. Ces chiffres traduisent une couverture incroyablement serrée, une excellente lecture des moves et des épaules incroyablement fluides pour se retourner et changer de direction. Si Hall et Joseph continuent sur leur lancée der derniers matchs, les Bengals seront un adversaire très coriace pour n’importe quelle équipe dans les prochaines semaines et en playoffs.

LE CAUCHEMAR DE LA SEMAINE

Petite surprise cette semaine puisque j’ai sélectionné le cauchemar de la semaine dans un match sur lequel je n’ai pas écrit. Néanmoins je viens d’assister à l’invraisemblable match de Matthew Stafford contre les Seahawks (que j’ai d’ailleurs regardé pour voir si la performance du n°1 de la draft était aussi atroce qu’elle paraissait sur le papier) et ce fut une performance véritablement abominable pour le jeune quarterback. Tout d’abord la plupart des 5 interceptions sont d’horribles lancers traduisant soit une absence totale de reads ou de compréhension d’une couverture NFL (lancers en triple couverture ou directement en direction du safety) soit une absence totale de précision (2 interceptions sans joueur des Lions dans le périmètre), ce qui, vous vous en doutez, ne peut qu’inquiéter. Bien que sa O-Line soit médiocre, elle fit un boulot décent durant ce match et on ne peut donc pas lui attribuer l’échec du quarterback. Un détail m’a frappé : le footwork du rookie. Jeff Horton le quarterback coach devrait être au chômage, car Stafford ne comprend pas la notion d’équilibre et les petits pas d’ajustements, qui sont absolument essentiels en NFL. Stafford aura sans aucun doute de bien meilleurs jours, mais ce problème structurel doit être réglé au plus vite. Quant aux fans des Lions, priez pour que votre General Manager sélectionne Russell Okung avec le probable second pick de la draft, votre quarterback aura au moins un franchise Left Tackle pour le protéger dans les années à venir.

Comme nous sommes à mi-saison, voici mes All-Pro et All-Worse Team après 9 semaines; En défense vous verrez plus de joueurs que dans une All-Pro Team normale car j’ai pris en compte les formations 4-3 et 3-4. En italique les joueurs battus de très peu.

Mid-Season ALL-PRO TEAM

Offense

Left Tackle : Joe Thomas (Cleveland Browns) - D’Brickashaw Ferguson (New York Jets)

Left Guard : Evan Mathis (Cincinnati Bengals) - Carl Nicks (New Orleans Saints) - Kyle Kosier (Dallas Cowboys)

Center : Ryan Kalil (Carolina Panthers) - Nick Mangold (New York Jets)

Right Guard : Steve Neal (New England Patriots) - Jahri Evans (New Orleans Saints)

Right Tackle : Vernon Carey (Miami Dolphins)

Tight End : Dallas Clark (Indianapolis Colts) - Kevin Boss (New York Giants)

Quarterback : Peyton Manning (Indianapolis Colts)

Running Back : Maurice Jones-Drew (Jacksonville Jaguars)

Fullback : Lousaka Polite (Miami Dolphins) - Brad Hoover (Carolina Panthers)

Wide Reciever 1 : Reggie Wayne (Indianapolis Colts) - Andre Johnson (Houston Texans)

Wide Reciever 2 : Vincent Jackson (San Diego Chargers)

Defense

Defensive End : Dwight Freeney (Indianapolis Colts) - Robert Mathis (Indianapolis Colts)

Defensive End : Trent Cole (Philadelphia Eagles)

Defensive Tackle/Nose Tackle : Vince Wilfork (New England Patriots) - Kevin Williams (Minnesota Vikings)

Defensive Tackle : Kelly Gregg (Baltimore Ravens) - Albert Haynesworth (Washington Redskins)

3-4 End : Justin Smith (San Francisco 49ers)

3-4 End : Randy Starks (Miami Dolphins)

4-3 Outside Linebacker : Thomas Davis* (Carolina Panthers) - Tyjuan Hagler (Indianapolis Colts)

4-3 Outside Linebacker : Brian Cushing (Houston Texans) - Akeem Jordan (Philadelphia Eagles)

Middle Linebacker : Ray Lewis (Baltimore Ravens) - David Hawthorne** (Seattle Seahawks)

3-4 Outside Linebacker : James Harrison (Pittsburgh Steelers)

3-4 Outside Linebacker : DeMarcus Ware (Dallas Cowboys)

Inside Linebacker : Patrick Willis (San Francisco 49ers) - Daryl Smith (Jacksonville Jaguars)

Inside Linebacker : Andra Davis (Denver Broncos) - Omar Gaither (Philadelphia Eagles)

Strong Safety : Gerald Sensabaugh*** (Dallas Cowboys) - Reed Doughty (Washington Redskins)

Free Safety : Darren Sharper**** (Baltimore Ravens) - Ed Reed (Baltimore Ravens)

Cornerback : Jabari Greer (New Orleans Saints) - Antoine Winfield (Minnesota Vikings)

Cornerback : Darrelle Revis (New York Jets) - Champ Bailey (Denver Broncos)

Après le meilleur de la NFL, régalez-vous avec le pire. Si un match opposait ces 2 formations, le score serait de 98-0 à la mi-temps:

Mid-Season ALL-WORSE TEAM

Offense

Left Tackle : Orlando Pace (Chicago Bears) - Demetrius Bell (Buffalo Bills)

Left Guard : Eric Steinbach (Cleveland Browns)

Center : Geoff Hangartner (Buffalo Bills)

Right Guard : Mike Goff (Kansas City Chiefs) - Davin Joseph (Tampa Bay Buccaneers)

Right Tackle : Levi Brown***** (Arizona Cardinals) - Chris Williams (Chicago Bears)

Tight End : Sean Ryan (Kansas City Chiefs)

Quarterback : JaMarcus Russell (Oakland Raiders)

Running Back : Matt Forte (Chicago Bears) - LeSean McCoy (Philadelphia Eagles)

Fullback : Mike Cox (Kansas City Chiefs)

Wide Reciever 1 : Terrell Owens (Buffalo Bills)

Wide Reciever 2 : Darrius Heyward-Bey (Oakland Raiders)

Defense

Defensive End : Raheem Brock (Indianapolis Colts)

Defensive End : Charles Grant (New Orleans Saints)

Defensive Tackle/Nose Tackle : Ryan Sims (Tampa Bay Buccaneers)

Defensive Tackle : Marcus Stroud (Buffalo Bills)

3-4 End : Tyson Jackson (Kansas City Chiefs)

3-4 End : Luis Castillo (San Diego Chargers)

4-3 Outside Linebacker : Keith Ellison (Buffalo Bills)

4-3 Outside Linebacker : Ernie Sims (Detroit Lions)

Middle Linebacker : Hunter Hillenmeyer (Chicago Bears)- Johnathan Vilma (New Orleans Saints)

3-4 Outside Linebacker : Bertrand Berry (Arizona Cardinals) - Larry English (San Diego Chargers)

3-4 Outside Linebacker : Chike Okeafor (Arizona Cardinals)

Inside Linebacker : Demorrio Williams (Kansas City Chiefs)

Inside Linebacker : Corey Mays (Kansas City Chiefs)

Strong Safety : Dawan Landry (Baltimore Ravens)

Free Safety : Michael Griffin (Tennessee Titans) - Michael Johnson (New York Giants)

Cornerback : Ronald Bartell (Saint Louis Rams) - Ike Taylor (Pittsburgh Steelers)

Cornerback : Derek Cox (Jacksonville Jaguars)

Sur cette Dream Team du début d’année, qui comporte vous le voyez quelques jolis noms (et de quoi argumenter), je vous dis à la semaine prochaine!

Une petite précision sur les équipes : les linebackers sont de loin la position la “moins faible” en NFL et les joueurs qui figurent sur cette All-Worse Team ne sont pas les plus fautifs de leur équipe loin de là. Une bonne seconde moitié de saison pourrait tout remettre en cause à ce poste.

*Malheureusement pour les Panthers Davis est Out pour la saison

** Hawthorne a malgré les défaites des Hawks été absolument dominateur sur le terrain. Tatupu aura toutes les peines du monde à récupérer sa place.

*** Une très triste année pour les Strong Safetys puisqu’aucun d’entre eux ne sort vraiment du lot. Sensabaugh, solide jusqu’à maintenant, prend la place par élimination

**** Une concurrence beaucoup plus féroce pour les free safetys. Je considère qu’après 9 matchs c’est encore et toujours Ed Reed qui m’a fait la meilleure impression, mais Sharper et ses big plays prennent la place d’un cheveu.

***** Difficile de dire qui de Brown ou Williams réalise le pire début de saison tant tous 2 sont absolument abominables, mais Brown obtient l’honneur d’être le starter de cette All-Worse Team grâce à son ancienneté en NFL. Il a donc moins d’excuses. Il n’empêche que Williams fonce tout droit vers la sortie en NFL. Il pourra se consoler en se disant que 3 ans après avoir été drafté, Brown est toujours là.

UNDER REVIEW : Week 8

Posted by Baron Zbimg in Articles, Football Américain on novembre 8th, 2009 |  2 Comments »

percy-harvin

Après une semaine sous l’eau au taf, voici le retour d’Under-review : cette semaine, une équipe qui sombre (NYG), 2 équipes qui arrachent leur première victoire (St Louis et Tennessee), une équipe qui concède une première défaite qui pourrait en appeler d’autres (Denver) et le retour de Brett Favre à Green Bay. Rentrons tout de suite dans le vif du dujet :

- Et commençons justement avec le veteran Brett Favre, qui est allé cherché la 7e victoire des Vikes cette saison sous les sifflets de Lambeau Field. Plutôt bien protégé durant le match, notamment en première période, Favre a une fois de plus montré sa qualité de bras et de décision et ces Vikings sont maintenant très bien équipés en attaque et en défense. Favre se régale avec 2 joueurs extraordinairement talentueux : Percy Harvin et Sidney Rice. Tous 2 ont d’excellentes mains mais des qualités et une silhouette différentes et font d’un seul coup des Vikes une équipe très complète. En revanche, un match très médiocre au run blocking pour toute la O-Line, un défaut que j’ai remarqué de nombreuses fois depuis le début de l’année. Peterson ne peut pas tout faire tout seul, et le côté droit de la ligne est en train de montrer ses limites.

- Défensivement la D-Line reste la plus dominatrice de la NFL. Vous ne me verrez cependant pas m’enflammer plus que ça sur Jared Allen. Impressionnant en première mi-temps, il a sur la plupart de ses plays bénéficié de l’atroce “pocket awareness” d’Aaron Rodgers mais a surtout lentement disparu en seconde mi-temps. Les 2 Williams ont une fois de plus fait un énorme boulot à leur manière, mais la performance défensive de cette journée pour les Vikes vient sans nul doute de Ray Edwards, dont on oublie souvent le talent. Avec 2 sacks, 2 hits et 5 pressions, il a été dans la face du jeune QB toute la soirée.

- Les Vikes ont vraiment besoin d’Antoine Winfield. Il est le vrai leader de cette défense et ses remplaçants Karl Paymah, Asher Allen et Benny Sapp ont tous été en difficulté en couverture.

- Une fois de plus atrocement protégé, avec notamment d’horribles performances de T.J. Lang et Allen Barbre, Aaron Rodgers a une fois de plus fait parler son bras et ses qualités de lancer en mouvement. Pas de pick, 3 Tds et 287 yards contre une excellente défense devraient être synonyme d’une grande performance. Malheureusement pour lui, ce que les stats ne disent pas, c’est qu’il a une fois de plus montré son absence d’”awareness” : quand il ne quitte pas sa poche trop vite, il garde le ballon beaucoup trop longtemps (aucun QB n’a “concédé”* plus de sacks cette année), mais surtout, ne “sent” pas le rush. Lorsqu’il a commencé à rentrer dans son rythme, le match était déjà perdu. Rodgers va devoir réellement progresser sur ces points s’il ne veut pas gâcher sa carrière à l’avenir.

- Gros match en run defense d’Aaron Kampman. Il continue de progresser à son nouveau poste même si le voir en couverture continue de me faire de la peine tant ses mouvements ne sont pas naturels. Dans l’ensemble les linebackers font du très bon travail depuis le début de l’année et ce match n’a pas fait exception, avec un excellent contrôle des gaps et d’Adrian Peterson.

- Mais le point le plus important du match pour moi reste le coaching inepte des Packers. Ayant pourtant vu son équipe démolie par le rush des Vikes à Minneapolis, Mike McCarthy n’a rien fait pour rectifier le tir : Avec un rookie left tackle qui jouait son second start face à Jared Allen et un Allen Barbre constamment en difficulté face à la furie Ray Edwards, le coach des Packers n’a jamais trouvé bon d’aider avec des running backs et des Tight Ends ou d’appeler des screens sur des plays de pass rush évidents. Le résultat a été longtemps catastrophique. Défensivement également, Dom Capers a passé l’essentiel du match à droper tout le monde en couverture et à ne quasiment pas blitzer, la recette de l’échec contre un quarterback de la classe de Favre. Enfin, la gestion des Special Teams et les kicks deep répétés sur Percy Harvin ont été catastrophiques et complètent le carton rouge intégral que j’attribue au coaching staff des Packers cette semaine.

- Dure première défaite pour les Broncos, qui ont subi de plein fouet le réveil de la défense des Ravens. Emmenés par un Ed Reed parfait couvrant tout le terrain et un excellent Domonique Foxworth, Baltimore a aussi mis de la pression sur Kyle Orton des 4 coins du terrain, sortant complètement ce dernier de son rythme. Kelly Gregg a une fois de plus été parfait dans toutes les phases de jeu et j’ai adoré l’apport de l’undrafted rookie Dannell Ellerbe, très à l’aise en couverture et qui a réussi de très bonnes choses contre le run sur la trentaine de snaps auxquels il a pris part.

- Offensivement le retour du géant et de moins en moins sous-côté Jared Gaither a fait beaucoup de bien, puisque les 3 défaites des Ravens coincident avec les 3 matchs manqués par Gaither. Pas la moindre pression concédée sur ce match. De son côté, Joe Flacco ne cesse de confirmer, et Ray Rice a définitivement confisqué la place de starter de Willis McGahee, à juste titre. Son centre de gravité très bas lui procure l’explosivité et l’équilibre qui en font un cauchemar de plus pour les défenses.

- Côté Broncos c’est la triste performance de la O-Line qui m’a interpellé. Seul Chris Kuper a tenu son rang. Ryan Clady et Casey Wiegmann ont été particulièrement en difficulté par 2 fois sur des screens et le run blocking a été inexistant. Pour ne rien arranger, Ryan Harris, bien que moyen cette année, est out pour un moment.  Tyler Polumbus l’a plutôt bien remplacé, mais il faudra l’évaluer sur le moyen terme. En attendant, les Ravens, en mettant un maximum de pression sur Orton, ont donné de bonnes indications aux futurs adversaires des Broncos, et leur calendrier dantesque pourrait bien les voir accumuler quelques défaites dans les semaines qui viennent.

- Défensivement en revanche, contrairement à ce qu’indique le score, tout n’a pas été catastrophique pour Denver : Andre Goodman, Alphonso Smith et Elvis Dumervil, impuissant contre Jared Gaither, sont passés à travers, mais Andra Davis a été une fois de plus éblouissant et DJ Williams, Mario Haggan et l’éternel Champ Bailey continuent leurs très bonnes saisons.

- Une fois de plus cette saison, le Monday Night Football nous a offert un match magnifique, et une nouvelle victoire des Saints. Et une fois de plus Jahri Evans, Jermon Bushrod, Carl Nicks et Jon Stinchcomb ont ouvert de belles et larges lignes de course à leurs running backs. La protection de passe a elle été bien moins bonne que d’ordinaire, mais Drew Brees a une nouvelle fois étalé sa classe et sa relation avec Marques Colston qui, enfin épargné par les blessures, montre qu’il est l’une des meilleures cibles de la NFL.

- Défensivement en revanche les Saints continuent d’encaisser bon nombre de points depuis la blessure de Sedrick Ellis. En dehors de la couverture de Johnathan Vilma, Jabari Greer et Darren Sharper et du gros match de Will Smith, la performance défensive d’ensemble a été très médiocre. Roman Harper et Charles Grant ont connu une soirée particulièrement difficile.

- Quelle détente de Brent Grimes!

- John Abraham, plutôt décevant cette saison, a réussi sa meilleure performance de l’année. Pas de sack mais une pression de tous les instants et une excellente discipline dans le running game. C’est finalement l’inconsistance qui aura coûté cher aux Falcons … et les très nombreuses erreurs commises en attaque.

- Malgré un Michael Turner stellaire et une O-Line très consistante, Matt Ryan a multiplié les erreurs et livré de loin son pire match de la saison, prenant de mauvaises décisions et lançant quelques passes très peu inspirées. Ryan va devoir revenir au top très vite si Atlanta veut avoir la moindre chance de décrocher les playoffs cette année.

- Les Raiders possèdents sans doute l’une des pires attaques de l’histoire de la NFL, et je ne m’y attarderai pas. En revanche croyez-le ou non, les bonnes pioches à la draft de cette année ne manquent pas pour Al Davis. Matt Shaughnessy, drafté au 3e tour a réussi un match magnifique ce dimanche, avec des qualités de rush et 4 excellents plays dans le running game, tous des stops. La D des Raiders pourrait être l’une des meilleures de la NFL avec un petit peu plus de consistance contre le run, mais surtout avec une attaque capable d’autre chose que des 3&out et des turnovers.

- Shawn Merriman a montré des signes de vie! Un indice qui prouve qu’il commence à digérer sa blessure? Face à Mario Henderson, il est facile d’oublier ses blessures …

- 0 tackle pour Shaun Phillips, mais un match extraordianire dans le rush.

- Offensivement je ne dirai jamais assez de bien de Vincent Jackson: il est la véritable arme de cette équipe, et malgré de plus en plus de double teams et l’attention particulière de Nnamdi Asomugha sur ce match, Jackson continue de réussir des big plays et a définitivement gagné en consistance cette année.

- Quelques remarques sur Jets - Dolphins : J’ai lu ici et là que Ted Ginn Jr s’était racheté de ses très nombreux drops des dernières semaines avec ses 2 kickoffs retournés pour des TDs. Ginn a sans aucun doute offert la victoire à son équipe, mais ses drops a des moments clés ont sans doute coûté encore plus cher cette année. Pour justifier son tour de draft, Ginn va devoir être beaucoup plus consistant dans ses prises de balle.

- C’est un des lieux communs les plus souvent répétés en NFL, mais un des rares que l’on peut vérifier la plupart du temps : Tout se joue dans les tranchées et les équipes avec une bonne O-Line et une bonne D-Line sont forcément proches de la vérité. Un credo partagé par Bill Parcells, dont les Dophins sont aujourd’hui la seule équipe non considérée comme une Top Team à partager ces 2 caractéristiques, et c’est donc très bon signe pour l’avenir de Miami. Malgré un très mauvais match de Donald Thomas, la O-Line est extrêmement solide, de Jake Long à Vernon Carey, en passant par l’excellent centre Jake Grove. Côté défensif, Randy Starks confirme sa saison dernière et évolue constamment à un excellent niveau cette année, dans le rush et contre le run. Kendall Langford est un futur grand, et Parcells semble en plus avoir trouvé le remplaçant de Jason Ferguson au poste de Nose Tackle : En remplacement de celui-ci et sur une cinquantaine de snaps, Paul Soliai m’a impressionné Dimanche avec une domination de tous les instants dans le running game qui confirme ce qu’il laisse entrevoir depuis le début de l’année : sans aucun doute le futur starter à ce poste et ne vous attendez donc pas à voir les Dolphins drafter D-Line au premier tour l’an prochain.

- Les Jets doivent eux se demander comment ils ont pu perdre un match qu’ils ont dominé de bout en bout. Mark Sanchez a retrouvé un peu de confiance et surtout enfin trouvé son talentueux Tight End Dustin Keller. Alan Faneca, dont le nom continue d’être synonyme d’excellence pour la plupart de la presse américaine, a livré un match inepte à l’image de cette saison et de sa dernière, concédant un sack et 2 pressions et n’ouvrant pas le moindre centimètre dans le running game. Nick Mangold a lui été outrageusement dominé par Soliai, ce qui ne lui arrive quasiment jamais.

- Bryan Thomas et Dwight Lowery sont eux complètement passés à travers de ce match, à l’inverse du toujours régulier Bart Scott. A noter aussi les excellentes prestations de Sione Pouha depuis la blessure de Kris Jenkins.

- Parlons maintenant de l’équipe en chute libre de la NFL : les New York Giants. Depuis que je l’ai encensé, mais surtout depuis sa blessure à la voûte plantaire, Eli Manning enchaîne les mauvaises performances : mais avec l’excellent niveau de jeu de Shaun O’Hara, l’impact de plus en plus régulier d’Hakeem Nicks et de Kevin Boss, l’attaque des Giants n’est pas le problème n°1 de cette équipe. C’est jouer systématiquement de derrière, en raison de l’incapacité de la défense d’arrêter les équipes adverses, qui change entièrement le style de jeu d’une équipe habituée à épuiser les D adverses avec son running game et la précision d’Eli.

- A ce titre, nulle équipe n’a plus souffert de la perte d’un joueur que les Giants de celle de Kenny Philips. Si celui-ci n’était pas encore un joueur d’élite, ses qualités de couverture limitaient les erreurs de l’abyssal Michael Johnson. Déjà atroce l’an dernier, celui-ci a touché le fond Dimanche, battu systématiquement et abandonnant des gains énormes aux Eagles, en couverture comme dans le running game. Plus inquiétant, Corey Webster a sans aucun doute signé sa pire perormance en 3 ans et c’est donc toute l’équipe qui doute. La réception de San Diego cette semaine sera absolument capitale, car la NFC East sera une nouvelle fois impitoyable cette année, comme Philly vient de le rappeler de manière violente aux G-Men.

- Les Eagles doivent eux se douter que 4 plays de plus de 60 yards dans un match sont l’exception plus que la règle. Néanmoins, la confiance de Philly doit être au zénith à l’heure actuelle. Bien que limité dans son nombre de touches par match, DeSean Jackson est en ce moment le plus gros big playmaker de la NFL. Celui-ci demande de plus en plus d’attention des safetys adverses et ouvre de plus en plus le jeu pour Jeremy Maclin et ce dimanche le Tight End Brent Celek. Tout part bien évidemment de Donovan McNabb, que je tiens comme vous le savez en très haute estime, et qui possède avec Tom Brady, Drew Brees et Peyton Manning les passes longues les plus précises de la NFL, et qui prend la plupart du temps d’excellentes décisions. Tant que celui-ci sera fidèle au poste, les Eagles seront des candidats légitimes au titre.

- En défense, si Juqua Parker est en grosse régression par rapport à l’an dernier, Trent Cole joue lui comme un homme possédé par les démons et il est après 8 semaines mon Defensive Player of The Year. Inarrêtable, il met de la ression et défend le run aussi bien que jamais. Avec un excellent duo de corners et un Will Witherspoon qui renaît à son poste de Mike Linebacker, les Eagles sont l’équipe à battre de la division.

- Les Eagles devront néanmoins compter avec des Cowboys enfin compétitifs. L’émergence fulgurante de Miles Austin a tout simplement transfiguré cette équipe offensivement, et Tony Romo, dont la principale force est de transformer des big plays a trouvé en lui son nouveau meilleur ami. Surtout, pour la première fois cette saison, toute la O-Line des Boys a été très solide contre un bon front 4, Flozell Adams compris. Kyle Kosier évolue lui à un niveau de Pro Bowler depuis le début de saison, et il ne manque plus qu’à Jason Witten d’ajouter des plays dans le passing game à son excellent blocking.

- Défensivement tout n’est pas parfait mais la secondary évolue cette année à un bon niveau et il ne manque plus qu’un DeMarcus Ware et un Jay Ratliff au top pour faire de Dallas un vrai prétendant au titre.

- Les Hawks n’ont sans doute eux plus grand chose à expérer cette année. Aaron Curry a failli dans tous les domaines de jeu et Darryl Tapp a connu lui aussi un de ses pires matchs de ces dernières années. En attaque, Hasselbeck, pourtant bien protégé, ne peut pas tout faire tout seul, et les Hawks ont urgemment besoin d’un runner capable de big plays, capable de tenir les défenses adverses et de les empêcher de défendre la passe à outrance. Avec 2 picks au 1er tour à la prochaine draft, Tim Ruskell aura l’embarras du choix.

LE JOUEUR DE LA SEMAINE

Pour la première fois cette année un honneur aux Special Teams: Si Percy Harvin s’affirme de plus en plus comme un excellent receveur, son match en retour de kick a été tout simplement époustouflant et il a finalement été la vraie différence dans cette rencontre, mettant systématiquement les Vikes en postion de scorer, et ce à des moments clés du match. Harvin était tellement visiblement impossible à stopper que l’insistance des Packers à kicker sur le rookie de Florida relève de l’erreur professionnelle. Les critiques de la sélection d’Harvin au 1er tour en raison de ses problèmes extra-sportifs se font aujourd’hui tout petits.

LE CAUCHEMAR DE LA SEMAINE

Bien que je n’aime pas les choix évidents, une performance catastrophique dans un match au sommet se doit d’être sanctionnée. Michael Johnson, pourtant un habitué de la médiocrité, a sans doute connu l’une des pires soirées de sa carrière. Systématiquement battu en couverture, manquant assignements et tackles, il a placé très vite les Giants dans une situation inextricable. Son accolyte CC Brown est loin d’être irréprochable, son niveau de jeu étant lui aussi très faible ces dernières semaines, mais Johnson emporte sans difficulté la décision sur ce match.

A la semaine prochaine!

*”concédé” et non encaissé : Rodgers a pris 7 sacks qu’il ne doit qu’à lui-même cette saison. Une statistique révélatrice, et d’autant plus préjudiciable lorsque l’on évolue derrière une O-Line médiocre.

UNDER-REVIEW : Week 6

Posted by Baron Zbimg in Articles, Football Américain on octobre 25th, 2009 |  1 Comment »

seymour-raiders

Ce sixième week-end a été bien évidemment marqué par le choc entre les 2 invaincus qu’étaient les New York Giants et les New Orleans Saints et c’est donc par le match de la semaine que j’ouvre cette chronique :

- La fessée administrée par les Saints en a surpris plus d’un, moi y compris, même si les Giants étaient loin d’être parfaits. Avec un Drew Brees et un Marques Colston en feu, même les meilleures défenses de la NFL auront bien du mal à ralentir cette attaque atomique, dont les big plays peuvent venir de partout.

- Inutile de le dire, mais une telle performance offensive repose l’essentiel du temps sur une grande performance de la ligne offensive et ce match n’a pas fait exception : Face au pass rush des Giants, Brees n’a été touché qu’une seule fois, et la ligne a en plus offert de jolies lignes de courses à Pierre Thomas et Mike Bell, qui n’en ont pas fait une très bonne utilisation. Jermon Bushrod a contrôlé et dominé Osi Umenyiora pendant une heure, Jon Stinchcomb a lui aussi bien contrôlé Justin Tuck, et Jahri Evans mais surtout Carl Nicks ont été archi dominateurs dans le running game face à l’intérieur de la D-Line des G-Men.

- Défensivement c’est la secondary des Saints qui a fait la différence, notamment Jabari Greer.

- Les Giants ne sont eux pas même parvenus à ralentir l’attaque des Saints. Abusés durant une heure en couverture, CC Brown et Terrell Thomas ont rendu une copie atroce, peu aidés aussi par l’absence totale de pass rush.

- Eli Manning n’ pas aimé mes louanges : Il livre de loin son pire match de l’année. Derrière une très bonne protection pour une équipe qui a du courir après le score tout le match, Manning a manqué des receveurs ouverts, précipité quelques passes, et offert 2 interceptions à la défense des Saints. Il va falloir se reprendre contre les Cards.

- Karrem McKenzie s’est blessé sérieusement contre les Saints et c’est une très mauvaise nouvelle pour NY. Premièrement parce qu’il est un joueur d’élite à la position, deuxièmement parce que ça oblige les G-Men à insérer le rookie William Beatty dans le lineup.

- Quelle que soit l’équipe qu’il affronte, David Garrard est maintenant habitué à voir la D-Line adverse sur son dos à chaque fois qu’il drop back pour passer. Une fois de plus cette semaine, la O-Line des Jags a été absolument incapable de protéger son quarterback. Un seul joueur a montré des progrès : Eugene Monroe

- Défensivement les Jags ont été mis à mal par l’inoffensive attaque des Rams et ce n’est donc pas rassurant. Ils auront besoin d’un Rashean Mathis au même niveau que ce dimanche pour espérer avoir la moindre chance de gagner quelques matchs de suite. Parfait en couverture, Mathis avait beaucoup à se faire pardonner. Gerald Alexander s’affirme lui et il ne devrait pa lâcher sa place tout de suite. Sans être magnifique, son niveau de jeu se situe des lieues au dessus du pauvre Sean Considine. A noter aussi la bonne performance d’Atiyyah Ellison comme end de 3-4.

- Je l’ai déjà dit plusieurs fois, la défense des Rams est meilleure qu’on ne le pense. Pas aidée en général par une attaque indigne, cette D ne démérite pas depuis le début de la saison. Opposée à l’une des pires O-Lines de la ligue, Leonard Little, Chris Long et Clifton Ryan ont tous mis de la pression sur Garrard, et Ryan a été particulièrement impressionnant en run defense. Avec un James Laurinaitis qui progresse de match en match, c’est bien côté offensif que cette équipe doit construire à la prochaine draft.

- Car sans quarterback, sans receveur, et sans Left Tackle, il est bien difficile d’aller loin en NFL. Bien emmenés par Steven Jackson, les Rams ont néanmoins livré une de leurs meilleures performances offensives de l’année, ce qui en dit long. A noter quand même le match de Richie Incognito.

- JaMarcus Russell est sans doute l’un des pires quarterbacks de la NFL depuis longtemps, mais force est de reconnaître qu’il évolue aussi dans les pires conditions de la ligue. Protégé cette semaine encore par Mario Henderson et Erik Pears, deux joueurs qui n’ont rien à faire dans un starting lineup, et lançant à Louis Murphy et Darrius Heyward-Bey, qui ont cumulé 4 drops à eux 2 et 0 catch dimanche, on peut se demander comment le diplômé de LSU est parvenu à remporter ce match.

- C’est bien évidemment de l’autre côté du jeu qu’il faut aller chercher. Les Raiders ont signé de loin leur meilleur match depuis longtemps en défense, et quand Chris Johsnon et Stanford Routt ressemblent à Nnamdi Asomugha, de bonnes choses vont se produire. Non seulement parfaits en couverture, avec aussi un excellent Tyvon Branch (qui a tenu Michael Mitchell sur le banc avec sa performance), les Raiders ont surtout pu compter sur un immense Richard Seymour : 2 sacks, 2 hits, 4 pressions et un bon support de run, l’ancien des Pats a réussi une performance stellaire contre Philly. Tommy Kelly continue de montrer son énorme potentiel, et Trevor Scott et Thomas Howard ont aussi été sur la face de McNabb toute la soirée. Voilà comment s’explique l’une des plus grosses surprises de ces dernières années.

- Fatalement, la journée a été très longue pour la O-Line des Eagles. Le match a commencé par la blessure de Jason Peters. Il a été remplacé par King Dunlap, drafté au 7e tour l’an dernier et à peu près aussi capable que moi de faire face à un joueur du niveau de Seymour.  Max Jean-Gilles, Winston Justice et Jamaal Jackson ont aussi été incapables de protéger leur quarterback, et celui-ci était en plus dans un mauvais jour.

- Mais comment expliquer alors le play-calling inepte d’Andy Reid? Contre une équipe structurellement très faible contre le run et avec son équipe courant allègrement pour près de 5 yards par porté, Reid a appelé 14 courses (!) contre 46 passes (!). La recette de l’échec.

- Défensivement la performance des Eagles a été bonne, mais cela reste anecdotique. Trent Cole, Chris Gocong et Sheldon Brown devront reproduire leur effort au prochain match.

- Enorme match de la D des Cardinals à Seattle. Couverture, run defense, pression, tout y était pour une magnifique performance d’ensemble. Darnell Dockett et Calais Campbell ont été particulièrement impressionnants : 10 pressions à eux 2 et un vrai talent pour fermer les lignes de course et ouvrir le terrain pour les linebackers et les safeties.

- Excellente performance aussi de Kurt Warner, qui me fait mentir depuis quelques matchs. Mal protégé, quasiment immobile, je l’ai enterré trop vite car il possède une qualité que j’ai trop vite oublié, et bien utile pour un quarterback : un bras en or

- Dans la lutte qui l’oppose à Mario Henderson et Demetrius Bell pour le titre de pire tackle de la NFL depuis le début de la saison, Levi Brown a marqué de gros points dimanche : une nouvelle performance atroce de l’ancien de Penn State, que l’on peut considérer sans risque comme un énorme bust à ce point de sa carrière.

- Que dire de l’attaque des Hawks? Après un match parfait contre les Jags, RIEN ne s’est passé offensivement contre les Cards. Pas de protection, pas de miracle, pas de first downs …

- Exemple typique d’un match où il ne faut pas se fier au nombre de tackles pour juger de la qualité d’un match. Avant de se blesser, Lofa Tatupu avait signé une performance médiocre au mieux : 7 tackles mais 1 seul stop défensif : pour résumer, Tatupu a été présent, mais souvent beaucoup trop tard. Son remplacent David Hawthorne joue un football inspiré depuis le début de l’année, et son entrée a été encore une fois remarquable. Il pourrait bein garder la place.

- La saison continue d’être un chemin de croix pour les Tampa Bay Buccaneers. Une équipe limitée, un quarterback qui apprend le métier, et donc pas grand chose à espérer. Quelques points positifs quand même : le blocking de John Gilmore et de Earnest Graham comme Fullback en attaque, mais surtout les performances de Stylez G. White en défense, qui ont du pousser le front office à se séparer de Gaines Adams. Possédant non seulement un talent naturel pour rusher le quarterback, White fait un nombre incalculable de plays dans le running game (7 tackles dimanche). Après avoir lutté toute sa carrière, White confirme sa saison dernière, où il m’avait véritablement impressionné sortant du banc. Son avenir en NFL est assuré.

- Autre bonne nouvelle, le retour de Tanard Jackson. Celui-ci renforce d’un seul coup toute la défense de passe de son équipe, qui en avait bien besoin. Jackson défend également bien le run, frappe fort et devrait aider les Bucs à aller chercher une ou 2 victoires cette saison.

- Un match énorme des Panthers dans le running game. Deangelo Williams et Jonathan Stewart ont pu s’engouffrer dans les brêches énormes ouvertes par toute la O-Line (notamment Jeff Otah et Ryan Kalil) et surtout grâce à l’immense match du Tight End Jeff King dans le domaine.

- Hollis Thomas, acquis “off waiver” il y a 2 semaines, est une bonne pioche pour Carolina: un apport intéressant dans la rotation de la D-Line grâce à sa capacité à fermer les lignes de course. Autre apport qui fait du bien : le retour de Chris Harris. Souvent irrégulier, il a été bon ces 2 dernières semaines et stabilise la secondary des Panthers.

- S’il fallait choisir 2 joueurs dont le niveau de jeu a incroyablement chuté depuis l’an dernier en NFL, nul doute que Julius Peppers (malgré ses 2 sacks, ses 2 seuls plays du match) et Chris Gamble seraient dans la conversation.

- Inutile de dire que la perte d’Antwan Odom pour la saison est dévastatrice pour les Bengals, qui perdent de loin leur meilleur joueur depuis le début de l’année. Les “analystes” ont rappelé que 5 des 8 sacks d’Odom ont été dans le même match et que Cinci devrait pouvoir compenser. Ils oublient que le pass rushing ne se limite pas aux sacks, et surtout qu’Odom était aussi impressionnant en run defense cette année. Et comme un symbole, Odom s’est blessé en contrant un Field Goal. Insurmontable, et à mon avis, la fin du rêve pour les Bengals. Jonathan Fanene et Michael Johnson devrait occuper le poste.

- La D des Bengals n’a jamais été véritablement capable de ralentir un Matt Shaub pourtant pas à son meilleur niveau. Les lacunes de Chris Crocker et Dhani Jones en couverture ont été exposées au grand jour.

- Offensivement les Bengals DOIVENT trouver un Tight End. Après avoir failli coûter la victoire à son équipe à Baltimore, Daniel Coats a livré un nouveau match inepte, et il ne compense même pas par un bon blocking. Lui et Foschi coûtent très cher à cette attque depuis le début de l’année.

- Andrew Whitworth fait lui du bon travail, mais il est aussi le Tackle le plus pénalisé de la NFL. Ses 2 holdings inutiles ont coûté très cher dimanche et il doit absolument se reprendre dans le domaine s’il ne veut pas gâcher une bonne saison.

- Duane Brown a sans doute vécu son pire match de la saison, mais les Texans ont bien contourné le problème avec des lancers rapides vers Andre Johnson et Owen Daniels, mais surtout nombre de screens vers le virevoltant Steve Slaton. Marvin Lewis n’aurait jamais du laisser passer ces plays en seconde mi-temps.

- La polyvalence de Brian Cushing m’impressionne. Un match magnifique en couverture ce dimanche, un rusher intéressant et l’un des meilleurs tacklers de son équipe. Excellente pioche pour les Texans.

- Dans des conditions très difficiles, Joe Flacco a été éblouissant dimanche. Derrière une O-Line pour la première fois de l’année en immense difficulté, incapable de lui laisser du temps ou d’ouvrir de vrais espaces dans le running game, le jeune quarterback a délivré une partition parfaite, en jouant en plus de derrière tout le match. Lecture, passes parfaites dans des couvertures serrées, leadership, et la capacité à placer son équipe en postion de vaincre pour finir en disent long sur le talent de Flacco, et donc l’avenir de Baltimore.

- Défensivement en revanche les mêmes problèmes de couverture persistent : Fabian Washington a été abusé par Sidney Rice et Dawan Landry n’a pas signé le moindre match correct cette année. Avec Ray Lewis, Tavares Gooden et Domonique Foxworth à ce niveau, les Ravens seront néanmoins à la lutte pour les playoffs en fin d’année.

- Côté Vikings, malgré un côté droit de la ligne offensive médiocre depuis le début de l’année (Sullivan - Herrera - Loadholt), Brett Favre et Adrian Peterson rendent cette attaque explosive. Avec Visanthe Shiancoe en red-zone, Sidney Rice, Bernard Berrian et Percy Harvin comme deep threat et AP et Chester Taylor dans le backfield, les coordinateurs défensifs vivent un cauchemar pour se préparer à la franchise de Minneapolis.

- Après avoir été (raisonnablement) discret ces dernières semaines, Kevin Williams avait sorti la grosse artillerie ce dimanche, et il est dans ce cas absolument inarrêtable. 2 sacks, 2 hits, 2 pressions de l’intérieur de la ligne, Williams a dévoré John Sullivan et Anthony Herrerra vivants. Jared Allen a lui aussi fourni un grande prestation, et avec ces 2 là à ce niveau, la D des Vikes part avec un immense avantage contre n’importe quel quarterback.

- Cet avantage a été en revanche gâché par le très mauvais match de certains membres de la secondary. Madieu Williams, Cedric Griffin et Tyrell Johnson ont énormément souffert en couverture, et une grossière erreur de ce dernier a aussi coûté le long run pour touchdown de Ray Rice.

- Je ne vais pas m’attarder sur l’annihilation totale des Titans par les Pats : 3 remarques néanmoins : Il ne faut pas parler trop vite sur Tom Brady (ce commentaire m’est destiné), à confirmer quand même. Sebastian Vollmer a été excellent pour son premier start NFL, et les Pats savent donc apparemment drafter (Quelle surprise!). S’il ne fallait retirer qu’une horrible performance dans toute l’équipe des Titans, c’est la couverture de Michael Griffin que je choisirais. Quelle descente aux enfers pour lui.

- Heureusement que Darren Sproles et Eddie Royal avaient décidé d’offrir du spectacle Lundi, car ce fut sinon un Monday Night plutôt triste, après les excellents matchs des semaines précédentes. Les Chargers ne peuvent réellement compter que sur Philip Rivers cette année pour marquer plus de points que leurs adversaires. LaDainian Tomlinson ne fait plus de différences et, comme l’an dernier, il est catastrophique en blocking. La D autrefois si crainte est elle inconstante et ne force pas de turnovers. Quentin Jammer a cette semaine remplacé Antonio Cromartie dans le rôle du corner qui laisse se compléter toutes les passes dans sa direction.

- Les Broncos ont une fois de plus pu compter sur un Elvis Dumervil en feu, bien secondé par DJ Williams. Andra Davis signe lui de loin sa pire performance de la saison. Le niveau de jeu d’ensemble fut néanmoins suffisant pour sécuriser un 6e succès en autant de rencontres.

- Casey Wiegmann est lui aussi à ranger dans la colonne des joueurs dont le niveau de jeu a baissé drastiquement depuis l’an dernier. A 36 ans, c’est peut-être sa dernière saison.

- Tony Scheffler enfin réutilisé dans le passing game! Après un excellent début de saison l’an dernier puis une blessure, l’ancien de Western Michigan avait complètement disparu. Une arme intéressante de plus pour Kyle Orton.

- La performance de Matt Forte est extrêmement inquiétante. En plus de ses 2 fumbles qui ont coûté très cher à son équipe, Forte court sans vision, choisissant les mauvaises lignes en permanence, et ce n’est malheureusement qu’une confirmation de l’an dernier. Bien que la ligne ne l’aide pas beaucoup (notamment Orlando Pace et Frank Omiyale), Forte va sans doute voir son rôle diminuer au profit d’Adrian Peterson.

- Défensivement la couverture de Charles Tillman et Zack Bowman n’a pas suffi. Avec un hit en tout sur Matt Ryan dans ce match, c’est tout le front 7 des Bears qui est coupable. Adewale Ogunleye est apparu particulièrement en dedans.

- Côté Falcons ce sont justement les corners qui sont le point faible évident. Si Brent Grimes s’en sort plutôt bien, Brian Williams est lui la cible des quarterbacks adverses, semaine après semaine, à raison.

- John Abraham est lui très loin de son niveau de l’an dernier en ce début de saison, et il joue aussi plus de snaps. Un Abraham dominateur sera essentiel aux Falcons s’ils veulent faire un push en playoffs.

- Offensivement les Falcons ont mis beaucoup de temps avant de parvenir à monter un drive décent. Matt Ryan, pourtant très bien protégé, et ses receveurs n’étaient pas dans un grand jour. Suffisant néanmoins pour arracher une victoire essentielle dans la lutte à distance avec les Saints en NFC South.

LE JOUEUR DE LA SEMAINE

Cela s’est joué à pas grand chose cette semaine, avec d’un côté un Joe Flacco époustouflant mais vaincu, de l’autre un Richard Seymour dans une équipe indigne, mais qui arrache LA victoire surprise de ce début d’année. Parce qu’il a été l’élément déclencheur de l’improbable victoire des Raiders contre Philly, Seymour gagne au point. Il a non seulement été magnifique, mais il a en plus inspiré toute la défense californienne qui a livré une incroyablé performance d’ensemble. Un Seymour à ce niveau pourrait être synonyme d’autres victoires pour cette triste équipe des Raiders.

LE CAUCHEMAR DE LA SEMAINE

Les Titans mériteraient une victoire collective après leur prestation honteuse dans la neige de New England, mais cette “récompense” se destine à un joueur et non à une équipe. Michael Griffin vient immédiatement à l’esprit, mais ce serait trop facile. J’ai hésité cette semaine entre 2 joueurs, qui ont chacun à leur manière coûté très cher à leur équipe. CC Brown a vécu un enfer en couverture, systématiquement ciblé par Drew Brees, il a concédé big play après touchdown, après big play. Ses 11 tackles  ont du rendre des services en Fantasy League, les Giants ont sans doute une opinion bien différente. Mais le cauchemar de la semaine revient néanmoins à Matt Forte, dont le début de saison catastrophique a connu un nouveau highlight ce dimanche. Fumbler en goal-line est toujours une erreur coûteuse, fumbler 2 fois de suite en goal-line est intolérable. Sur le 2e play, Forte ne sécurise jamais le ballon et c’est une faute professionnelle dans ces conditions. La suite de sa carrière semble beaucoup moins rose que l’année dernière.

Résultats du sondage de la semaine dernière:

OPY (après 5 matchs) : Peyton Manning

DPY : Jared Allen

RATING THE NFL : Safeties

Posted by Baron Zbimg in Articles, Football Américain on octobre 23rd, 2009 |  2 Comments »

polamalu

Il était grand temps que j’aborde les safeties, le seul poste défensif dont je n’ai pas posté le classement avant le début de saison. Je rappelle que tous ces classements sont le résultat d’une analyse et d’une notation de TOUS LES SNAPS de 8-9 matchs en moyenne de chaque équipe NFL lors de LA SAISON REGULIERE 2008. Ce classement, posté très en retard, ne tient donc aucunement compte des 6 premières semaines de cette année, ni des playoffs de l’an dernier. Le but est de vous donner le résultat d’une analyse en profondeur et, comme vous le savez si vous avez lu les reviews des autres positions, ces classements peuvent parfois être assez éloignés de ce que le grand public, bien aidé par une bonne majorité de “spécialistes” peu avertis, croit savoir. Vous trouverez dans cet article le classement général safety, le classement Free Safety, le classement Strong Safety ainsi que les “classements annexes”, ici couverture et run defense. Les notes concernent dans l’ordre : Couverture + Run Defense + Rushing - pénalités. Tout de suite le classement général:

1 - Troy Polamalu - Pittsburgh Steelers - Strong Safety - 19,1 (12,7 + 6,8 - 0,4 - 0)

2 - Quintin Mikell - Philadelphia Eagles - Strong Safety - 18,4 (5,8 + 12 + 3,6 - 3)

3 - Kerry Rhodes - New York Jets - Free Safety - 15,3 (7,9 + 7,3 + 0,1 - 0)

4 - Edward Reed - Baltimore Ravens - Free Safety - 13 (11,6 + 1,1 + 0,8 - 0,5)

5 - LaRon Landry - Washington Redskins - Free Safety - 8,3 (8,9 - 0,2 + 0,6 - 1)

6 - Nick Collins - Green Bay Packers - Free Safety - 7 (9 - 1 + 0 - 1)

7 - Michael Lewis - San Francisco 49ers - Strong Safety - 6,3 (3,9 + 4,3 - 0,4 - 1,5)

8 - Michael Griffin - Tennessee Titans - Free Safety - 6,1 (6,7 - 1,1 + 1,5 - 1)

9 - Darren Sharper - Minnesota Vikings - Strong Safety - 5,4 (4,7 + 2,4 - 0,7 - 1)

10 - James Butler - New York Giants - (Free) Safety - 5,3 (6,3 + 0,1 - 0,6 - 0,5)

28 Safeties ont obtenu une note positive, le dernier étant Mike Brown (Chicago Bears) avec 0,1. Les 6 pires safeties de la NFL l’an dernier étaient, dans l’ordre : Marquand Manuel (Denver Broncos), Daniel Bullocks (Detroit Lions), Corey Chavous (Saint Louis Rams), Bernard Pollard (Kansas City Chiefs), Michael Johnson (New York Giants) et Gerald Sensabaugh (Jacksonville Jaguars).

Strong Safeties

1 - Troy Polamalu - Pittsburgh Steelers

2 - Quintin Mikell - Philadelphia Eagles

3 - Michael Lewis - San Francisco 49ers

4 - Darren Sharper - Minnesota Vikings

5 - Chris Hope - Tennessee Titans

6 - Abram Elam - New York Jets

7 - Bryan Scott - Buffalo Bills

8 - Nedu Ndukwe - Cincinnati Bengals

9 - Jim Leonhard - Baltimore Ravens

10 - Chris Horton - Washington Redskins

Free Safeties

1 - Kerry Rhodes - New York Jets

2 - Ed Reed - Baltimore Ravens

3 - LaRon Landry - Washington Redskins

4 - Nick Collins - Green Bay Packers

5 - Michael Griffin - Tennessee Titans

6 - James Butler - New York Giants

7 - Chris Hope - Tennesee Titans

7 - Brian Dawkins - Philadelphia Eagles

9 - Tanard Jackson - Tampa Bay Buccaneers

10 - James Sanders - New England Patriots

Couverture

1 - Troy Polamalu - Pittsburgh Steelers

2 - Ed Reed - Baltimore Ravens

3 - Nick Collins - Green Bay Packers

4 - LaRon Landry - Washington Redskins

5 - Kerry Rhodes - New York Jets

6 - Michael Griffin - Tennessee Titans

7 - Deon Grant - Seattle Seahawks

8 - James Butler - New York Giants

9 - Quintin Mikell - Philadelphia Eagles

10 - Yeremiah Bell - Miami Dolphins

Run Defense

1 - Quintin Mikell - Philadelphia Eagles

2 - Kerry Rhodes - New York Jets

3 - Troy Polamalu - Pittsburgh Steelers

4 - Chris Hope - Tennessee Titans

5 - Jermaine Philips - Tampa Bay Buccaneers

6 - Marvin White - Cincinnati Bengals

7 - Mark Roman - San Francisco 49ers

8 - Bryan Scott - Buffalo Bills

9 - Brian Dawkins - Philadelphia Eagles

10 - Kenny Philips - New York Giants

Pour anticiper les questions : Adrian Wilson - Arizona Cardinals : - 6,8 (0,1 - 3,7 + 2,8 - 6)

A bientôt pour un prochain “Under-Review”!

Draft 2008 : Le bilan après un an (Part I)

Posted by Baron Zbimg in Articles, Football Américain on juillet 1st, 2009 |  No Comments »

Chris Johnson, une des révélations de l'année

Chris Johnson, une des révélations de l'année

On dit souvent que la qualité d’une draft ne peut-être évaluée qu’au bout de trois ou quatre saisons pleines. On dit aussi le plus grand bien de Flozell Adams, le Left Tackle des Cowboys. En bref, tout ce qu’on dit n’est pas toujours vrai, et si quatre ans permettent sans doute une évaluation précise à long terme, une année suffit à déceler de manière générale quelles équipes ont vu juste, quels joueurs sont parvenus à s’adapter et quels joueurs sont en difficulté. Voici donc une analyse de la saison de tous les joueurs sélectionnés au 1er tour et des autres rookies notables.

Premier tour:

1 – Jake Long – Left Tackle – Miami Dolphins

Jake Long est l’un des 3 rookies à avoir terminé sa saison à Hawai au Pro Bowl. Il a été starter de tous les matchs de son équipe au poste de Left Tackle, ce qui malgré ce que l’on pourrait penser avec cette fantastique cuvée 2008, est plutôt rare. Étonnamment, le relatif point faible de Long en College Football a été clairement son point fort en NFL, à savoir la protection de passe. Il n’a subi que 2 sacks (l’un de Bert Berry, l’autre d’Elvis Dumervil) et a été pour beaucoup dans la qualité du passing game de Pennington, ce dernier étant le QB le moins sacké l’année dernière. S’il a démarré doucement dans le run blocking il reste bien au dessus de la moyenne et devrait continuer à progresser dans les années à venir. Le côté gauche de la ligne offensive des Dolphins est vraisemblablement stable pour la décennie à venir.

2 – Chris Long – Defensive End – St Louis Rams

D’aucun diront que Chris Long a réalisé une saison, au mieux, discrète, dans la défense abyssale des Rams l’an dernier. Il est pourtant l’une de ses seules lueurs d’espoir, étant exactement le joueur annoncé. Un énorme moteur qui lui permet d’être très précieux en run defense (40 tackles) et une pression sur les Qbs adverses supérieure à ce que ses 4 sacks laissent présumer font de lui un futur pro bowler en puissance. On attendra néanmoins certainement de lui une progression dans son nombre de sacks l’an prochain car les chiffres font tout en NFL.

3 – Matt Ryan – Quarterback - Atlanta Falcons

Je risque d’enfoncer des portes ouvertes avec Ryan, tout a été dit ou presque sur l’Offensive Rookie of The Year. Il possède toutes les qualités d’un grand QB. Leader, très précis y compris dans le jeu long, capable de mener son équipe à des victoires improbables, bon pourcentage de passes complétées. Ce que j’ai trouvé aussi intéressant dans les 9 matchs que j’ai vu c’est la capacité à ne pas forcer les choses, savoir quand se débarrasser du ballon lorsque la pression arrive ou que la couverture est trop serrée. En gros la crainte principale concernant Ryan (ses interceptions) ne s’est pas justifiée, celui-ci montrant le calme d’un vétéran sous la pression. Pour compléter le tout, la O-Line des Falcons ne s’est pas transformée d’une année à l’autre et elle était toujours très moyenne cette année (Weiner le Left Tackle et Blalock le Left Guard sont catastrophiques, en revanche lae côté droit est solide, McClure - Dahl - Clabo), ce qui donne  encore un peu plus de lustre, si besoin était, à la performance d’ensemble de l’ancien de Boston College. En gros tous les signaux sont au vert, l’association avec Roddy White et l’arrivée de Tony Gonzalez laisse augurer des jours (très?) heureux à Atlanta.

4 – Darren McFadden – Running Back - Oakland Raiders

Avant la draft l’an dernier on se demandait si Al Davis allait commettre une fois de plus son pêché éternel: choisir au 1er tour le joueur le plus athlétique de la draft. Malgré la présence de Fargas et Michael Bush dans l’effectif, Davis craqua pour McFadden. Avec près de 500 yards et 4 Tds à la course et un peu moins de 300 yards à la réception, McFadden a été plutôt efficace lorsqu’il a joué, son explosivité étant un danger permanent dans l’espace. Pas aidé par sa O-Line, il devra éviter les blessures et pourrait s’imposer l’an prochain. Il est néanmoins toujours difficile de prévoir un avenir doré à Oakland, la draft de cette année en ayant apporté une nouvelle preuve.

5 – Glenn Dorsey – Defensive Tackle – Kansas City Chiefs

Sans doute la plus grosse déception de cette draft après un an, à hauteur des attentes. Dorsey a été plutôt bon contre la course (46 tackles), mais sa grande force en college, la capacité de rusher le QB de l’intérieur a été complètement invisible en NFL. Il est régulièrement éteint par des Centers et des Guards moyens, et perdre du temps de jeu au profit de joueurs du calibre d’Alphonso Boone ou Ron Edwards n’est pas bon signe. KC va transformer sa défense en 3 – 4 l’an prochain et Dorsey devrait logiquement être le Nose Tackle partant. On ne peut attendre de lui qu’une nette amélioration, même si la perspective de devoir se défaire de 2 joueurs au lieu d’un n’engage guère à l’optimisme. Un point positif quand même: Dorsey a quand même été starter lors des 16 matchs cette saison, ce qui reste une performance à son poste, et il est parvenu à éviter les blessures, une des grosses inquiétudes le concernant avant la draft. Tout n’est donc pas perdu pour un joueur dont le potentiel reste énorme.

6 – Vernon Gholston – Outside Linebacker – New York Jets

La 2eme grosse déception de l’année. Si Dorsey a eu toutes les peines du monde sur le terrain, Gholston a eu toutes les peines du monde à y rentrer, battu dans le depth chart par Calvin Pace et Bryan Thomas. N’obtenant que quelques rares snaps par match, Gholston n’a pas pu réaliser le moindre sack dans ses 15 bouts de match, et sa défense de run lorsqu’il est sur le terrain fait elle aussi défaut. L’arrivée de Rex Ryan à la tête des Jets annonce peut-être des jours meilleurs, et c’est sans doute la meilleure chose qui pouvait lui arriver. Comptons sur Ryan pour trouver le moyen d’utiliser ce monstre physique qu’est Gholston à raison de 12 ou 13 snaps par match notamment sur des rushs. Gholston, le seul joueur à avoir dominé Jake Long au college, pourrait bien trouver sa place. Et effacer de son front le mot BUST (en majuscule) qu’on commence de plus en plus à lui coller après cette pâle première sortie.

7- Sedrick Ellis – Defensive Tackle - New Orleans Saints (Trade avec les Patriots)

La transition du college football au pro football est historiquement délicate pour les defensive tackles et à ce titre Sedrick Ellis n’a pas à rougir de sa saison. Titularisé à 13 reprises, il a parfois subi dans le running game, un défaut néanmoins compensé par de très intéréssantes capacités à rusher le QB. En plus de ses 4 sacks, il possède près de 20 « pressions » sur le QB (sacks + hits + pressions), une qualité bien utile à cette inoffensive D-Line des Saints. Il n’est en effet pas aidé par Kendrick Clancy à l’intérieur, l’un des pire run defenders de la ligue, et le déclin de Will Smith ajoute à la pression qui pèse sur Ellis. Les Saints possèdent là un très bon joueur, mais ils vont devoir renforcer leur D-Line (ce qu’ils n’ont pas fait en free agency, Paul Spicer n’étant pas la solution) sous peine de voir le jeu d’Ellis se perdre dans la médiocrité.

8 – Derrick Harvey – Defensive End - Jacksonville Jaguars (Trade avec Les Ravens)

Les Jaguars ont tradé l’an dernier tous leurs picks pour pouvoir sélectionner Derrick Harvey au 1er tour et Quentin Groves au second. 2 pass rushers explosifs qui devaient permettre aux Jags de franchir le cap après leur beau parcours il y a un an. Si la draft n’est pas la principale responsable (l’effondrement de la O-Line étant le principal coupable), nul ne peut se réjouir du rendement des 2 joueurs. Investir toute une draft sur 2 joueurs est un pari risqué, et il n’est pas encore perdu. Pas épargné par les blessures, souvent dominé, Harvey a néanmoins laissé entrevoir des qualités de rusher qui devront se faire plus consistantes et plus régulières l’an prochain. L’excellent niveau de jeu de Reggie Hayward pourrait enlever un peu de pression aux 2 rookies. Dont on attendra néanmoins beaucoup plus l’an prochain.

9 – Keith Rivers – Linebacker – Cincinnati Bengals

Titulaire comme Will Linebacker dès le 1er match de la saison, Rivers a vu un début de saison correct prendre une fin brutale en 7e semaine sur un block de Hines Ward. Mâchoire fracturée et dure nouvelle pour des Bengals dont la défense a néanmoins nettement progressé. Il est attendu de retour à 100% cette année et une saison solide devrait lui faire avoisiner les 100 tackles. Rivers a été très discret dans le rush mais étonnamment solide en couverture. Il sera l’un des hommes clés de la D des Bengals l’an prochain, ses retrouvailles avec Ray Maualuga poussant à l’optimisme.

10 – Jerod Mayo – Inside Linebacker – New England Patriots

Qui drafte mieux que les Patriots? Ce pick prouve aussi si besoin est que le départ de Scott Pioli va être difficile à combler pour les Pats tant il a été instrumental dans la réussite des Pats depuis une décennie. Légèrement aidé par l’absence de concurrence mais surtout ses 129 tackles, Mayo a été élu à l’unanimité Defensive Player Of The Year (49, votes sur 50, le dernier pour Rivers qui n’a joué que 6 matchs est le résultat d’une erreur de jugement). Je ne placerais cependant pas l’année de Mayo au niveau de celle de Patrick Willis ou Jon Beason l’année précédente. Il a notamment sombré à 2 reprises dans 2 gros matchs, à Pittsburgh et à Foxboro contre les Jets où il est responsable sur plusieurs Tds, surtout dans le running game. La deuxième nuance à apporter, c’est l’absence de big plays défensifs, un seul fumble forcé, pas de sack, très peu de pression même s’il n’est guère utilisé dans le rush et pas d’interception. S’il continue sa progression cependant, les Pats se sont trouvés un All Pro et le remplaçant à terme de Teddy Bruschi.

11 – Leodis McKelvin – Cornerback – Buffalo Bills

Premier Corner sélectionné, Leodis McKelvin est à ranger au rayon assez bien. Il a néanmoins mieux fini et ça ne peut être que bon signe. La saison rookie est toujours très difficile pour les corners, et on en saura plus cette année. McKelvin a été souvent aligné comme nickel back, souffrant en couverture et un peu léger dans le support de la run defense. Il a terminé l’année avec 2 Interceptions dont 1 transformée en TD. Pas d’inquiétude pour les Bills cependant, McKelvin a un avenir radieux devant lui, et les Bills possèdaient par ailleurs en Jabari Greer et Terrence McGee deux excellents starters. Greer parti à NO, McKelvin devrait être starter cette saison. Il y a e revanche un domaine dans lequel il a en revanche tout de suite fait des étincelles: Le Kick Return Game. Avec 1 TD et plus de 28,5 Yards de moyenne par retour, il est juste derrière Daniel Manning le safety des Bears et Ellis Hobbs le corner des Patriots. Il forme avec Terrence McGee la meilleure paire de retourneurs de kicks de la NFL.

12 – Ryan Clady – Left Tackle – Denver Broncos

L’ancien joueur de Boise State est le Tackle qui a cette année abandonné le moins de sacks (0,5), une stat pour le moins incroyable. Comme je l’ai dit plus haut, cette stat ne dit pas tout, mais dans le cas de Clady elle est l’indication d’immense qualités en protection de passe. Il a protégé efficacement le blind side de Cutler tout au long de l’année, a dominé par moments et tout ceci reste extrêmement impressionnant pour un rookie. J’ai lu ici et là qu’il méritait encore plus que Jake Long une place au Pro Bowl et rien n’est moins vrai. Clady a un énorme deficit dans le run blocking comparé au n°1 et il n’a tout simplement pas brillé comme Long. L’intégration des nouveaux schémas de blocking de zone de Shanahan a forcément été difficile à intégrer, et Clady termine la saison avec une mention bien. Il a néanmoins tout pour être un All Pro dans les années à venir. Attention néanmoins cette année, Orton est beaucoup moins mobile que Cutler et ses stats risquent de s’en ressentir.

13 – Johnathan Stewart – Running Back – Carolina Panthers

Lorsqu’un rookie rushe pour 836 yards, 10 TD et plus de 4yds par porté sa saison ne peut être que satisfaisante. Stewart aime le contact, il est dur à tackler et la paire qu’il forme avec DeAngelo Williams a de beaux jours devant elle. L’explosion de celui-ci en 2e partie de saison a entraîné une diminution de touches pour Stewart. Si Williams continue au rythme de 5,5 Yards par porté, Stewart risque de voir son nombre de touches se stabiliser entre les 150 et 200 pour la saison prochaine. Cela devrait néanmoins le conserver physiquement et il devrait être un difference maker pour les années à venir.

14 – Chris Williams – Left Tackle – Chicago Bears

Une des grosses interrogations de la draft l’an dernier (bras immenses et vitesse de pied fantastique mais mental et amour du jeu très en question), Williams n’a rien fait pour rassurer les Bears. Il n’a joué qu’une infime poignée de snaps dans 9 matchs, incapable de déloger John St Clair l’ancien center, pourtant le PIRE Left Tackle de la NFL l’an dernier (avec Kwame Harris des Raiders), avant de se blesser au dos et d’être opéré cette intersaison. St Clair est aujourd’hui aux Browns où il devrait retrouver l’intérieur de la ligne offensive et les Bears se retrouvent forcés de faire confiance à Williams, dont ils espèrent de nets progrès pour sa deuxième saison.

15 – Branden Albert – Left Tackle – Kansas City Chiefs (Trade avec les Lions)

Left Guard reconverti Left Tackle, Branden Albert a solidifié le côté gauche de la O-Line des Chiefs, en déshérence depuis une décennie. Si Albert est encore loin du Pro Bowl, ses qualités en protection de passe sont encourageantes et il est étonnant, étant donné son statut d’ancien guard, de constater que sa plus grosse lacune est le run blocking. Il est cependant assez solide, et plutôt régulier, à l’exception du match contre Oakland ou Jay Richardson (pourtant atroce l’an dernier) l’avait mangé durant une heure.

16 – Dominique Rodgers-Cromartie – Cornerback – Arizona Cardinals

Aligné en première partie de saison comme nickel corner, Rodgers-Cromartie a vu son temps de jeu augmenter en même temps que la qualité de ses performances pour culminer dans l’incroyable run des Cards en postseason. N’allons cependant pas trop vite en besogne : Encensé dans la presse, il a, y compris durant les playoffs, été parfois très limite dans le respect de ses tâches, oubliant des couvertures, et parfois mis très à mal (notamment par DeSean Jackson). Il reste grâce à sa vitesse et ses épaules fluides le corner au plus grand potentiel dans cette draft, un cover corner typique, en plus capable de big plays qui changent un match (4 INT dont 1 TD, 2 INT en playoff) . Si sa progression continue, on pourrait se souvenir longtemps de sa silhouette longiligne, mais attention quand même de ne pas suivre de trop près la trace de son cousin Antonio Cromartie, explosif mais (très) friable. Un futur All-Pro à mon avis.

17 – Gosder Cherilus – Right Tackle – Detroit Lions

Est-il possible de croire que Cherilus est à ranger dans les bon tirages de ce premier tour? Pas évident et pourtant le jeune Right Tackle a été le meilleur lineman offensif de son équipe. Très en difficulté en début de saison, il a bien remonté la pente et sa protection de passe en fin d’année a été plus qu’encourageante. Lui aussi a plus de difficultés en run blocking, mais il reste une belle amélioration sur le côté droit de la O-Line des Lions. D’autres devront suivre. On peut donc vraiment se demander comment les Lions ont pu faire l’impasse sur Michael Oher cette année. Une décision qui aurait solidifié les 2 côtés de la ligne offensive pour les années à venir.

18 – Joe Flacco – Quarterback – Baltimore Ravens (Trade avec les Texans)

2e rookie à avoir mené son équipe en playoffs, Flacco a bénéficié d’une situation idéale pour s’affirmer comme une belle trouvaille pour les Ravens. Profitant de la défense en béton armé des Ravens, il a limité les erreurs et réussi des big plays lorsque son équipe en a eu besoin. Il a aussi montré le leadership et le calme dans la poche nécessaire à un franchise Quarterback. Flacco va continuer à progresser, et s’il ne se transformera pas en un Peyton Manning ou un Tom Brady, les Ravens espèrent bien qu’ils tiennent là un nouveau Ben Roethlisberger.

19 – Jeff Otah – Right Tackle - Carolina Panthers (Trade avec les Eagles)

Autre Tackle rookie à avoir été titularisé dès la première semaine (il a manqué 4 matchs sur blessure), Jeff Otah a été un élément important de l’extraordinaire saison des Panthers à la course. De tous les rookies, il est avec Jake Long celui qui a été le plus à l’aise dans le run blocking et sa protection de passe est décente. Il a néanmoins connu quelques difficultés à l’occasion, les Panthers alignant souvent un Tight End en soutien de son côté. Rien d’alarmant néanmoins car John Fox aurait tout à fait pu continuer un an de plus avec Travelle Wharton à gauche et Jordan Gross à droite et il ne l’a pas fait. Avec une année de plus au compteur, l’énorme physique et les bras immenses d’Otah devraient faire des merveilles.

20 - Aqib Talib - Cornerback - Tampa Bay Buccaneers

Comme tous les autres corners rookies, Talib a commencé la saison comme nickel corner avant de se voir confier de plus en plus souvent l’une des 2 places de titulaire. Très solide en man coverage et donc parfaitement adapté à la Tampa 2 des Buccaneers, Talib possède en plus d’excellentes mains qui lui permettent de disputer les ballons (4 Interceptions). Philip Buchanon, solide, et Ronde Barber dont la qualité de couverture baisse en même temps que la vitesse lui abandonneront bien vite l’une des 2 places de titulaire. S’il parvient à éviter les pépins, les Bucs ont un shutdown corner en puissance.

21 - Sam Baker - Left Tackle - Atlanta Falcons (Trade avec les Redskins)

Devant l’assaut sur les Offensive Tackles l’an passé, Thomas Demitroff le nouveau General Manager des Falcons avait réagi et tradé vers le haut pour sélectionner Sam Baker. Celui-ci était titulaire dès le premier match de la saison, mais a enchaîné plusieurs blessures qui l’ont tenu éloigné du terrain de la 7e à la 15e semaine, avant de disputer quelques snaps dans les 3 derniers matchs et le PO contre Arizona. Il a réalisé des performances plutôt honnêtes en protection de passe mais a été régulièrement dominé dans le running game. S’il parvient à éviter les blessures il sera de nouveau starter l’an prochain, son remplaçant Todd Weiner étant un vrai danger pour Matt Ryan. Avec quelques progrès, Baker a un long avenir dans la ligue.

22 - Felix Jones - Running Back - Dallas Cowboys

Drafté pour être un “change of pace” (changement de rythme) back, le complément idéal de Marion Barber, Felix Jones a été aussi vif et explosif qu’annoncé en début de saison, sortant les Cowboys de situations fâcheuses avec plusieurs runs de plus de 30 yards et apportant en moyenne 27 yards par retour de kick, donnant aux Boys une excellente position de départ. Sa saison a néanmoins été brusquement coupée en 6e semaine et il va sans doute lui falloir s’étoffer un peu pour pouvoir encaisser en NFL. Nul doute que les Cowboys se débrouilleront pour l’inclure au maximum dans la rotation tant il est dangereux quand il a le ballon dans les mains (8,9 yards par porté, de loin le ratio le plus important de la NFL, il a tourné à plus de 10 yards de moyenne sur la totalité de sa carrière de backup de McFadden à Arkansas). S’il évite les blessures, il peut suivre les traces d’un Leon Washington, et même plus.

23 - Rashard Mendenhall - Running Back - Pittsburgh Steelers

Considéré comme le second running back de la draft, Mendenhall a doucement glissé avant d’être enfin choisi par les Steelers pour être le backup puis le successeur de Willie Parker. Pittsburgh n’a pas pour habitude de donner de grandes responsabilités aux rookies et le cas Mendenhall n’a pas été différent. Après quelques problèmes de fumbles en présaison il a d’abord évolué en Special Teams, couvrant et retournant les Punts. La blessure de Willie Parker a changé la donne et Mendenhall obtient sa première titularisation en 4e semaine contre les Ravens. Après 9 courses pour 30 yards, Mendenhall découvre ce qu’est la NFL en la personne de Ray Lewis. Fracture de l’épaule et Out pour la saison. Mendenhall n’a pas eu besoin de chirurgie et devrait revenir à 100% pour le début de saison. Les Steelers attendront beaucoup de lui, Willie Parker étant maintenant sur la pente descendante. Mais il faudra déjà passer devant Mewelde Moore dans le depth chart, une tâche loin d’être évidente car l’ancien de Tulane m’a vraiment fait forte impression l’an dernier.

24 - Chris Johnson - Running Back - Tennessee Titans

L’homme le plus rapide du 40 yard dash de l’histoire ! (temps électronique). L’explosivité pure. Souvenons-nous néanmoins que le scepticisme était de mise devant ce nouveau choix étonnant des Titans. Encore un running back au premier tour et pas de receveur. Mais Johnson s’est chargé de faire taire les critiques. Avec 1228 yards et 9 TDs à la course, mais surtout 4,9 yards par porté auxquels s’ajoutent 43 réceptions pour 260 yards et 1 TD, Johnson est le 2e rookie de cette liste à avoir gagné sa place au Pro Bowl. S’il est un highlight vivant, Johnson a encore de nombreux progrès à faire. Il est un bloqueur volontaire mais il manque encore quelque chose, et il doit surtout travailler ses réceptions et laisser derrière lui les nombreux drops de l’année dernière. Johnson devrait voir son nombre de ballons augmenter cette saison au dépens de LenDale White et s’il parvient à progresser dans ces domaines il sera au Pro Bowl cette année encore.

25 - Mike Jenkins - Cornerback - Dallas Cowboys

On l’a dit et répété, le saut dans le grand bain est souvent terrible pour les cornerbacks et il l’a été pour Jenkins. Aligné avec parcimonie en début de saison comme nickel corner il a connu des difficultés en couverture et contre le run (il va vraiment falloir s’étoffer). Il n’est évidemment pas responsable de la saison catastrophique de la secondary des Cowboys (le niveau de jeu très pâle de Terrence Newman et son énorme salaire et les vieilles jambes d’Anthony Henry en sont plutôt la cause) mais il va devoir beaucoup progresser car il sera vraisemblablement starter l’an prochain (départ d’Henry aux Browns). La présence d’Orlando Scandrick qui a réalisé une très bonne saison rookie donne aux Boys une alternative à Jenkins et met un peu plus de pression sur celui-ci. Avec une saison de plus dans ses bagages, on attendra de lui de gros progrès cette année.

26 - Duane Brown - Offensive Tackle - Houston Texans

De tous les tackles sélectionnés au 1er tour, il est sans aucun doute celui dont les lacunes onté été les plus visibles. Il a néanmoins lui aussi démarré les 16 matchs cette saison, partageant son temps avec Ephraïm Salaam. Catastrophique en début de saison, il a sensiblement amélioré ses performaces au fil de la saison. Il va devoir vraiment progresser en protection de passe s’il veut devenir un franchise LT car la patience des Texans aura des limites. Il a pour lui d’être décent dans le run blocking et vraiment très bon sur les screens grâce à sa vitesse étonnante pour un lineman, ouvrant des boulevards à Steve Slaton. Houston ne s’est pas renforcé au poste de tackle cette intersaison, les Texans doivent donc croire en Brown qui sera titulaire sur le flanc gauche cette saison. Des progrès sont attendus.

27 - Antoine Cason - Cornerback - San Diego Chargers

L’un de mes chouchous avant la draft l’an dernier, Cason a réalisé une excellente première saison étant donné son poste. De tous les corners sélectionnés au 1er tour il est celui qui eut le plus de temps de jeu. Nickel corner dès la première semaine il s’est montré solide en couverture et très efficace dans le support de run dans la grande tradition des Chargers (74 tackles quand même, 1er de tous les corners rookies). Ses 2 interceptions et son fumble provoqué prouvent qu’il a l’explosivité nécéssaire. Il risque d’être cette année encore barré par Quentin Jammer et Antonio Cromartie pour les 2 places de titulaire, mais un coup de moins bien d’un de ces 2 là (pénalités à répétition pour Cromartie par exemple) pourrait lui ouvrir une place de titulaire.

28 - Lawrence Jackson - Defensive End - Seattle Seahawks

La blessure de Patrick Kerney en début de saison a ouvert un boulevard au joueur de USC qui a ensuite été titularisé pour les 10 derniers matchs de la saison. Le résultat, 2 sacks et 29 tackles, illustre bien la saison moyenne de Jackson. Celui-ci n’a guère montré de dispositions à rusher le quarterback et sa défense de run a été très passable. Le retour de Kerney et Tapp, l’arrivée de Redding et Colin Cole vont mettre la pression sur Jackson. Celui-ci a du endosser un rôle trop grand pour lui l’an dernier et on devrait le voir avec plus de parcimonie cette année. Et peut-être plus d’efficacité.

29 - Kentwan Balmer - Defensive Tackle - San Francisco 49ers

Autre grosse déception cette année, les Niners ont raté le coche avec Balmer. Il n’est que très rarement entré sur le terrain tout au long de la saison pour un résultat de 7 tackles. Une saison blanche sans blessure c’est souvent très mauvais signe. Il a été barré par Aubrayo Franklin qui a réalisé une super saison mais aussi Isaac Sopoaga et Ronald Fields. Très inquiétant pour les Niners.

30 - Dustin Keller - Tight End - New York Jets (Trade avec Green Bay)

Les Jets avaient fait un joli move pour faire de Keller le premier Tight End sélectionné l’an dernier et cela a plutôt bien fonctionné. D’abord barré par Chris Baker, excellent blocker mais peu dangereux dans le jeu de passe, Keller a petit à petit gagné de plus en plus de temps de jeu avant de finir starter les 6 derniers matchs de la saison. On connaissait sa vitesse et ses bonnes main, confirmées avec 48 réceptions pour 535 yards et 3 TDS, mais Keller s’est en plus avéré un blocker décent, ce qu’on attendait moins. Cela a suffi aux Jets pour se séparer de Chris Baker, Keller occupera donc seul la place de n°1 l’an prochain. Tout repart de zéro cependant, les clés du navire risquant d’être confiées au rookie Mark Sanchez. Une saison légèrement en hausse ou similaire à l’an passé est à prévoir pour Keller.

31 - Kenny Phillips - Safety - New York Giants

Premier safety sélectionné, Phillips a été barré une bonne partie du début de saison par James Butler (sans doute le meilleur élément des Giants à son poste l’an dernier) mais a réalisé une bonne première saison, incitant d’ailleurs les Giants à lâcher Butler cette intersaison (parti aux Rams). Moins efficace que Butler en couverture mais néanmoins tout à fait correct, Phillips a apporté son physique dans le jeu de course (64 tackles), il lit bien le jeu, sent bien les coups, et son développement devrait se poursuivre cette saison.

La suite dans le prochain post …

NFL LEGENDS : Steve Young - De l’USFL au Hall of Fame

Posted by Baron Zbimg in Articles, Football Américain on août 3rd, 2009 |  1 Comment »

Nombreux sont les enfants du début des années 80 à aimer les sports US. Plus qu’aucun autre ils véhiculent l’image du «héros», de l’ «idole». Avec du recul aujourd’hui, nous avons vécu dans notre jeunesse l’époque bénie des sports américains: celle de la Dream Team, de Jordan, des géants de la NHL Gretzky, Messier ou Lemieux, de la rivalité Cowboys/Niners, de Joe Montana, Jim Kelly et Dan Marino. Ainsi lorsqu’on avait 10 ans en 90, on était plus probablement fan de Jordan ou Barkley que de Maradona ou Papin. Mon petit cœur d’enfant de 8 ans avait choisi «The Glide» Drexler et les 49ers. J’ai choisi aujourd’hui de retracer la carrière de l’un de mes héros, un joueur à la trajectoire improbable: Steve Young. L’occasion également d’un très bref cours d’histoire.

Ses débuts


Le 24 Juillet 1847, un groupe de pionniers mormons menés par leur président, Brigham Young, fuyant l’hostilité envers leur religion, fonde la ville de Salt Lake City. Un peu plus d’un siècle plus tard, en 1961, son arrière-arrière-arrière petit-fils, Steve Young, vient au monde dans cette même ville de Salt Lake City.


Dès le lycée, il est un athlète accompli: il brille en basket et en baseball et joue Quarterback pour l’équipe de football. Ce sont ses qualités de runner (il a accumulé près de 2000 yards à la course et inscrit 13 TDs) qui sautent aux yeux de l’université de North Carolina, dont le cahier de jeu laisse une grande liberté au QB: Les Tar Heels tentent tout ce qui est possible pour en faire leur QB partant. Cela ne fonctionnera pas, Steve Young rejoint les Cougars de la Brigham Young University (BYU), fondée par son ancêtre, l’une des places fortes du college football et de la Western Athletic Conference.


Une brillante carrière universitaire


Sortant du lycée où il lui a été demandé de courir plus que de passer la balle, Steve tarde à trouver ses marques à BYU, qui possède par ailleurs en Jim McMahon un excellent quarterback (qui gagnera quelques années plus tard le SuperBowl XX avec les Bears). Il n’est donc lors de sa première saison universitaire (freshman) que le back up QB, et il est de plus en plus souvent aligné defensive back, comme cornerback ou safety, en raison de ses capacités athlétiques. Young n’abandonne pas, travaille son poste avec acharnement, et lorsque McMahon est sélectionné n°5 de la Draft 82, il est désigné Quarterback partant des Cougars.


Sa saison junior est bonne, BYU perd peu, remporte sa conférence, mais s’incline contre Ohio State lors de l’Holiday Bowl. Sa saison senior sera elle spectaculaire: Young lance pour 3 902 Yards et 33 TDs, auxquels s’ajoute plus de 500 yards à la course. Avec 71.3 % de passes complétées, Young bat aussi le record NCAA. Il termine l’année en menant son équipe à une victoire dans le 4e quart-temps du Holiday Bowl contre Missouri, inscrivant le dernier touchdown à la course. Il termine 2e du Heisman Trophy, l’équivalent du titre de MVP en universitaire (derrière Mike Rozier). Lorsqu’il se présente à la draft, il a accumulé en 3 saisons 7733 yards à la passe et 56 TDs, auxquels s’ajoutent plus de 1000 yards et 18 TDs à la course.


L’USFL (United States Football League)


Depuis sa fusion définitive avec l’AFL en 1969, la NFL n’a pas eu de concurrent sérieux. Mais en 1982, David Dixon annonce la création d’une ligue concurrente, l’USFL, qui se disputera au printemps, pour ne pas concurrencer frontalement la NFL. Un article mériterait de lui être consacrée: en effet si elle n’a duré que 3 ans effectifs (83-85), elle a, en la concurrençant sur les joueurs et les règles, amené la NFL à faire son autocritique et se moderniser. Ainsi de nombreuses particularités de l’USFL ont été adoptées plus tard par la NFL:


- La conversion à 2 points, adoptée en 94


- La possibilité de challenge des décisions arbitrales grâce à un dispositif d’Instant Replay, identique à celui utilisé en NFL de nos jours


- Le Salary Cap (à l’origine 1.8 Millions de $ en USFL), adopté en 94 en NFL


De 1983 à 1985, la draft NFL est donc en concurrence avec la draft USFL et les jeunes diplômés peuvent donc choisir la ligue de leur choix. Si la NFL a plus de prestige, l’USFL fait tout pour attirer les jeunes talents universitaires et exister face à son concurrent. De nombreuses stars universitaires sont signées en contournant le salary cap, en signant de très gros contrats à longue durée, ou en faisant directement dépendre le joueur du propriétaire de la franchise et non de la franchise elle-même, comme Hershel Walker. Elle permet aussi aux joueurs n’ayant pas encore fini leur cursus universitaire (les Juniors, fin de 3e année) de passer pro. La NFL, une fois de plus, suivra la tendance.


Les débuts pros: Le Los Angeles Express et les Tampa Bay Buccaneers


Alors qu’il est pressenti pour être le n°1 de la draft NFL 1984, Steve Young négocie avec la franchise USFL des Los Angeles Express le contrat qui fera de lui le sportif le mieux payé de l’époque: 40 Millions de dollars pour un contrat de 10 ans. Le contrat sera ensuite transformé en 1 Million de $ annuel pendant 42 ans. Ainsi aujourd’hui, 21 ans après la fermeture officielle de l’USFL, Young est toujours payé.


Il passera 2 saisons à Los Angeles en 84 et 85, 2 saisons correctes où il deviendra notamment le premier joueur professionnel à lancer pour plus de 300 yards et courir pour plus de 100 yards dans le même match. Jamais cependant le Los Angeles Express ne parviendra à accrocher une base de fans suffisante, n’attirant que rarement plus de 10 000 spectateurs, concurrencé par les nombreuses franchises de la région (LA Raiders, LA Rams, San Diego Chargers).


Sentant la situation fragile de l’USFL, la NFL organise en 1985 une draft supplémentaire où les équipes NFL choisissent et acquièrent des droits sur les joueurs ayant opté pour l’USFL. Steve Young y est drafté n°1 au 1er tour par les Tampa Bay Buccaneers.

Il arrive dans une équipe décimée, réputée aujourd’hui comme l’une des pires Offensive Line de l’histoire, et il joue en plus sa deuxième saison complète de l’année, la saison USFL se déroulant au printemps. Il y passera 2 saisons très difficiles, constamment obligé de sortir de sa poche, Young lance plus d’interceptions (21) que de touchdowns (11), mais ses jambes de feu lui font inscrire 6 TDs et parcourir près de 700 yards à la course. Il donne donc l’image d’un pur sang fougueux qui ne sera jamais un quarterback conventionnel. Son avenir est sombre.


Steve Young dans l’ombre de Joe Montana


Seul un homme aime ce qu’il voit en Steve Young : Un quarterback qui ne ressemble à aucun autre, capable de gains conséquents au sol, et plus athlétique que tous ceux qu’il a coaché dans sa carrière. Cet homme, c’est Bill Walsh, un véritable génie offensif qui va révolutionner tactiquement la NFL (il sera le sujet d’un autre article). Mais en plus d’être un immense coach, Walsh est sans doute le plus grand découvreur de talents de l’histoire de la NFL.


Les Buccaneers possèdent le premier choix de la draft 87. Ils sélectionnent le Quarterback Vinny Testaverde. Dès lors Tampa cherche a trader Young, et Bill Walsh saute sur l’occasion. Pour un 2e et un 4e tour de draft, il va faire de Steve Young le back up de Joe Montana, pendant 4 ans, de 1987 à 1990.


Young obtient cependant du temps de jeu et brille comme remplaçant dès sa première année en 1987. Lors d’un match contre les Bears, Joe Montana se blesse lors du premier quart-temps. Steve Young rentre, lance 4 touchdowns et mène les Niners à une victoire 41-0. Dès lors Walsh n’hésitera pas à remplacer Montana par Young, plus mobile, lors de matches où la ligne offensive est en difficulté et où Montana est fréquemment sacké. Montana n’apprécie guère. C’est le début d’une longue rivalité, qui perdure aujourd’hui.


Dès ses 4 premières saisons aux Niners où il joue de façon sporadique, Young laisse entrevoir les qualités qui en feront un grand quarterback par la suite: Efficacité (peu de turnovers), un bras puissant et précis, une incroyable capacité à encaisser les chocs et enfin des jambes de feu qui amèneront même les analystes et observateurs de la NFL à lui voir plus d’avenir en tant que running back que quarterback. En 4 ans et quelques bribes de matchs, il lance pour près de 2800 yards, 23 Touchdowns pour seulement 8 interceptions, auxquels s’ajoutent 4 TDs au sol, et il est en plus souvent décisif:


Le moment est venu pour décrire ce qui restera l’action «signature» de Steve Young, que Steve Sabol, le président de NFL Films et l’un des plus grands historiens de ce sport, considère comme la plus belle course de l’histoire de la NFL.


San Francisco, dernier match de la saison régulière 1988, les Niners (9-6) sont dans une lutte démentielle avec les Rams et les Saints pour remporter la NFC West et se qualifier pour les playoffs. Ils reçoivent les Minnesota Vikings (11-4) en lutte avec les Bears pour le titre NFC Central. Joe Montana se blesse en première mi-temps. Young démarre son match par une passe de touchdown de 73 Yards pour John Taylor. Au 4e quart-temps, les Niners sont menés 21-17 et virtuellement hors course pour les playoffs à moins de 2 minutes du terme. Alors arrive l’action qu’il est difficile voire impossible de décrire, une course de 49 yards de Young qui résiste au sack, puis à 5 plaquages et marque le touchdown de la victoire. En anglais ça donne: “Young, back to throw, in trouble, he’s going to be sacked. No, gets away…He runs…gets away again! Goes to the 40…Gets away again! To the 35, cuts back at the 30! To the 20…the 15… the 10! He dives! Touchdown 49ers!”


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Sans ce TD improbable les Niners n’auraient pas remporté la NFC West et auraient raté les playoffs.


Young n’y jouera pas le moindre snap et Joe Montana, peu à son avantage tout au long de la saison, renaîtra de ses cendres. Les Niners remporteront leur 3e Super Bowl de la décennie, puis le 4e un an plus tard.


Enfin starter, des débuts difficiles


Après 4 années dans l’ombre de Montana et deux bagues de champion comme remplaçant, Steve Young obtient sa chance au début de la saison régulière 1991. Joe Montana s’est gravement blessé lors de la finale NFC perdue contre les Giants l’année précédente et manquera l’intégralité de la saison.


C’est un départ difficile. Au bout de 8 matchs les Niners ont un bilan inquiétant de 4 victoires et 4 défaites. Lors du 9e match, Young bat le record de franchise de Montana avec une passe de touchdown de 97 yards pour John Taylor mais se blesse peu après. C’est le 3e quarterback Steve Bono qui assure l’intérim. Après avoir perdu le match, il remporte les 5 suivants en jouant particulièrement bien et Georges Seifert, qui a succédé à Walsh, le maintient malgré le retour de blessure de Young, qui ne rejouera que les 2 derniers matchs de la saison. Les 10 victoires ne suffisent pas pour aller en playoff et le public de San Francisco n’attend qu’une chose, le retour de «Joe Cool». Young remporte cependant son premier titre de passeur, grâce à un rating de 101.8.


Première grande saison


La saison 92 s’annonce difficile pour Steve Young : il va devoir se battre avec Steve Bono, et on annonce en plus le retour imminent de Montana. Young n’est pas loin d’être tradé mais Montana n’étant pas rétabli pour l’ouverture de la saison, il est starter lors du premier match. Sa saison commence très mal puisqu’il subit une commotion et est remplacé par Bono, toujours aussi efficace, qui mène les Niners à la victoire. Cependant Young revient dès le match suivant, et sous l’influence du nouveau coordinateur offensif Mike Shanahan, il change peu à peu son jeu, devient plus patient dans sa poche et laisse parler son bras. Sa saison 92 sera majestueuse: il mène les Niners à un bilan de 14-2, possède pour la 2e saison consécutive le meilleur rating à 107.0, et mène également la ligue en Touchdowns (25). Il ne manque qu’un match au cours de la saison en raison de la grippe, match dans lequel Montana signe son retour (près de 2 ans d’absence) par un match superbe. La situation ne pourra guère durer pour les Niners qui devront faire un choix en 93. Le choix sera difficile, Steve Young est le meilleur joueur de la ligue et est élu MVP.


Les Niners attaquent les playoffs en position de force, tête de série n°1 de la NFC, le théâtre en ce début des années 90 d’une des plus belles rivalités que le sport ait connu: Cowboys - 49ers

Après 2 victoires tranquilles contre les champions en titre Redskins et les Eagles, Niners et Cowboys se retrouvent au Candlestick Park de San Francisco pour la finale NFC. Ce ne sera pas la dernière. La présentation du match par CBS :


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La première mi-temps se termine sur le score de 10-10 mais les Niners ont raté le coche et le momentum est du côté des Cowboys. Une passe de touchdown de 63 yards pour Rice est annulée en raison d’un holding (en vidéo juste en dessous) et le touchdown encaissé provient d’un turnover suite à une réception de punt cafouillée. C’est Young et Emitt Smith qui ont inscrit les Touchdowns sur des courses.


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Dès le début du second acte les Cowboys prennent un avantage conséquent en marquant sur leurs 2 premières possessions. Young ramène son équipe à 4 points grâce à une passe pour Jerry Rice, mais Aikman crucifie les Niners sur le drive suivant. Score final 30 - 20. Aikman a été parfait, la défense a été dominatrice, les Boys méritent leur place au Super Bowl, leur premier de la décennie, qu’ils remporteront par la suite en atomisant les Bills.


Montana quitte les 49ers


Au début de la saison 93, énorme coup de tonnerre: Georges Seifert décide d’échanger Joe Montana plus un autre joueur et une troisième tour de draft contre le premier tour de draft des Kansas City Chiefs, malgré la désapprobation des fans. Steve Young est désormais seul à la barre. (article du NY Times de l’époque: http://query.nytimes.com/gst/f… )


Si le duo Montana - Rice a battu tous les records NFL dans les années 80, la relation de Jerry Rice et Steve Young sera encore plus impressionnante dans les chiffres, année après année. Young est de plus en plus à l’aise avec ses receveurs (Rice et Taylor) qui lui vouent le même respect qu’à Joe Cool, mais il n’a toujours pas mené les Niners au Super Bowl. Sa saison sera encore une fois magnifique: Il efface les précédents records de franchise de Montana en yards à la passe (4023), nombre de passes consécutives sans interceptions (189) et il mène une fois de plus la NFL en Touchdowns (29) et en rating (101.5) pour la troisième année consécutive. En revanche les Niners ne possèdent plus leur défense des années 80. Elle est souvent en difficulté et c’est dans la douleur que San Francisco se qualifie pour les playoffs (10-6).


Après avoir balayé les Giants de Phil Simms 44 - 3 grâce à 5 touchdowns du running back Ricky Watters, les californiens retrouvent à nouveau leur meilleur ennemi, les Cowboys, mais cette fois-ci au Texas Stadium de Dallas.


Le match sera encore moins disputé que l’année précédente, la défense des Niners étant incapable d’arrêter les Cowboys qui inscrivent 4 touchdowns sur leur 5 premières possessions. 28 - 7 à la mi-temps, 38 - 21 au final, jamais San Francisco n’a été en mesure de remporter ce match. A titre personnel Steve Young n’a pas grand-chose à se reprocher. Il a trouvé l’historique full back Tom rathman pour le premier touchdown, et a inscrit le dernier de son équipe à la course. Une fois de plus le Super Bowl ne sera qu’une formalité pour les Cowboys.


1994, la consécration


Conscient des problèmes défensifs récurrents, Seifert fait signer un grand nombre de vétérans à l’orée de la saison 94: 4 pro-bowlers débarquent sur la côte Ouest: les linemen Richard Dent et Ricky Jackson, et surtout deux grands joueurs en provenance des Cowboys, le linebacker Ken Norton Jr et le cornerback Deion Sanders.


Le début de saison des Niners est marqué par l’affrontement que tout le monde attend, dès la deuxième semaine: San Francisco se déplace à Kansas City pour y affronter les Chiefs. Steve Young contre Joe Montana, dont personne n’a fait le deuil à San Francisco, Young étant «incapable de remporter les grands matchs». Avant le début de la rencontre, les 2 futurs hall of famers ne se serrent pas la main.


Avec 2 joueurs blessés dans sa ligne offensive, Young subit pendant tout le match la pression des Chiefs, et essuie 5 sacks dont un safety. Il lance une passe de TD et une interception, mais c’est Montana qui en lance deux, et surtout remporte le match. Les critiques pleuvent. Elles ne tarderont pas à se calmer.


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Les Niners terminent la saison tête de série n°1 de la NFC grâce à un bilan de 13-3, et sur un plan personnel Young est à son apogée. Il remporte pour la deuxième fois le titre de MVP, et mène la NFL en Touchdowns (35) pour la troisième année consécutive, pour seulement 10 interceptions, et en évaluation pour la 4e année consécutive (112.7), battant ainsi le record NFL de …. Joe Montana. Il bat aussi le record du pourcentage de passes complétées sur une saison NFL (70.3%).

Deion Sanders a aussi été élu MVP défensif, les Niners attaquent donc les playoffs en confiance, et ils ne font pas dans la dentelle. Ils écartent les Bears 44 - 15, ce qui leur donne le droit de retrouver … les Cowboys, pour la troisième année consécutive, en finale de la NFC, à San Francisco.


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D’un côté Troy Aikman, invaincu en playoffs en carrière (7-0), de l’autre Steve Young qui malgré un niveau de jeu incroyable peine à recevoir l’appui de ses fans.


Cette fois-ci ce sont les Cowboys qui se crucifient eux-mêmes en raison de leurs turnovers. Après une interception d’Eric Davis retournée pour un TD dès le 3e play du match, Ricky Watters sur une passe de Young, puis William Floyd à la course portent le score à 21-0 après seulement 8 minutes de jeu (le début de match en vidéo).


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Les Cowboys reviennent ensuite à 24-14 grâce à une réception de 44 Yards d’Irvin et une course de 4 yards de Smith. Mais à 8 secondes de la mi-temps, Young lance une passe parfaite dans le coin gauche de l’en-but, Rice plonge, TD 49ers. La 2e mi-temps sera plus tranquille, Emmitt Smith et Irvin une fois de plus marquent pour les texans, mais Young score aussi sur une course de 3 yards. Les Cowboys n’ont pu remonter le handicap insurmontable du 1er quart-temps, Steve Young mène enfin son équipe au Super Bowl.


Le 29 Janvier 1995, il s’apprète à vivre le jour le plus important de sa carrière. Live or Die. L’occasion rêvée de s’affranchir de Montana, de faire enfin taire les critiques, notamment celles de son propre public.


A Miami, c’est la fête de la Californie: pour la première fois 2 équipes d’un même état s’affrontent au Super Bowl. Les Niners affrontent les Chargers, la surprise des playoffs, mené en attaque par le running back Pro-Bowler Natrone Means et en défense par le linebacker Junior Seau (déjà!).


Le match ressemble très vite à un rêve pour Steve Young: Après 5 minutes, il a déjà lancé 2 passes de touchdown de plus de 40 yards, l’une pour Jerry Rice, l’autre pour Ricky Watters. Après avoir vu les Bolts revenir à 14-7 sur un long drive conclu par une course de 1 yard de Means, Young ajoute 2 nouvelles passes de TD, la première pour le fullback William Floyd, la dernière pour Watters qui rentre dans l’en-but pour la seconde fois du match. Le score à la pause est de 28-10, Young a déjà lancé 4 passes de TD en une mi-temps, égalisant le record de Doug Williams.


La 2e mi-temps commence comme la première, les Niners inscrivent 2 TDs coup sur coup, sur une course de 9 yards de Watters (son 3e du match), puis la 5e passe de TD de Young qui en trouvant Jerry Rice dans l’en-but égalise le record de Joe Montana. Les Chargers répondent et marquent sur un retour de kick de 98 yards, mais ils sont déjà très loin. Les Niners gèrent la fin du match, mais en début de 4e quart-temps, Steve Young rentre dans l’histoire en lançant sa sixième passe de touchdown, toujours pour Jerry Rice. Les Niners s’imposent 49-26.


La jubilation de Young à la fin du match est à la hauteur, non seulement du poids dont il vient de se soulager, mais aussi de l’exploit sans précédent de cette équipe des Niners et de leur quarterback. Young a lancé 6 passes de touchdown, un record NFL qui ne semble pas près d’être battu, mais il est aussi le seul joueur de l’histoire du Super Bowl à être à la fois meilleur passeur et meilleur coureur du match, puisque ses 49 yards surpassent les 47 yards de Watters. Young devient aussi le 5e joueur à être MVP et MVP du Super Bowl dans la même saison. A la fin du match il déclare: “Is this great or What? I mean, I haven’t thrown six touchdown passes in a game in my life. Then I throw six in theSuper Bowl! Unbelievable!”.


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Brett Favre et les Packers, une nouvelle bête noire pour la fin de carrière


Les 2 saisons qui suivent le Super Bowl se ressemblent pour Steve Young. 2 saisons où les Niners restent la meilleure attaque de la ligue mais où Young manque 5 et 6 matchs. Lorsqu’il joue il reste très efficace, productif (comme le prouvent les stats de Jerry Rice) et fait toujours peu d’erreurs (34 TDs pour 17 Int sur ces 2 saisons), ce qui lui permet de glaner un nouveau titre de passeur (rating de 97.4). Mais ces 2 saisons s’achèvent de la même façon en playoff, par une défaite contre Green Bay, la première année à San Francisco, la seconde à Lambeau Field. Young n’y est pas parfait mais surtout son équipe décline, les pro-bowlers y sont de moins en moins nombreux. Les Niners continuent de parvenir en playoffs mais leurs capacités sont plus limitées.


La saison 97 sera un peu plus joyeuse mais se terminera de la même manière. Young ne s’y blesse quasiment pas, remporte un sixième titre (!!) de meilleur passeur (rating de 104.7), égalisant le record légendaire de Sammy Baugh, mais mène surtout les Niners sur le toit de la NFC en saison régulière à 36 ans. Jerry Rice s’étant blessé en début de saison, c’est le joueur de 2e année Terrell Owens qui est sa cible favorite.


Après avoir battu les Vikings dans le Divisional Game, les 49ers retrouvent …. Les Packers pour se donner le droit d’affronter les Broncos au Super Bowl. Au 3com Park de San Francisco, les californiens sombrent à nouveau devant le triple MVP en titre Brett Favre, l’attaque ne score pas le moindre touchdown et c’est toute une ville qui se demande si l’heure de la retraite n’a pas sonné pour son quarterback.


Une dernière saison au top, à 37 ans


Avant la draft 98, nombreuses ont été les spéculations sur l’avenir du vétéran. Marqué par les 3 défaites consécutives contre les Packers, Young décide de poursuivre l’aventure. Grand bien lui en prit. Si cette dernière année ne lui permit pas de gagner un 2e Super Bowl, sa dernière saison complète sera une immense réussite. C’est la 16e saison consécutive à plus de 10 victoires pour les 49ers (record NFL), la 8e consécutive sous le commandement de Young qui mène son équipe à un bilan de 12-4.

Il est 2e passeur de la NFL (101.1) derrière un autre phœnix en fin de carrière, Randall Cunningham, les 2 quarterbacks s’appuyant tous deux sur des receveurs qui feront parler d’eux pendant longtemps, Terrell Owens et Randy Moss.

A 37 ans il bat 2 records personnels, les plus importants pour un quarterback: Il passe pour 4170 yards et domine la ligue pour la 2e fois au nombre de passes de TD avec 36 (pour 12 interceptions seulement). A tout cela s’ajoutent près de 500 yards à la course. Difficile de faire plus impressionnant.

Mais pour vraiment bien finir, tout le monde attend une victoire contre les Packers que les 49ers affrontent pour la 4e fois consécutive en playoff.


Le match sera épique, un de ces «classiques» que l’on regarde encore et encore des années après. On joue les 10 dernières secondes du temps règlementaire, Green Bay mène 27-23 et semble se diriger vers une enième victoire contre son ennemi de l’Ouest. Young a lancé les 2 passes de touchdown de son équipe. Dernier snap du match, les Niners doivent viser l’en-but et marquer. Young scrute le terrain et envoie une passe laser, parfaite et dans un angle impossible, captée par Terrell Owens, à 3 secondes de la fin du match. L’action sera nommée «The Catch II» en référence à la célèbre action de Joe Montana contre les Cowboys quelques 17 années auparavant. Steve Young tient son dernier exploit. La route des Niners s’arrêtera contre les Falcons à domicile, une défaite 20-18 et 2 derniers touchdowns (1 passe, 1 course) pour le dernier match de Steve Young en playoff.


Bien décidé à continuer à jouer et nommé quarterback partant par Steve Mariucci, Steve Young dispute les 3 premiers matchs de la saison régulière de 1999, et en remporte 2, mais subissant une 4e commotion cérébrale en 3 ans, il décide de mettre un terme définitif à sa carrière.

Accomplissements et records


Steve Young n’a joué et remporté qu’un Super Bowl dans sa longue carrière, et c’est la raison pour laquelle il est souvent laissé de côté ou oublié lorsque l’on parle de grands quarterbacks. Sa carrière parle néanmoins pour lui et ses accomplissements et records sont nombreux:


- Plus grand nombre de touchdowns à la course en carrière pour un QB: 43 (ne comporte que la saison régulière)

- 2e en nombre de Yards à la course en carrière pour un QB: 4239 yards (derrière Randall Cunningham)

- Plus grand nombre de TDs lancés au Super Bowl: 6

- Au jour de sa retraite, meilleur duo QB/ receveur de l’histoire de la NFL avec Jerry Rice, depuis surpassé par le duo Peyton Manning/Marvin Harrison

- Seul quarterback de l’histoire à enchainer 4 saisons consécutives à plus de 100 de rating (en dominant la NFL durant les 4 saisons consécutives, autre record NFL)

- 6 fois meilleur passeur de la NFL en rating. Record codétenu avec le légendaire Sammy Baugh

- A l’heure de sa retraite, record du meilleur rating en une saison (112.8), depuis dépassé par Peyton Manning et Tom Brady

- Meilleur rating en carrière (96.8)

- Meilleur pourcentage de passes complétées en carrière (64.3%). Il pourrait être battu par Chad Pennington et Kurt Warner.

Steve Young a accumulé au cours de sa carrière NFL 33124 yards (21e) et 232 TDs à la passe (pour seulement 107 interceptions)(19e)


Il est le premier Quarterback gaucher au Hall of Fame. Et le premier quarterback mormon ….


Il a laissé 2 images tout au long de a carrière: Au début celle du quarterback difficile à gérer, incroyable athlète, courant avec férocité même sans son casque.


En fin de carrière celle du passeur à la meilleure efficacité de l’histoire de la NFL, capable de lancer 6 passes de TD au Super Bowl, mais courant encore pour près de 500 yards à 37 ans. S’il aurait probablement pu gagner plus d’un Super Bowl, sa formidable série de saisons victorieuses reste un exploit, dont les fans des Niners se sont brutalement rendus compte l’année ou leur quarterback venait de prendre sa retraite. Le bilan des Niners venait de passer de 12-4 à 4-12.

Depuis à San Francisco, rien de nouveau, et si l’on continue d’y attendre le nouveau Joe Montana, le nouveau Steve Young est le bienvenu.

NFL LEGENDS : Pete Gogolak, le premier Kicker

Posted by Baron Zbimg in Articles, Football Américain, Videos on août 5th, 2009 |  1 Comment »

Pour devenir le show monumental qu’elle est aujourd’hui, la NFL n’a cessé d’évoluer depuis sa création. Fusion, ajustements des règles, de l’équipement, innovations des coachs ou des propriétaires ont été des changements essentiels à la création de la NFL que l’on connait. Si la plupart de ces améliorations ont résulté de décisions concertées, celle dont nous allons parler aujourd’hui fut une révolution brève et violente, qui devait aboutir à la création du kicking game moderne. Le responsable : Peter Kornel Gogolak.

Pete Gogolak naît le 18 Avril 1942 à Budapest d’une famille bourgeoise, en pleine seconde guerre mondiale, et rien ne le prédestine donc au football américain. Il grandit en admirant Puskás, Kocsis, Czibor et toute la fabuleuse “Equipe d’Or” hongroise des années 50, invaincue pendant 4 ans, championne olympique et vice-championne du monde, et se met tout naturellement au football, qu’il va pratiquer jusqu’à l’âge de 14 ans avant que le sort n’en décide autrement. Depuis la fin de la guerre, la Hongrie fait partie du bloc communiste et subit une stalinisation forcée. Le 23 Octobre 1956 démarre l’Insurrection de Budapest, ensemble de manifestations et revendications ouvrières, étudiantes et intellectuelles qui doit aboutir à la sortie du giron soviétique. La Hongrie se déclare neutre le 1er Novembre.

Le 4  Novembre, 2000 chars et 200 000 soldats russes entrent dans Budapest et répriment la révolution dans le sang. Les Gogolak décident de fuir et profitent du chaos pour quitter le pays.

Ils débarquent aux Etats-Unis et s’installent à New York où Pete et son frère Charlie poursuivent leur scolarité. En 1961 Pete rentre à l’université Cornell dans l’état de New York, une des universités les plus prestigieuses du monde, où il découvre l’existence du football américain. Pete constate que ce sport est pratiqué par tous les étudiants “populaires”, et que les filles veulent toutes sortir avec les joueurs. Un argument de poids qui donne envie au jeune Gogolak d’essayer. Il va alors regarder des  heures de cassettes de matchs professionnels.  Verdict: Il ne comprend pas tout ce qu’il voit mais une chose lui saute aux yeux: le kicking game.

Jusqu’alors les kickers n’existent tout simplement pas en NFL. Ce sont le plus souvent des linemen offensifs (Tackles, Guards, Centers) qui se chargent des coups de pied, la plupart étant des transformations de touchdowns. Les Field Goals de plus de 30 yards sont rarissimes. Les “straight ahead” kicks ont remplacé les drops vers le milieu des années 20 et sont donc déjà une évolution du jeu (ci-dessous en vidéo un drop kick et un résumé de la carrière de George Blanda pour se rendre compte à quoi ressemble un straight-ahead kick). Les Hall of Famers George Blanda (QB), Lou Groza (Offensive Tackle) ou Paul Hornung (Running back) sont les kickers les plus réputés de la ligue. Ils frappent le ballon en équilibre, d’un pointu, avec une chaussure rigide spécialisée qui leur permet d’être raisonnablement précis (les % de réussite au dessus de 60% restent rares néanmoins) mais la puissance et la fluidité laissent grandement à désirer. En voyant cela, Gogolak le footballeur ne peut s’empêcher de se dire:  “Quelle façon étrange de frapper dans un ballon!”.

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Pete décide donc d’essayer d’intégrer l’équipe de football de Cornell et il y trouve sans surprise sa place comme kicker. Dès sa saison “freshman” en 1961, son style fait des ravages. Il est le premier “soccer style” kicker de l’histoire de la NCAA. Sa prise d’élan latérale, la possibilité de mettre tout son poids dans ses coups de pied et sa zone de frappe (dessus et intérieur du pied) lui permettent d’être plus précis et de frapper de plus loin. Très vite il efface les records NCAA des tablettes. Il réussit un field goal de 41 yards dès son premier match (record égalé) avant de réussir le premier field goal de 50 yards de l’histoire de la NCAA  un an plus tard. Il bat aussi le record de transformations de TDs consécutives réussies en 1963 (44).

Il est drafté au 12e tour en 1964 par les Buffalo Bills de la jeune American Football League, déjà connue pour ses innovations en tout genre (noms sur les maillots, conversions à 2 points, partage des revenus de télévision, horloge de jeu dans le stade, salaires équivalents pour les joueurs de couleur, premiers quarterbacks noirs et hispaniques etc …). Après avoir été le premier “soccer style” kicker du college football, il devient le premier “soccer style” kicker professionnel. Les résultats ne se font pas attendre. Il inscrit 102 points en 1964, 25% du total de son équipe, et passe régulièrement des field goals de plus de 40 yards. En 1965 il inscrit 115 points et est nommé meilleur joueur de la ligue par Sporting News.

Voir ce petit homme de 70 kilos kicker d’aussi loin et aussi bien impressionne, et très vite (3-4 ans) toutes les équipes AFL et NFL se dotent d’un “soccer style” kicker, un spécialiste qui occupe une place à part entière dans le roster. La nouvelle technique est plus efficace, plus esthétique et plus “cool” à regarder. Dès lors le football américain professionnel va voir arriver des joueurs qui ne ressemblent même pas de loin à un athlète professionnel, la plupart du temps des immigrés élevés au football et qui vont peupler les 2 ligues au milieu des années 60. Jan Stanerud le norvégien, Charlie Gogolak (le petit frère), Garo Yepremian le chyprio-arménien sont autant d’exemples de ce nouveau type de joueurs. Yepremian est resté célèbre grâce à une des anecdotes préférées de Don Shula. Durant sa saison rookie, parlant à peine l’anglais et découvrant le football américain, il réussit une transformation, explose de joie, court vers son banc et tape dans les mains de ses coéquipiers. On lui demande alors ce qui a provoqué cette joie et il répond : “I Kick a Touchdown I kick a Touchdown”.

Durant ses 2 premières saisons professionnelles, Gogolak va donc de succès en succès. Les Bills, aidés par sa capacité à scorer régulièrement dans de mauvaises conditions météo, remportent ces 2 années (64-65) le titre AFL. A la fin de la saison 65, Gogolak va de nouveau faire l’actualité et sera le premier élément déclencheur de la plus grande révolution du football américain professionnel.

4 ans après la création de l’AFL, c’est la guerre ouverte entre les 2 ligues et les 2 commissionnaires Pete Rozelle et Al Davis. Les règlementations sont floues mais tous les propriétaires des 2 ligues ont signé une charte de bonne conduite, s’engageant à ne pas signer de joueurs évoluant dans la ligue concurrente. Celle-ci est respectée car elle est bénéfique aux propriétaires des 2 ligues. Elle protège en effet contre toute compétition financière pour les atlètes les plus doués (même si les rookies font déjà l’objet de surenchères) et permet donc de maintenir à peu près le niveau des salaires. Mais durant la pré-saison 1966, les New York Giants, le plus gros marché de la NFL, se retrouve à court de kicker. En effet, Bob Timberlake* l’ancien QB de Michigan a manqué ses 14 derniers kicks l’année précédente.

Wellington Mara, le propriétaire des Giants, est le premier à briser la charte. Pour une somme que les Bills sont incapables d’aligner, il signe pour 5 ans Pete Gogolak pourtant sous contrat avec Buffalo. Gogolak est la première star à passer d’une ligue à l’autre, mais dès lors les vannes sont ouvertes. Al Davis ne va cesser d’encourager les propriétaires de l’AFL à signer des stars de la NFL, et une charte parfaitement respectée durant 5 ans devient obsolète du jour au lendemain. Les enchères sont ouvertes, la compétition pour l’acquisition des plus grands talents coûte en une offseason très cher aux propriétaires des 2 ligues. C’est l’élément fondamental qui va les “forcer” à se rapprocher et qui aboutit dès l’été 66 à la fusion de l’AFL et de la NFL, et donc à la création du Super Bowl.

Gogolak a donc été sans le vouloir à l’origine de changements majeurs dans le monde du football américain professionnel. Il va continuer sa belle carrière pendant 9 ans avec les Giants et enchaîner les succès. Il est toujours aujourd’hui le meilleur marqueur de l’histoire des Giants avec 646 points. Son frère Charlie est quant à lui le premier kicker de l’histoire drafté au 1er tour, en 1966, par les Washington Redskins. Il détient encore aujourd’hui le record d’”extra-points” réussis (8) dans un match NFL, dans le match le plus prolifique de l’histoire de la NFL, opposant les Redskins de Charlie … aux Giants de Pete (72 - 41). Un records qui sera égalé en 1972, par son grand frère évidemment. Pete détient enfin le record de transformations de touchdowns réussies consécutives, avec 133.

Mais vous l’avez compris ce ne sont pas les chiffres qui illustrent l’impact qu’a eu ce jeune immigré hongrois sur l’avenir d’un sport. Il a créé un poste (kicker) et ouvert la voix à d’autres spécialistes (les punters anciens joueurs de football australien, qui se multiplient en NFL aujourd’hui), apportant une amélioration si évidemment visible à un domaine du jeu qu’il est difficile de s’imaginer ce qu’il a bien pu y avoir “avant”. Une amélioration si nette que les règles ont du changer, les poteaux étant repoussé de la ligne d’en-but à l’arrière de cette même zone.

En 1950 les Browns remportaient le titre NFL grâce à un field goal de 16 yards, chargé de tension dramatique et qui permettait à Lou Groza de devenir “Mr Clutch”, l’homme des grands moments. 50 ans plus tard, Adam Vinatieri kickait dans le blizzard et le vent violent un field goal de 45 yards pour envoyer les Pats au Super Bowl.

Une révolution signée Pete Gogolak.

* Bob Timberlake est surnommé “The father of the Super Bowl” par Steve Sabol le grand historien de la NFL, car sans son incroyable série malheureuse (14 field goals manqués), les Giants n’auraient sans doute pas signé Gogolak et enclenché le processus qui a mené à la fusion de l’AFL et la NFL et la création du Super Bowl.

Overrated / Underrated : AFC North

Posted by Baron Zbimg in Articles, Football Américain on août 19th, 2009 |  3 Comments »

Spectacle n°1 aux Etats-Unis, il se dit et s’écrit énormément de choses sur la NFL. Les buzz et les fausses opinions se répandent rapidement, repris par les nomberux (mauvais) journalistes les uns après les autres. En évitant les évidences, le but de cet article est d’essayer de vous fournir un avis éclairé (par des heures de visionnage et d’analyse de 8-9 matchs par joueur en moyenne. Je note chaque joueur sur chaque play, à quel poste il a été aligné et ce qu’il lui a été demandé de faire -rush, couverture, block, route running etc …) sur les joueurs sur-cotés, dont on entend parler en permanence, et ceux sous-cotés, jamais évoqués et qui mériteraient plus d’attention, des équipes de l’AFC North.

PITTSBURGH STEELERS

Underrated

A tout seigneur tout honneur, commençons par les champions en titre: Si la ligne offensive des Steelers a justement été critiquée l’an dernier (Big Ben étant l’un des 3 QB les plus sous pression de toute la NFL), Willie Colon a été l’un des très bons Right Tackles de la NFL l’an dernier. Aussi à l’aise en protection de passe que dans le run blocking, il pourrait même devenir un tackle d’élite s’il parvenait à limiter le trop grand nombre de pénalités commises.

Willie Colon

Willie Colon

Emmenés par Troy Polamalu, James Harrison et James Farrior (tous 3 dans l’élite de la NFL à leur poste dans mon classement), les Steelers avaient la meilleure défense de la NFL l’an dernier dans quasiment toutes les catégories, et il n’est donc pas étonnant de constater que beaucoup d’autres joueurs ont aussi réussi une très bonne saison. Drafté au 1er tour en 2007 (15e) et donc pas vraiment une surprise, Lawrence Timmons fait néanmoins peu parler de lui et c’est bien dommage à la vue de la qualité de ses prestations. Jamais starter l’an dernier, il a vu son temps de jeu augmenter considérablement au fil des matchs et a été notamment utilisé pour rusher le QB, domaine dans lequel il a excellé (5 sacks et prés de 20 pressions). Timmons est une future star et les Steelers ne s’y sont pas trompé, Larry Foote a été laissé libre (il sera une très bonne addition pour les Lions) pour faire de la place à Timmons, qui sera starter à côté de Farrior l’an prochain.

On entend un peu plus souvent parler d’Aaron Smith, néanmoins pas assez à mon goût. S’il n’est pas un excellent rusher (malgré ses 5,5 sacks), Smith excelle en défense de run (3e de la NFL à son poste) et il est avec Farrior le leader de la défense des Steelers dans ce domaine. A 33 ans il ne montre toujours pas de signe de ralentissement, le duo qu’il forme avec Brett Keisel reste extrêmement efficace, et Ziggy Hood aura donc tout le temps d’apprendre tranquillement le métier avec d’excellents professeurs.

Le dernier joueur sous-coté dont nous allons parler ne fait plus partie de l’équipe des Steelers aujourd’hui. Unrestricted Free Agent en fin de saison, Bryant McFadden a signé pour 2 ans aux Cardinals. Si Ike Taylor est régulièrement évoqué parmi les corners d’élite de la NFL (ce qu’il est redevenu en fin de saison après une première moitié très chaotique), McFadden n’a pas du lire beaucoup son nom dans les journaux l’an dernier. Handicapé par des blessures il y a 2 ans, il a mis 8 matchs l’an dernier à détrôner William Gay et DeShea Townsend pour un poste de starter. Dès qu’il a pris la place néanmoins, son niveau de jeu a été excellent. Très bon en couverture, efficace contre le run et n’encaissant pas la moindre pénalité dans les 10 matchs auxquels il a participé, McFadden a prouvé qu’il peut être un vrai corner d’élite lorsqu’il n’est pas handicapé par des blessures. Sa gourmandise dans les négociations, la profondeur de banc des Steelers et sa propension à se blesser ont conduit Pittsburgh à le laisser partir. Il devrait faire des merveilles à Arizona l’an prochain … s’il ne se blesse pas.

Bryant McFadden au Super Bowl

Bryant McFadden au Super Bowl

Overrated

Est-il possible de trouver des joueurs sur-cotés dans une équipe championne de la NFL? Sans aucun doute. Régulièrement cité parmi les meilleurs Nose Tackles de la NFL, Casey Hampton est très loin du niveau que les observateurs semblent lui accorder sur sa seule réputation et l’excellente saison de la D de Pittsburgh. Tout juste décent contre le run (j’ai 37 Defensive Tackles mieux notés que lui dans ce domaine), ce qui est un minimum lorsque l’on pèse plus de 150 kilos, Hampton est absolument inexistant dans le rush et sans la présence de Timmons et Farrior, Pittsburgh n’apporterait pas la moindre pression à l’intérieur de la poche. Hampton aura 32 ans en Septembre et il est le seul réel point faible de cette incroyable D des Steelers. Il va devoir rebondir cette année ou cela risque d’être sa dernière.

Bien qu’il n’ait jamais été sélectionné pour un Pro Bowl, Heath Miller est régulièrement dans la conversation lorsque l’on parle des meilleurs Tight Ends de la ligue. Présenté comme un Tight End complet, Miller est en réalité assez loin de l’élite de la NFL. Le système offensif de Bruce Arians n’étant pas très favorable aux Tight Ends, Miller est plutôt au dessus de la moyenne en ce qui concerne le jeu de passe. Il a des mains très sûres mais il ne possède malheureusement pour lui pas l’explosivité de certains et n’est donc pas une immense menace pour les défenses adverses. Le problème, c’est que Miller a aussi des lacunes dans le run blocking (mais, on le verra, il n’est pas le seul, beaucoup de TE reconnus sont de très mauvais bloqueurs en NFL) auxquelles s’ajoutent quelques pénalités dans le domaine. Miller n’est donc pas catastrophique, mais loin du niveau qu’on lui accorde. Pourquoi un nouveau contrat dans ce cas? Parce que les Tight Ends complets sont rares, mais surtout parce que BIG BEN a une grande confiance en Miller dans le jeu de passe, celui-ci ayant de bonnes mains et étant un bon route runner, et que l’intérêt n°1 des Steelers, c’est de garder BIG BEN le plus heureux possible.

BALTIMORE RAVENS

Underrated

S’il existe une position où les divas sont légion en NFL, c’est bien Wide Reciever. Il existe pourtant un WR d’élite dont on entend et entendra jamais parler dans les faits divers, le plus discret de ces dernières années et néanmoins brillant et exemplaire sur le terrain, Derrick Mason. 7e saison à plus de 1000 yards en 8 ans, le tout avec un QB rookie dont il a été clairement le meilleur ami, ses stats ne sont pourtant que la partie émergée de l’iceberg. Capable de rester efficace en jouant avec un bras en fin de saison et en playoff, Mason est surtout le receveur le plus sûr de la NFL derrière Fitzgerald : Il capte tous les ballons lancés dans sa direction (% de ballons captés sur le nombre de “targets”, 2e derrière Fitz) et est le receveur à plus de 60 catchs qui drop le moins de ballons (derrière Fitzgerald). Bref, le meilleur ami du QB. Le choc de la mort violente de Steve McNair passée, Mason a décidé de sortir de sa retraite et c’est une excellente nouvelle pour les Ravens, qui auront donc avec Mason et Mark Clayton (ZERO drop l’an dernier, le seul receveur à plus de 40 réceptions dans ce cas) un duo légitime de Wide Recievers.

Le poste de Left Tackle est l’un des plus importants de la NFL. Les Left Tackles protègent le blind side du Quarterback, sont donc grassement payés et de véritables stars en NFL. Rares sont pourtant ceux qui connaissent Jared Gaither. A 2m06 et plus de 150 kilos, Gaither est pourtant un colosse, le joueur le plus grand de la NFL, mais surtout un Left Tackle qui peut-être dominateur et qui a en plus gagné en régularité. Les Defensive Ends ressemblent à des enfants à ses côtés et avec ses bras immenses et sa puissance, il a dominé certains des meilleurs rushers de la NFL cette année. S’il parvient à réduire drastiquement les pénalités commises, il sera l’un des 3 meilleurs Left Tackles de toute la ligue très rapidement.

Jared Gaither, le colosse, à gauche, à côté du reste de la O-Line des Ravens

Jared Gaither, le colosse, à gauche, à côté du reste de la O-Line des Ravens

Si Ray Lewis et Bart Scott sont 2 stars de la NFL, qui dans le grand public a entendu parler de Jarret Johnson, le 3e linebacker du 4-3 de Baltimore (Terrell Suggs est listé comme linebacker mais joue la grande majorité des snaps comme defensive end)? Johnson est discret, pas un spécialiste du rush (malgré ses 5 sacks), et dans une défense suréquipée en talents on oublie parfois qu’il est l’un des meilleurs run defenders de la ligue à son poste (selon mon classement 3e derrière Bart Scott et Chad Greenway). Scott parti, il aura plus de pression cette saison mais les équipes auront toujours du mal à runner du côté gauche de la défense des Ravens, où Trevor Pryce et lui continueront à veiller au grain.

Le dernier joueur dont nous allons parler a, comme McFadden des Steelers, lui aussi changé de franchise. Jason Brown était en effet lui aussi unrestricted free agent cette année, et les Rams en ont profité pour faire une excellente acquisition. 3e meilleur center de la ligue l’an dernier (derrière Nick Mangold et Casey Wiegmann), Brown est physique, agressif, et surtout très complet. Excellent en protection de passe, il est aussi capable de créer des ouvertures dans le running game (mais pas des boulevards comme l’incroyable Nick Mangold). Brown n’a encore jamais été sélectionné pour un Pro Bowl, et cela pourrait être encore difficile l’an prochain dans une équipe des Rams limitée, mais sur son niveau de jeu de l’an dernier, il devrait être le meilleur center de la NFC. Les Ravens ont récupéré Matt Birk, un bon joueur, mais ils ont clairement perdu au change.

Les meilleurs joueurs des Ravens l’an dernier restent dans l’ordre Terrell Suggs (le meilleur run defender de la ligue, tous postes confondus), Bart Scott et le retraité (et futur Hall of Famer) Willie Anderson, mais étant déjà considérés par tout le monde comme des joueurs d’élite, je ne m’attarde pas sur leur cas.


Overrated

Difficile de trouver des joueurs sur-évalués dans cette équipe de Baltimore, et les 2 joueurs dont je vais maintenant parler n’ont donc pas sombré l’an dernier, loin de là, mais on les considère fréquemment comme des joueurs d’élite, ce qu’ils ne sont pas, du moins pas l’an dernier.

Samari Rolle couvre depuis plus de 10 ans les meilleurs wide recievers de la NFL et je ne vais donc pas avoir la dent trop dure, d’autant qu’il a fait son travail l’an dernier. En revanche entendre que le retour de Rolle sera un gros boost pour la D des Ravens (Deion Sanders) ou que Rolle est toujours l’un des meilleurs corner de la ligue (Pete Prisco) est assez proche de la blague. Rolle a été cuté puis re-signé par les Ravens, mais la progression de Fabian Washington et l’arrivée de Domonique Foxworth (qui va faire des ravages jouant derrière un aussi bon front 7) laisse penser que Rolle va voir son temps de jeu diminuer cette saison.

Le cas de Jim Leonhard est plus intéressant. Signé en début de saison par les Ravens après un début de carrière honnête aux Bills, Leonhard est le remplaçant de Dawan Landry dans le depth chart mais celui-ci se blesse et Leonhard devient donc starter pour les 13 derniers matchs et les playoffs.  Encensé partout en raison d’excellents playoffs et de réelles qualités de playmakers, Leonhard n’est pourtant pas sorti du lot cette saison, se montrant plutôt moyen dans tous les domaines. Correct en run defense, solide en couverture, rusher décent, Leonhard est le starter typique en NFL, mais pas plus. Ses 2 matchs de playoffs ont néanmoins convaincu son ancien coordinateur défensif Rex Ryan de le faire venir à NY, et celui-ci voit sans doute dans le safety un joueur d’avenir. Néanmoins la nature du contrat signé par Leonhard, 6 millions de $ et 3 ans, représente bien le joueur qu’il est à l’heure actuelle: Un starter, ni plus, ni moins, qui possède il est vrai un gros potentiel entrevu en playoff.

CINCINNATI BENGALS

Underrated

Grand fan des Bengals (un héros en somme), j’ai suivi cette équipe plus qu’aucune autre l’an dernier, et il faut bien reconnaître que les satisfactions ont été peu nombreuses. La défense a progressé dans son ensemble (12e), mais n’occultons pas le fait qu’elle a été grandement aidée par l’attaque inepte de Cinci, qui a souvent permis aux équipes adverses de mettre le pied sur le frein dans le dernier quart-temps. Le joueur le plus sous-évalué de cette équipe, et de loin, meilleur Bengal l’an dernier (là aussi de loin), pourtant snobé par les média et les fans et privé de Pro Bowl: Bobbie Williams. Exemplaire mais surtout dominateur depuis le début de sa carrière, l’ancien Eagle, 32 ans, n’a rien perdu de sa superbe. Bon run blocker, il est en plus excellent en protection de passe, un talent quelque peu gâché par Ryan Fitzpatrick.  Pour couronner le tout, il a été le lineman starter le moins pénalisé après Steve Hutchinson, et a donc réussi une très grande saison. Il est tout simplement le 2e Right Guard le mieux noté dans mon classement la saison dernière, et il sera cette saison la pièce maîtresse d’une ligne offensive qui devra éviter à Carson Palmer de se blesser une 2e fois en 2 ans.

Bobbie Williams

Bobbie Williams

Comme je l’ai dit plus haut, même si les bons résultats défensifs des Bengals s’expliquent entre autre par leur attaque catastrophique, un joueur inattendu mérite d’être mentionné ici : Rashad Jeanty. Non drafté en 2002, il a évolué 4 ans comme defensive end en Canadian Football League avant d’être signé par les Bengals. S’il n’est ni parfait ni incroyablement brillant, il a été selon moi le meilleur joueur défensif des Bengals l’an dernier à son poste de Sam Linebacker. Il a un vrai point faible, sa couverture, que compense largement une excellente run defense, un des rares joueurs de cette D dont c’est la spécialité. Il devrait malgré l’arrivée de Maualuga et le retour de Rivers rester un des pilliers défensifs des orange et noirs.

Overrated

On entend assez rarement parler en bien des joueurs des Bengals, mais une espèce de légende urbaine semble vouloir faire de Domata Peko une future star à son poste. S’il en a les capacités physiques, rien dans son niveau de jeu de l’an dernier ne me pousse à le croire. Son seul point fort l’an dernier a été …. sa couverture, lors des zone blitz. Il a été sinon incapable de mettre de la pression sur les QB, et sa défense de run a été, au mieux, passable. Il peut beaucoup mieux faire, mais si l’on en croit la réalité du terrain, le Pro Bowl est un mirage pour Peko, la lubie des journalistes.

CLEVELAND BROWNS

Underrated

La triste saison des Browns l’an dernier est bien évidemment due à un roster pas au niveau, et les seuls excellents joueurs de cette équipe sont Joe Thomas et Shaun Rodgers, sans surprise. Mais un joueur de la D des Browns mériterait un peu plus de reconnaissance, Eric Wright. Wright n’est pas le corner typique en NFL, il n’est pas très grand, a donc parfois des problèmes en red zone, et est loin des meilleurs de la ligue en couverture d’une manière générale, même s’il ne démérite pas, notamment l’an dernier (13 passes défendues, 3 Int). Mais rarissimes en NFL sont les corners qui excellent en run defense, et Wright est de ceux-là. Très physique, toujours prêt du ballon, Wright compense donc des qualités de couverture moyennes par un support de run de tous les instants.

Autre grand oublié, Steve Heiden. Les journalistes et le grand public ont la fâcheuse tendance d’oublier que la moitié du travail d’un Tight End est de protéger le quarterback et d’ouvrir des lignes de course, le blocking est donc un élément majeur de ce poste, au même titre que savoir courir une bonne route et participer au jeu de passe. Heiden est bon dans la protection de son quarterback mais il est surtout dominateur dans le run blocking, et figure donc parmi les meilleurs “blocking tight end” de la ligue. Même s’il ne possède pas la vitesse d’un Kellen Winslow ou un Antonio Gates il a de bonnes mains et est donc efficace dans le jeu de passe sur les courtes distances. Ses matchs contre les Giants ou à Jacksonville prouvent qu’il pourrait être une arme à part entière. Les Browns n’ont pas tradé Kellen Winslow pour rien, ils savent qu’ils ne possèdent pas en Heiden une arme fatale dans le jeu de passe mais un tight end complet, l’un des meilleurs de la NFL.

Overrated

Considéré par beaucoup comme l’un des artisans de la belle saison des Browns et aux portes du Pro Bowl il y a 2 ans après son arrivée de Cincinnati, Eric Steinbach a vu son niveau de jeu sombrer l’an dernier. Jamais vraiment à 100% durant la saison, Steinbach a vécu un calvaire, très très loin des meilleurs à son poste. Si sa protection de passe, bien que médiocre est restée décente, il a été très régulièrement dominé par les defensive tackles adverses dans le jeu de course, n’ouvrant aucune brêche à un Jamal Lewis qui est en plus de plus en plus lent pour s’y engouffrer. Steinbach est un joueur  intelligent et il est capable de rebondir et re-devenir un bon guard dans la NFL, mais il va néanmoins lui falloir un sacré rebond tant son niveau de jeu de l’an dernier fut catastrophique, Rex Hadnot son équivalent à droite l’ayant dominé dans tous les secteurs de jeu.


RATING THE NFL : Left Tackles

Posted by Baron Zbimg in Articles, Football Américain on août 20th, 2009 |  4 Comments »
D'Brickashaw Ferguson

D'Brickashaw Ferguson

Voici le premier épisode de ma nouvelle série d’articles, “Rating the NFL”. Le but de cette série est de vous présenter dans le détail le classement des 10 meilleurs joueurs de la NFL l’an dernier à chaque poste. La methodologie est assez simple : J’ai vu et analysé (en long et en large) en moyenne 8 matchs par équipe l’an dernier. Je donne ensuite à chaque joueur une note comprise entre -2 et +2, à chaque joueur, et sur chaque play. L’immense majorité des notes est constituée de zéros, seuls les plays sortant de l’ordinaire valent une note positive ou négative (les +2 et -2 sont rarissimes). Ainsi un linebacker qui réussit un tackle ouvert 5 yards derrière la ligne de scrimmage ou un offensive lineman qui repousse un DE ou DT adverse durant 4 secondes ne seront pas crédités d’une note positive sur le play, à l’inverse une bonne décision d’un QB peut parfois être une passe incomplète si se débarrasser du ballon est un excellent choix.

Ceci me permet en outre de compiler bon nombres de statistiques difficilement trouvables ailleurs et pourtant indispensables. A commencer avec ce premier épisode sur les Offensive Tackles. L’une des aberrations les plus répandues en NFL est de juger les Offensive Tackles sur le nombre de sacks concédés dans la saison. Ainsi non seulement les “hits” (Quarterback touché mais pas sacké) et “pressions” (obligation du Quarterback de sortir de sa poche de sécurité) ne sont pas comptabilisés, mais la faculté du Quarterback de lire les défenses rapidement ou à l’inverse de s’accrocher au ballon non plus. La moyenne de yards par porté des running backs est aussi régulièrement utilisée pour juger la qualité de run blocking, mais là encore qu’en est-il de la responsabilité du running back lui même, de l’aide apportée par les Tight Ends etc …

En suivant ma méthodologie, chaque Offensive Lineman s’est vu attribuer une note finale sur sa saison dans les 3 domaines suivants : Protection de passe, run blocking, screen blocking, ces derniers étant beaucoup plus rares et pesant donc beaucoup moins lourd dans la note. Le tout est pondéré par un élément capital souvent occulté : les pénalités. Ce classement ne concerne que la saison régulière, et pour obtenir la note finale les résultats sur 7/8/9 ou 10 matchs sont extrapolés sur une saison complète.

Après ces bonnes paroles, voici donc ce que vous ne trouverez nulle part ailleurs, les 10 meilleurs Left Tackles de la NFL l’an dernier (inutile de dire que ce classement peut surprendre, voire choquer pour certains, il est néanmoins le reflet de la réalité, les joueurs ne sont pas jugés sur leur technique mais uniquement leurs accomplissements en match) :

1 - Michael Roos - Tennessee Titans - 22,8 (16,4 + 11,9 + 0 - 4,5)*

Dans un rare moment de lucidité, le public américain a vu en Michael Roos ce qu’il était, un Left Tackle d’élite, et l’a donc envoyé au Pro Bowl. Roos a aussi été All Pro l’an dernier et il ne l’a pas volé. Il a été le meilleur en pass protection à son poste et l’on sait que c’est l’essentiel pour les Left Tackles qui protègent le blind side des quarterbacks. Roos y a excellé, n’encaissant qu’un sack et 16 pressions sur le Quarterback dans la saison, soit une par match, un score éblouissant lorsque l’on doit affronter les meilleurs rushers de la NFL. Roos a en plus été très régulier, ne comptant qu’une note négative en 5e semaine contre les Ravens où Terrell Suggs l’a torturé pendant 60 minutes. Son run blocking figure lui aussi parmi les meilleurs et il se retrouve donc assez naturellement en tête de ce classement.

2 - D’Brickashaw Ferguson - New York Jets - 20,6 (12,8 + 9,2 + 2,6 - 4)

Sans doute un des joueurs dont la progression est la plus ignorée par les média, Ferguson a réalisé une excellente saison l’an dernier. Ses sacks accordés, 5, déjà un score honnête, sont à nuancer par le très faible nombre de “pressions” concédées, 26 en tout soit un peu plus d’une par match. Autant dire que Mark Sanchez pourra entrer sur le terrain avec confiance, d’autant que tout le reste de la O-Line des Jets a cartonné l’an dernier, comme on le verra dans les prochains articles. Son run blocking, bien qu’un petit peu moins impressionnant, n’est pas en reste. Contrairement à Roos, il a été utilisé sur les screen plays où il est efficace. Bref il est temps de constater que Ferguson n’est plus un espoir mais l’un des 3 meilleurs Left Tackle de la NFL.

3 - Matt Light - New England Patriots - 20,4 (8,9 + 7,5 + 5,2 - 1,5)

La ligne offensive des Patriots a selon la plupart des observateurs été plutôt mise à mal et confirmé les craintes entrevues lors de la défaite contre les Giants au Super Bowl il y a 2 ans. Pourtant la raison N°1 du nombre de sacks concédés par les Pats l’an dernier est plutôt Matt Cassel, ses lectures un peu lentes et son impossibilité à sentir quand se débarrasser du ballon (exemple criant dans le match à Pittsburgh). Cette ligne offensive compte néanmoins 2 vraies faiblesses, Dan Koppen au centre et Nick Kaczur le Right Tackle. Mais pas Light. 9 sacks concédés pour 31** pressions au total, Light n’a pas été flamboyant mais très solide pour protéger un quarterback qui adore garder le ballon dans les mains. Il a également assuré dans le run blocking mais sa vraie particularité reste son utilisation massive par McDaniels dans les screen plays, une bonne idée puisque sa mobilité en fait une arme fatale, le meilleur Tackle de la NFL dans ce domaine. Malgré de mauvais moments passés face à Lamarr Woodley et la D des Steelers, considérer que Light va devoir “rebondir” est, au mieux, déraisonnable.

4 - Joe Thomas - Cleveland Browns -  15,1 (11,6 + 8,6 + 0,4 - 5,5)

Devant la qualité régulière de ses prestations, on oublierait presque que Joe Thomas ne jouait que sa 2e saison en NFL l’an dernier. Pourtant les Left Tackles aussi bons aussi tôt sont très rares, et il apparaît aujourd’hui que les Browns ont fait le bon choix lorsqu’ils ont sélectionné l’ancienne star de Wisconsin, 2 fois All-american en NCAA. Le poste de Left Tackle est capital pour toutes les équipes, mais il l’est encore plus lorsqu’on affronte 2 fois par an Baltimore et Pittsburgh, ce qui est à prendre en compte lorsque l’on regarde la notation. Thomas n’a en réalité été vraiment en difficulté que contre Trent Cole des Eagles et sans un nombre de pénalités un poil trop élevé il serait encore plus proche des 3 premiers. Un motif d’espoir donc, mais les Browns ont, malheureusement pour eux, de nombreux autres trous à combler.

5 - Jake Long - Miami Dolphins - 13,9 (7 + 12,9 + 0 - 6)

Comme je l’ai écrit dans mon bilan des rookies, il est déjà plutôt rare que les Tackles rookies débutent tous les matchs la première année (on va s’en apercevoir cette saison) et le bilan de Jake Long, à l’instar de Joe Thomas l’an passé, relève donc de l’exploit. Si l’on exclue les pénalités, normales pour un rookie, Long a réussi une très bonne saison, notamment dans le run blocking où il a tout simplement été le meilleur LT de la NFL. Ses qualités conviennent parfaitement à la formation wildcat que les Dolphins ont popularisé, avec des jeux relativement long à se dessiner qui permettent à Long de faire de grosses différences. il est encore perfectible en protection de passe (3 sacks, 27 pressions concédées alors que Pennington a été un des QBs avec le moins de dropbacks l’an dernier) mais se positionne déjà bien au dessus de la moyenne NFL. Et ses (nombreuses) meilleures années sont encore à venir.

6 - Jared Gaither - Baltimore Ravens - 13,4 (12,8 + 12,1 + 0 - 10,5)

Comme on peut s’y attendre, le colosse n’a pas été utilisé une seule fois par John Harbaugh sur les screens, mais il n’avait en plus aucune raison de le faire : Sans un nombre très (trop) élevé de pénalités commises, Gaither figurerait encore bien plus haut dans ce classement. Il n’a un peu souffert que contre les Steelers, le reste du temps les rushers adverses ont paru des enfants à côté du colosse, le joueur le plus grand de la NFL, qui possède en plus une bonne vitesse de pieds pour sa taille et des bras immenses. Joe Flacco peut dormir tranquille.

Un constat intéréssant s’impose : Les 6 meilleurs Left Tackle de la NFL évoluaient l’an dernier dans l’AFC, et notre n°7 était donc le meilleur Left Tackle de sa conférence.

7 - Walter Jones - Seattle Seahawks - 11 (6,7 + 5,3 + 0 + 0)

On a accordé sa 9e sélection au Pro Bowl à sa notoriété, pourtant le vieux Walter a une fois de plus été très bon bien qu’il ait raté 4 matchs sur blessure.  Il est le seul Tackle à plus de 10 matchs à n’avoir pas encaissé la moindre pénalité ce qui en dit long sur son expérience. Il n’est plus le joueur dominateur qu’il était il y a quelques années (il a notamment souffert contre Gaines Adams et le duo Canty-Ware dans son dernier match contre Dallas) mais il reste régulier à un très bon niveau. Sa carrière énorme devrait l’envoyer au Hall of Fame.

8 - Donald Penn - Tampa Bay Buccaneers - 10,4 (3,9 + 11,5 + 0 - 5)

Non drafté en 2006, Donald Penn suit une progression constante depuis 2 ans. Il est le premier joueur de ce classement à être “moyen” en protection de passe, car même si sa note est positive il a connu quelques grosses difficultés à plusieurs reprises, contre John Abraham et Cullen Jenkins notamment, mais il reste en progression et a le plus souvent rendu des copies propres. Un peu irrégulier aussi dans le run blocking, Penn n’en reste pas moins un vrai “mauler”, capable de faire de grosses différences à l’occasion. S’il gagne en régularité pour sa troisième saison comme titulaire, les Bucs auront fait une sacrée affaire, les bons Left Tackles non draftés ne courrant pas les rues.

9 - Chris Samuels - Washington Redskins - 4,6 (1,1 + 7,8 + 1,2 - 5,5)

Nouveau Pro Bowl pour Chris Samuels l’an dernier, et c’est plutôt mérité même si cette sélection est due à la faible concurrence en NFC, mais surtout à sa réputation. Samuels est très irrégulier dans sa protection de passe, mais il a joué la plupart de ses 12 matchs handicapé par une blessure et il peut donc mieux faire. Sans être un bélier, Samuels peut faire des différences dans le jeu de course dans lequel il n’a été dominé réellement que par Trent Cole en semaine 5 et 2008 aura donc été une saison moyenne mais honnête pour lui.

10 - Bryant McKinnie - Minnesota Vikings - 4,5 (7,1 + 0,4 + 0 - 3)

L’inverse de Chris Samuels. McKinnie a en effet été très moyen dans l’ouverture de lignes de course pour Adrian Peterson mais il a été précieux en protection de passe, où sa note aurait pu être bien meilleure s’il n’avait été abusé par John Abraham en semaine 16 dans un match capital (7 pressions au total). Impressionnant physiquement, McKinnie devrait faire plus dans le running game même si l’essentiel pour lui cette année sera de garder Brett Favre vivant.

Voilà donc pour le Top 10. Le 11e, Max Starks (2,1) est le dernier Left Tackle titulaire à avoir une note positive. Pour info, les 6 pires Left Tackles de la NFL l’an dernier étaient, dans l’ordre : Kwame Harris (Raiders, - 37,2), Khalif Barnes (Jaguars, - 36,6), John StClair (Bears, -35), Duane Brown (Texans, - 27,8), Flozell Adams (Cowboys, -21,6) que le public américain a réussi à sélectionner pour le Pro Bowl, et Tony Ugoh (Colts, -21,6)

Voici maintenant 2 classements annexes :

Protection de passe :

1 - Michael Roos (Titans)

2 - D’Brickashaw Ferguson (Jets) / Jared Gaither (Ravens)

4 - Joe Thomas (Browns)

5 - Tra Thomas (Eagles)

6 - Matt Light (Patriots)

7 - Joe Staley (49ers)

8 - Bryant McKinnie (Vikings)

9 - Jake Long (Dolphins)

10 - Jordan Gross (Panthers)

Run Blocking

1 - Jake Long (Dolphins)

2 - Jared Gaither (Ravens)

3 - Michael Roos (Titans)

4 - Donald Penn (Buccaneers)

5 - D’Brickashaw Ferguson (Jets)

6 - Max Starks (Steelers)

7 - Joe Thomas (Browns)

8 - Chris Samuels (Redskins)

9 - Matt Light (Patriots)

10 - Jammal Brown (Saints)

La suite au prochain épisode, qui sera consacré aux Right Tackles, une position dont aucun joueur n’est en général représenté au Pro Bowl en raison de l’ignorance du public. Avec, bien évidemment, des surprises ….

* Dans l’ordre (Pass protection, run blocking, screen blocking, pénalités)

**Si l’écart entre les notes n’est pas aussi important que l’écart dans les pressions concédées, c’est aussi en raison de la “philosophie de jeu” des équipes, Matt Cassel ayant plus de 100 dropbacks supplémentaires que Kerry Collins et Vince Young réunis.

RATING THE NFL : Right Tackles

Posted by Baron Zbimg in Articles, Football Américain on août 20th, 2009 |  No Comments »
Willie Anderson

Willie Anderson

Voici le 2e épisode de la série “Rating the NFL”, aujourd’hui consacrée à un poste ignoré du grand public, les Right Tackles. Les notes générales sont plus élevées que dans le classement des Left Tackles pour plusieurs raisons. Bien que d’un niveau relevé, l’opposition des rushers n’est pas la même que celle qu’affrontent les Left Tackles et les quarterback peuvent VOIR lorsqu’un Right Tackle est battu et donc se débarrasser très vite du ballon. Par ailleurs les Tight Ends sont de manière générale beaucoup plus souvent alignés côté droit que côté gauche et les Right Tackles sont donc souvent au pire en 1 contre 1. Ils font néanmoins à peu de choses près LA MÊME CHOSE que les LT et leur rôle ne doit pas être sous-estimé. Attention roulement de tambour :

1 - Damien Woody - New York Jets - 28,1 (19,2 + 11,4 + 2 - 4,5)*

Sans doute peu attendu à cette place, Woody n’en est pas moins le Tackle le mieux noté l’an dernier grâce à une constance sans égal. Bien qu’il ait concédé 8 sacks (et 22 pressions en tout), il a tant dominé ses adversaires, snap après snap, qu’il mérite son titre de meilleur pass blocker de la ligue en 2008. Woody a aussi été très bon dans le run blocking, ouvrant des brêches à Thomas Jones et Leon Washington. 1st round pick en 1999, Woody s’était un peu perdu à Detroit après 2 bagues de champions et 76 starts chez les Pats. Il revit à NY, et n’oublions pas en plus que pour couronner le tout, il est l’un des linemen les plus polyvalents de la ligue (longtemps starter comme Center avec les Pats, il peut évoluer à chaque poste de la ligne offensive). Mark Sanchez va débuter sa carrière dans des conditions idéales.

2 - David Stewart - Tennessee Titans - 23,6 (15,8 + 8,8 + 1 - 2)

Comme les Jets, les Titans ont dans le duo Roos-Stewart l’assurance de succès futurs. Tombé jusqu’au 4e tour en raison d’une blessure pré-draft, Stewart est un des plus gros steals de l’histoire récente des Titans. Constant et notamment intraitable en protection de passe, Stewart finit tous ses blocks comme s’ils étaient son dernier. Stewart n’a toujours pas connu la blessure depuis le début de sa carrière et on devrait le voir continuer à dominer dans un maillot des Titans pendant de longues années.

3 - Willie Anderson - Baltimore Ravens - 21,4 (11,2 + 13,2 + 1 -4)

Ancien All Pro aux Bengals et probable futur Hall of Famer, Anderson était cuté en août dernier, après 12 ans de bons et loyaux services et avoir refusé de revoir ses émoluments à la baisse. Baltimore, qui affronte Cinci 2 fois par an depuis 12 ans, se rend parfaitement compte de l’affaire que le vétéran représente et pense pouvoir en tirer au moins une bonne année. Soignant une blessure, il n’est dans un premier temps que le remplaçant d’Adam Terry mais une entrée fracassante contre les Titans en semaine 5 décide Harbaugh à faire confiance à Willie pour le reste de la saison. Dès lors celui-ci ne va quasiment pas manquer le moindre snap, et à raison. Fidèle à lui-même, Anderson a été bon dans tous les compartiments du jeu jusqu’en playoff, 4 sacks et 12 pressions concédées seulement durant la saison, et une capacité à contrôler les D-Linemen dans le jeu de course jamais démentie. Après cette dernière excellente saison, Anderson a décidé de mettre un terme à sa carrière avant la fin de son contrat de 3 ans. On ne lui en voudra pas, et il devrait logiquement faire son entrée à Canton dans la prochaine décennie.

4 - Vernon Carey - Miami Dolphins - 16,3 (12,7 + 6,6 + 0 - 3)

Après une saison moyenne comme Left Tackle, Vernon Carey a profité de l’arrivée de Jake Long pour retourner dans sa zone de confort, sur le côté droit de la ligne offensive où il est beaucoup plus à l’aise. Très complet, son point fort reste sa protection de passe où à l’exclusion d’un match difficile contre Jay Richardson (son seul bon match) il a assuré, accordant à Pennington tout le temps dont il a besoin pour prendre ses décisions. Bien que first round pick, Carey reste très méconnu et c’est bien dommage, car il est l’exemple type du Right Tackle solide et complet que toute équipe NFL rêve de posséder.

5 - Kareem McKenzie - New York Giants - 14,7 (8,9 + 6,8 + 0 - 1)

Plutôt spécialiste du run blocking au début de sa carrière, McKenzie a su faire évoluer son jeu et est devenu un vrai Tackle complet. Un petit peu irrégulier dans le jeu de course, c’est même sa protection d’Elie Manning et son sérieux (1 pénalité cette saison) qui lui permettent cette année de figurer en 5e place de ce classement, les boulevards ouverts aux 3 running backs des Giants provenant plutôt de l’intérieur de la ligne comme on le verra dans un prochain article. Il n’y a pas de comparaison possible entre le niveau des 2 Tackles des G-Men l’an dernier, puisque 30 points séparent McKenzie à droite, et David Diehl, beaucoup plus connu, à gauche.

6 - Jeremy Trueblood - Tampa Bay Buccaneers - 13,1 ( 13,3 + 9,1 + 1,2 - 10,5)

En plus d’avoir un nom de famille parfait pour son métier, Trueblood a toutes les qualités requises pour y réussir. Lancé dès sa saison rookie dans le grand bain en 2006, Trueblood a maintenant 45 titularisations en NFL et il approche du pic de sa carrière. Il pourrait figurer encore plus haut dans ce classement tant il a souvent dominé ses adversaires directs, notamment en protection de passe où il excelle, seulement mis à mal par …. Charles Johnson (et dans une moindre mesure John Abraham), le backup des Panthers, mais son niveau de jeu est malheureusement gâché par ses 11 pénalités. S’il évite les erreurs, il fait partie des tout meilleurs.

7 - Willie Colon - Pittsburgh Steelers - 11,9 (12,9 + 11,5 + 0 - 12,5)

Autre exemple de joueur dominateur pris dans les critiques concernant son O-Line, Colon est de loin le meilleur ami de la santé de Big Ben. Il a réalisé une saison pleine dans tous les compartiments du jeu (en dehors d’une très mauvaise heure passée contre Juqua Parker des Eagles), et ses 7 sacks et 31 pressions concédées sont dus pour moitié au goût qu’a Roethlisberger de sortir hors de sa poche (à noter aussi qu’il n’a accordé que 6 pressions et 0 sack en playoff). De bons résultats malheureusement un petit peu plombés par le très grand nombre de pénalités concédées (16). Seuls Flozell Adams et Kwame Harris ont fait pire dans le domaine et nul doute que Colon tentera de réduire drastiquement ce chiffre cette année.

8 - Jon Stinchcomb - New Orleans Saints - 7 (-3,9 + 7,9 + 6 - 3)

Stinchcomb n’a pas une ligne de notes classique, mais il rentre dans ce top 10 grâce à sa spécialité, le screen blocking. Son seul sack concédé cache en effet la forêt de pressions sur Drew Brees (48 en tout), qui lui valent une note négative. Il est en revanche efficace et très régulier dans le run blocking et a donc été utilisé à outrance sur les screens dans une des équipes qui appellent le plus ce genre de plays. Quand il est lancé en terrain ouvert, il est rarissime qu’il ne fasse pas la différence et il a été décisif sur quelques gros gains offensifs de New Orleans, ce qui lui vaut cette 8e place.

9 - Tyson Clabo - Atlanta Falcons - 6,9 (5,3 + 5,6 + 0 - 4)

Non drafté en 2004, l’ancien de Wake Forrest a connu 4 équipes lors de sa première saison NFL et n’a pas joué le moindre snap ses 2 premières saison, un début plutôt éloigné de la voix royale vers la réussite en NFL. Pourtant, après 10, puis 11 match, Clabo a pour la première fois démarré les 16 matchs d’une saison et il a été une véritable excellente surprise pour Mike Smith l’an dernier. Sans être particulièrement dominateur, Clabo a réussi une saison pleine, et la meilleure nouvelle pour les Falcons est sans doute qu’il a su relever la barre après un début de saison hésitant, où il a été souvent aidé par Justin Peele sur la droite de la ligne. Il va devoir confirmer cette saison et mettre dans les meilleures conditions possibles les nombreuses armes offensives des Falcons.

10 - Jeff Otah - Carolina Panthers - 2,8 (2,8 + 5 + 0 - 5)

Titulaire dès la première semaine, Otah a ensuite manqué 4 matchs sur blessure mais à sans aucun doute locké à double tour la place de titulaire pour les années à venir. Je l’ai dit et répété, une note positive, même de peu, reste excellente pour un rookie et Otah, qui doit encore progresser techniquement a en plus un potentiel énorme. En difficulté relative sur ses 4 premiers matchs, Otah est revenu encore plus fort après sa blessure et il a réussi un des meilleurs matchs de sa saison contre Carolina en playoff, malgré la débâcle. Un futur pilier de l’attaque des Panthers.

Le 11e de ce classement, Ryan Harris (Denver Broncos - 0,7) est, dans une symétrie intéréssante avec les Left Tackle, le dernier Right Tackle à posséder une note positive. Les 5 moins bien notés sont, dans l’ordre, Langston Walker (Buffalo Bills, leur futur Left Tackle, très inquiétant, -25,7), Jon Jansen (Washington Redskins, -25,4), Gosder Cherilus (Detroit Lions, -19,5), Mark Tauscher (Green Bay Packers, -15,4) et Alex Barron (Saint Louis Rams, là aussi futur Left Tackle, correct en protection de passe mais abyssal dans les autres catégories, -15,2).

Les classements annexes :

Protection de passe :

1 - Damien Woody (Jets)

2 - David Stewart (Titans)

3 - Jeremy Trueblood (Buccaneers)

4 - Willie Colon (Steelers)

5 - Vernon Carey (Dolphins)

6 - Willie Anderson (Ravens)

7 - Kareem McKenzie (Giants)

8 - Tyson Clabo (Falcons)

9 - Alex Barron (Rams)

10 - Jeff Otah (Panthers)

Run blocking :

1 - Tony Pashos (Jaguars)

Un petit mot sur Pashos quand même : Il a été énorme en run blocking cette saison (notamment la double confrontation avec Indy) et a plus de 4 points d’avance dans ce domaine sur son plus proche poursuivant. Malheureusement il a aussi sombré en protection de passe à 3 reprises. Il perd 20 points dans ce domaine et en pénalités. Les signatures de Tra Thomas, Eben Britton et Eugene Monroe devraient l’aider à se reconcentrer …

2 - Willie Anderson (Ravens)

3 - Willie Colon (Steelers)

4 - Damien Woody (Jets)

5 - Jeremy Trueblood (Falcons)

6 - David Stewart (Titans)

7 - John Stinchcomb (Saints)

8 - Levi Brown (Cardinals)

9 - Kareem McKenzie (Giants)

10 - Vernon Carey (Dolphins)

Dans le prochain article, plein feu toujours sur les grands oubliés que sont les Offensive Linemen, avec le classement des meilleurs Guards. A la prochaine ….

* Dans l’ordre (Pass protection, run blocking, screen blocking, pénalités)

RATING THE NFL : Guards

Posted by Baron Zbimg in Articles, Football Américain on août 24th, 2009 |  2 Comments »
Chris Snee

Chris Snee

Poursuivons notre bilan de la saison passée avec le classement des meilleurs guards de la NFL. J’ai pris la décision de réunir les Left et Right Guards dans un même classement car leurs rôles et l’opposition rencontrée est très similaire, mais aussi pour gagner un peu de temps. Je mettrais les classements annexes des Left et Right Guards en fin d’article. Popularisés par Alan Faneca ou Steve Hutchinson, les Left Guards sont en général plus connus que leurs équivalents à droite mais rien dans le jeu n’en fait une position plus importante. Et toute de suite, le classement :

1 - Logan Mankins - New England Patriots - Left Guard -  26,7 (-3,1 + 28,8 + 4,5 - 3,5)

Malgré quelques soucis en protection, Mankins est le Guard le mieux noté de la NFL l’an dernier, grâce à un run blocking d’anthologie, très loin devant tous ses concurrents. Keyunta Dawson doit continuer à faire des cauchemars après s’être fait marcher dessus, pancake après pancake, en semaine 9. Mankins est dominateur et régulier, et son excellence dans ce domaine compense sa saison médiocre pour protéger Cassel l’an dernier. La raison n°1 du succès du running game des Pats.

2 - Chris Snee - New York Giants - Right Guard - 22,1 (3,9 + 20,2 + 1 -3)

Artisan n°1 de l’excellente saison du trio Jacobs - Ward - Bradshaw, Snee a avant tout brillé dans le run blocking. Physique, il aime terminer ses blocks et peut vraiment torturer ses adversaires à l’occasion (Eagles, semaine 10). Avec son collègue Rich Seubert à gauche, Snee devrait continuer à ouvrir de larges lignes de courses aux running backs des Giants cette saison. All-Pro logique l’an dernier.

3 - Brian Waters - Kansas City Chiefs - Left Guard - 22 (17,1 + 6,7 + 0,2 - 2)

Non drafté en 2000, Waters est le meilleur joueur des Chiefs depuis près de 7 ans maintenant et il ne montre pas de signe de ralentissement. A 31 ans il est le meilleur guard de la NFL en protection de passe, une qualité dont aura grandement besoin le peu expérimenté Matt Cassel cette année. Waters, le seul lineman de l’histoire à avoir été “Offensive Player of The Week”, en 2004, est aussi un run blocker solide et régulier. Un lineman brillant et complet comme en espèrent toutes les équipes de la NFL

4 - Bobbie Williams - Cincinnati Bengals - Right Guard - 21,9 (9,1 + 13,3 + 0,5 -1)

Comme je l’ai écrit dans un article précédent (http://www.under-review.fr/?p=248), Williams est l’un des joueurs les plus sous-côtés de la NFL, oublié dans une équipe médiocre ces dernières saisons. Il excelle pourtant dans tous les domaines et mériterait plus de considération. Nul doute qu’il a celle de Carson Palmer …

4 - Steve Hutchinson - Minnesota Vikings - Left Guard - 21,9 (5,9 + 17 - 1 - 0)

Les saisons passent et se ressemblent pour Hutchinson, qui figure encore et toujours parmi l’élite de la NFL à son poste. Vrai mauler dans le running game, Hutchinson est avec Jim Kleinsasser celui qui ouvre les boulevards à Adrian Peterson. Alors qu’il était limité dans le domaine, Hutchinson est aujourd’hui un bloqueur émérite en protection de passe et restera l’un des joueurs de base de Minnesota pour les années à venir

6 - Jahri Evans - New Orleans Saints - Right Guard - 21, 5 (5,1 + 18,9 + 2,5 - 5)

L’un des jeunes linemen les plus prometteurs de la NFL, Jahri Evans aurait mérité d’aller au Pro Bowl l’an dernier, seuls Mankins et Snee ayant fait mieux que lui dans le run blocking. Léger sur ses pieds, Evans a aussi été utilisé par Childress sur les screen plays avec succès. Cette saison devrait être celle de l’explosion pour Evans, qui avec de légers progrès en protection de passe sera dans le top 3 de la NFL.

7 - Rich Seubert - New York Giants - Left Guard - 20,4 (5,8 + 18,1 - 0,5 - 3)

Le pendant exact de Chris Snee à gauche, Rich Seubert fait un travail honnête en protection de passe et crée d’énormes brêches dans le running game. Pour un joueur ayant subi 5 opérations après avoir vu sa jambe se briser il y a 5 ans, Seubert évolue à un niveau incroyable. Il peut par ailleurs jouer au centre de la ligne, une flexibilité qui en fait un joueur encore plus précieux. Un des chouchous du public new yorkais, à raison.

8 - Kris Dielman - San Diego Chargers - Left Guard - 15,9 (7,4 + 15,5 + 1 - 8 )

Sélectionné pour la seconde année consécutive au Pro Bowl, Dielman n’a pas démérité, loin de là, même si ce classement met en exergue un certain nombre de joueurs qui auraient mérité sa place. Dielman continue néanmoins d’être une force de la nature et un élément essentiel de la O-Line des Chargers. Il est très complet même s’il a pris un nombre élevé de pénalités auxquelles il n’était pas habitué et est sans aucun doute le meilleur joueur de cette ligne. Il tentera par ailleurs d’oublier son match catastrophique de playoff à Pittsburgh  (-5,8 sur le match) en gardant le maillot de Rivers bien propre et en ouvrant des boulevards à LT.

9 - Ben Hamilton - Denver Broncos - Left Guard - 14,1 (10,2 + 8,4 + 1,5- 6)

Premier joueur de Denver à figurer dans un classement, Hamilton est la force silencieuse de cette O-Line. Alors que les media ne parlent que de Ryan Clady et Ryan Harris, Hamilton en a été clairement le membre le plus régulier et le plus solide l’an dernier. Brillant en protection, finisseur de blocks, Hamilton évolue tranquillement à un excellent niveau depuis bientôt 8 ans dans cet équipe des Broncos. Parfait pour le système de blocking de zone de Shanahan, Hamilton est adaptable et devrait encore être un des points forts et un des leaders de cette attaque de Denver cette saison.

10 - Carl Nicks - New Orleans Saints - Left Guard - 14 (8,8 + 6,7 + 2 - 3,5)

S’il n’y avait qu’un seul rookie ayant fait une grande saison complètement ignorée à retenir, ce serait Carl Nicks, comme je l’ai déjà écrit dans mon bilan de la draft 2008 (http://www.under-review.fr/?p=185). L’ancien de Nebraska avait le talent pour partir au 1er tour, mais il a lentement chuté jusqu’au 5e tour pour diverses raisons. S’il se tient tranquille en dehors du terrain, les Saints ont sans doute obtenu l’un des steals de ces dernières années. Je l’ai dit et répété, la saison rookie est souvent très délicate pour les O-Linemen, pourtant Nicks a été très bon dès sa première saison, et dans tous les compartiments du jeu. En dehors d’une soirée très difficile contre Kevin Williams en 5e semaine, Nicks a joué comme un vétéran tout au long de l’année. Et il devrait continuer à s’améliorer … un futur All Pro pour les Saints.

10 - Todd Herremans - Philadelphia Eagles - Left Guard - 14 (13,8 + 3,2 + 2 -5)

Un des rares guards a être un vrai spécialiste de pass blocking, Herremans doit ses qualités à son passé de Tackle, au college et à ses débuts en NFL (il a d’ailleurs scoré un TD comme Tackle éligible contre Seattle l’an dernier). Il a réussi une saison pleine l’an dernier puisqu’il a excellé dans son domaine de prédilection et progressé dans son run blocking, maintenant au dessus de la moyenne. Il a manqué bon nombre d’entraînements en training camp pour blessure et nul doute que le front office des Eagles doit espérer un retour en forme rapide de l’ancien de Saginaw Valley State, malgré la profondeur de la O-Line de Philadelphie.

Voici maintenant les 4 classements annexes, tout d’abord le top 10 des Left Guards puis des Right Guards. Ensuite le top 10 en pass protection et run blocking, Left et Right Guards confondus:

Left Guards:

1 - Logan Mankins (New England Patriots)

2 - Brian Waters (Kansas City Chiefs)

3 - Steve Hutchinson (Minnesota Vikings)

4 - Rich Seubert (New York Giants)

5 - Kris Dielman (San Diego Chargers)

6 - Ben Hamilton (Denver Broncos)

7 - Carl Nicks (New Orleans Saints)

7 - Todd Herremans (Philadelphia Eagles)

9 - Pete Kendall (Washington Redskins)

10 - Daryn Colledge (Green Bay Packers)

Le top niveau est très dense à cette position puisque Kendall et Colledge sont très près derrière Nicks et Herremans, et on peut ajouter Travelle Wharton et Robert Gallery, un peu plus loin derrière dans la catégorie des bons Left Guards de la NFL. Gallery est le dernier LG partant à avoir une note positive.


Right Guards :

1 - Chris Snee (New York Giants)

2 - Bobbie Williams (Cincinnati Bengals)

3 - Jahri Evans (New Orleans Saints)

4 - Brandon Moore (New York Jets)

5 - Steve Neal (New England Patriots)

6 - Harvey Dahl (Atlanta Falcons)

7 - Cooper Carlisle (Oakland Raiders)

8 - Leonard Davis (Dallas Cowboys)

9 - Jake Scott (Tennessee Titans)

10 - Chris Kuper (Denver Broncos)

Certains joueurs comme le Center Wade Smith (KC - 6 matchs comme RG) ou Marshall Yanda (Baltimore - RG) sont mieux notés que certains des membres de ce Top 10 mais je considère qu’ils n’ont pas joué suffisamment de matchs pour obtenir leur place dans un top 10. Jason Spitz (Packers) Chester Pitts (Texans) et Chris Chester (Ravens) sont les 3 derniers Right Guards avec une note positive, mais même si le nombre de joueurs au dessus de la moyenne est le même, le niveau d’ensemble est vraiment inférieur à celui des Left Guards.

Protection de Passe :

1 - Brian Waters (Kansas City Chiefs)

2 - Chester Pitts (Houston Texans)

3 - Todd Herremans (Philadelphia Eagles)

4 - Pete Kendall (Washington Redskins)

5 - Ben Hamilton (Denver Broncos)

6 - Bobbie Williams (Cincinnati Bengals)

7 - Brandon Moore (New York Jets)

8 - Carl Nicks (New Orleans Saints)

9 - Robert Gallery (Oakland Raiders)

10 - Justin Smiley (Miami Dolphins)

Run Blocking :

1 - Logan Mankins (New England Patriots)

2 - Chris Snee (New York Giants)

3 - Jahri Evans (New Orleans Saints)

4 - Rich Seubert (New York Giants)

5 - Steve Hutchinson (Minnesota Vikings)

6 - Kris Dielman (San Diego Chargers)

7 - Steve Neal (New England Patriots)

8 - Bobbie Williams (Cincinnati Bengals)

9 - Leonard Davis (Dallas Cowboys)

10 - Mike Goff (San Diego Chargers)

Certains s’étonneront peut-être de l’absence d’Alan Faneca de ces classements. Sélectionné au Pro Bowl par habitude, Faneca a pourtant été le seul point faible de la O-Line des Jets l’an dernier, inconsistant et moyen (voire médiocre) dans tous les domaines, et ABSOLUMENT RIEN ne justifie donc sa sélection au Pro Bowl (ni sa 2nd team All Pro). Il est plutôt la preuve que celui-ci n’a aucune valeur : Les fans devraient plutôt apprécier le spectacle, et laisser les coachs, scouts, general managers et joueurs, bref les personnes compétentes, désigner ceux qu’ils considèrent les meilleurs sur une saison…

Dans le prochain article, nous clôturerons la série sur les Offensive Linemen avec le bilan des Centers. A très bientôt

RATING THE NFL : Centers

Posted by Baron Zbimg in Articles, Football Américain on août 25th, 2009 |  No Comments »
Nick Mangold

Nick Mangold

Terminons notre tour d’horizon des Offensive Linemen avec des joueurs souvent ignorés, pourtant les seuls avec le Quarterback à toucher le ballon sur chaque snap, les Centers :

1 - Nick Mangold - New York Jets - 35,4 (6,1 + 29,5 + 1,8 - 2)

Superbe, magique, exceptionnelle. 3 adjectifs qui pourraient décrire la saison de Nick Mangold, mais qui ne feraient qu’effleurer la réalité. Mangold a dominé sa position comme peu de joueurs avant lui. Il a ouvert des boulevards toute la saison à Thomas Jones et Leon Washington et n’a connu aucun passage à vide, a brillé contre Albert Haynesworth et Kris Jenkins comme contre une moindre opposition. Il complète avec une protection de passe très solide pour sa position. Enfin, l’ancien first round pick est aussi celui qui appelle tous les ajustements de sa ligne, et il excelle dans les audibles. Un monstre!

2 - Casey Wiegmann - Denver Broncos - 27,6 (10,2 + 17,4 + 3 - 3)

Bien qu’à distance respectable de Mangold, Wiegmann possède un monde d’avance sur le reste de la ligue. Comme Mangold il est un excellent diagnostiqueur de défense et ne se trompe quasiment jamais dans ses ajustements. Excellent run blocker, il est aussi le meilleur pass protecter de la Ligue à son poste. Bref, sa première sélection au Pro Bowl, à 36 ans, n’est que trop méritée. Non drafté en 96, Wiegmann brille dans la ligue depuis plus de 10 ans et les votants ont donc réparé une grosse injustice. Restera-til aussi efficace cette année à 36 ans? En ce qui me concerne, vu son avance, je n’ai pas de raison d’en douter.

3 - Jason Brown - Baltimore Ravens - 13,6 (8 + 5,6 + 3 - 2)

Après avoir démarré toute la saison comme guard en 2007, Brown a démmaré toute la saison comme center l’an dernier, et il a brillé dans les 2 positions. Bien qu’il soit très loin des 2 leaders de ce classement, Brown est un center complet, athlétique et polyvalent. Ancien lanceur de disque et de poids, il a des pieds très rapides pour son poids et est donc très précieux lorsqu’il est lancé. Ozzie Newsome n’a pas voulu payer le prix fort pour garder son centre (décision compréhensible, les centers restent les moins exposés des offensive linemen) et Brown est donc parti en direction de Saint Louis, où il va améliorer d’un seul coup une ligne offensive qui en a grand besoin.

4 - Jamaal Jackson - Philadelphia Eagles - 9,5 (1,9 + 10,3 - 0,5 - 2)

Non drafté en 2003, Jackson a depuis 2005 et la blessure d’Hank Fraley démarré tous les matchs au centre de la ligne offensive des Eagles. Centre plutôt massif, Jackson est un bélier physique mais peu technique. Il brille lorsqu’un match est à sa mesure mais peut-être en grosse difficulté contre d’excellents nose guards ou defensive tackles (Shaun Rodgers en semaine 15, Kevin Williams au Wild Card Game). Sur l’ensemble de la saison il a quand même fait un travail intéressant, a progressé ces dernières années en protection de passe et figure donc parmi les bons centers de la ligue.

5 - Scott Wells - Green Bay Packers - 9,1 (2,9 + 5,4 + 3 - 2)

Blessé durant les 3 premières semaines où il a été magnifiquement suppléé par le Guard Jason Spitz (7,6 sur 3 matchs), Wells a eu un peu de mal à reprendre avant de trouver son rythme de croisière, alternant le bon (à Chicago) et le moins bon (à Jacksonville). Le niveau relativement faible de ce poste dans la ligue le place néanmoins dans le haut du classement.

6 - Todd McClure - Atlanta Falcons - 7,8 (6,1 + 3,2 + 1,5 - 3)

L’ancien de LSU a très bien rebondi après une année difficile en 2007. Depuis qu’il est devenu le starter en 2000, McClure a démarré tous les matchs des Falcons sauf 1, soit 134 matchs sur 135. Une performance impressionnante mais qui risque de peser de plus en plus lourd au fil des années. Il a fait du bon travail en protection de passe l’an dernier, peu aidé en plus par le très médiocre Left Guard Justin Blalock, et pas éblouissant mais régulier dans tous les secteurs de jeu.

7 - Shaun O’Hara - New York Giants - 6,5 (0,9 + 8 + 0,6 - 3)

Sélectionné pour représenter la NFC pour la première fois au Pro Bowl l’an dernier (avec André Gurode le centre le plus pénalisé de la saison 2008), O’Hara voit une carrière pleine récompensée. Bon run blocker depuis quelques années, O’Hara a été égal à lui-même, plutôt régulier, ouvrant des brêches aux running backs des Giants. Sa protection de passe reste très moyenne et O’Hara est à sa place en 7e position.

8 - Jonathan Goodwin - New Orleans Saints - 5,9 (2,1 + 4 ,8 + 2 - 3)

A la présaison 2008 les Saints avaient décidé de ne pas payer le prix fort et de laisser partir Jeff Faine, Pro Bowler en 2007, en free agency. Celui-ci a été finalement signé par les Buccaneers et a moins bien performé que le nouveau titulaire, Jonathan Goodwin, qui avait évolué jusqu’alors la plupart du temps en Special Teams (15 starts en 88 matchs avant cette saison). Vu sous cet angle, Goodwin a été une bonne surprise pour le front office des Saints, puisque celui-ci a clairement sécurisé la position à court terme. Solide dans tous les domaines, Goodwin serait même un tout petit mieux classé sans le cauchemar vécu contre Kevin et Pat Williams. Encourageant et à confirmer.

9 - Dominic Raiola - Detroit Lions - 5,1 (7,1 - 3 + 2 - 1)

Un joueur de la ligne offensive des Lions dans ce classement? Et bien oui, même si comme les notes l’indiquent il n’y a pas non plus de quoi organiser un carnaval. En difficulté dans le run blocking, comme l’intégralité de la O-Line des Lions l’an dernier, Raiola n’en reste pas moins l’un des bons pass blockers à son poste. La saison de Raiola a quand même été marquée par “un geste obscène” à l’encontre de son public, après la défaite 20-16 contre les Vikes, qui lui valut une amende. Néanmoins le nouveau front office ne s’y est pas trompé, les bons joueurs étant rares à Detroit, Raiola a prolongé pour 4 ans et 20 millions de dollars cette intersaison.

10 - Matt Birk - Minnesota Vikings - 4,9 (2,5 + 6,9 + 0,5 - 5)

Diplômé d’Harvard, ancien All-Pro et 6 fois sélectionné au Pro Bowl, Matt Birk a légèrement sous-performé l’an dernier, en raison notamment d’un trop grand nombre de pénalités encaissées (2e center le plus pénalisé après André Gurode). Il reste néanmoins un centre complet, mais aujourd’hui clairement sur la pente descendante de sa carrière. Après 11 ans de bons et loyaux services (et 146 matchs) à Minneapolis, il a testé le marché et signé pour 3 ans et 12 millions de $ à Baltimore.

Brad Meester (Jaguars), Kevin Mawae (Titans), Chris Myers (Texans) , Ollin Kreutz (Bears), Nick Leckey (Rams) et Jeff Saturday (Colts) sont aussi au dessus de la moyenne. Certains d’entre vous s’étonneront de voir Saturday aussi mal classé. Son retour a en effet coincidé avec la résurrection des Colts l’an dernier. Saturday est capital pour la ligne offensive des Colts car il respire le foot US et c’est lui qui s’occupe de tous les ajustements de ligne à Indianapolis. Son retour a permis à la O-Line dans son ensemble de réduire le nombre d’erreurs et a remis Peyton Manning en confiance. Mais ces notes et ce classement ne concernent que “l’action” elle-même, et force est de constater que le niveau de jeu de Saturday a été très moyen l’an dernier.

Les 5 pires centres de la NFL l’an dernier étaient, dans l’ordre : Justin Hartwig (Pittsburgh Steelers, -29,8 - il ne serait pas étonnant qu’A.Q. Shipley voit du temps de jeu comme titulaire très rapidement), Casey Rabach (Washington Redskins, -22,4), Samson Satele (Miami Dolphins, -21,7), Duke Preston (Buffalo Bills, -20,5) et Lyle Sendlein (Arizona Cardinals, -17,2).

Protection de passe :

1 - Casey Wiegmann (Denver Broncos)

2 - Ollin Kreutz (Chicago Bears)

3 - Jason Brown (Baltimore Ravens)

4 - Dominic Raiola (Detroit Lions)

5 - Nick Mangold (New York Jets)

5 - Todd McClure (Atlanta Falcons)

7 - Brad Meester (Jacksonville Jaguars)

8 - Scott Wells (Green Bay Packers)

9 - Jeff Faine (Tampa Bay Buccaneers)

10 - Nick Leckey (Saint Louis Rams)

Run Blocking :

1 - Nick Mangold (New York Jets)

2 - Casey Wiegmann (Denver Broncos)

3 - Jamaal Jackson (Philadelphia Eagles)

4 - Andre Gurode (Dallas Cowboys)

5 - Shaun O’Hara (New York Giants)

6 - Jake Grove (Oakland Raiders)

7 - Matt Birk (Minnesota Vikings)

8 - Jason Brown (Baltimore Ravens)

9 - Scott Wells (Green Bay Packers)

10 - Chris Myers (Houston Texans)

Prochain épisode, l’extension de l’Offensive Line sur un terrain : Les Tight Ends

RATING THE NFL : Tight Ends

Posted by Baron Zbimg in Articles, Football Américain on août 27th, 2009 |  5 Comments »
Tony Gonzalez

Tony Gonzalez

Première “Skill position” abordée avec les Tight Ends, qui n’en restent pas moins l’extension de la ligne offensive dans l’essentiel des formations utilisées en NFL. On a souvent tendance à oublier que la moitié du travail d’un Tight End consiste à protéger le quarterback ou ouvrir des lignes de courses. Les 3 statistiques entrant en compte dans ce classement sont donc dans l’ordre : Jeu de passe, Run Blocking, Pass Blocking. Moins les pénalités. Tout de suite le classement :

1 - Tony Gonzalez - Kansas City Chiefs - 18,2 (20,7 + 2,1 - 0,6 - 4)

Inutile de présenter le futur Hall of Famer. Souvent présenté comme un excellent bloqueur, Gonzalez n’est qu’un bloqueur décent mais il a excellé tout au long de l’année dans le passing game. Il a avec Witten les meilleures mains de la NFL à sa position, mais est surtout incroyablement décisif dans les moments importants et les zones de vérités, third downs ou red zone. Il est en plus le Tight End à avoir breaké le plus de tackles, et largement. Bref 96 réceptions, 1066 yards, 10 TDs et 0 fumble l’an dernier, autant dire que Matt Ryan va avoir un merveilleux jouet cette année.

2 - Anthony Fasano - Miami Dolphins - 16,3 (-0,6 + 16,8 + 2,1 -2)

Première grosse surprise de ce classement, Fasano doit cette place à un excellent run blocking et, reconnaissons-le, un calendrier facile. Il a été flamboyant contre Houston, Saint Louis ou Kansas City et a eu un petit peu plus de mal dans la double confrontation avec les Pats et le Wild Card Game contre Baltimore. Fasano est néanmoins un mix très intéressant entre un très bon blocker et un receveur décent, pas extraordinaire mais qui a quand même capté 7 TDs l’an dernier.

3 - Jim Kleinsasser - Minnesota Vikings - 14 (-3,9 + 18,7 + 3, 2 - 4)

Bien plus que Vernon Davis ou Jason Witten, Kleinsasser est le meilleur bloqueur de la ligue à son poste. Il est avec Steve Hutchinson le responsable des brêches ouvertes à Adrian Peterson et a en plus souvent aidé avec succès Ryan Cook le Right Tackle en protection de passe. Bien évidemment Kleinsasser ne sera jamais une arme dans le jeu de passe (6 réceptions pour 92 yards et 2 drops) mais l’excellence de son blocking compense largement ce point faible, d’autant que c’est son coéquipier Visanthe Shiancoe qui est là pour capter les passes.

4 - Jason Witten - Dallas Cowboys - 12,8 (11,1 + 5,6 + 1,1 - 5)

Premier joueur à avoir une note positive dans chaque catégorie, Jason Witten est le Tight End dont rêve chaque General Manager en NFL. Bien que l’année 2008 ne restera pas comme sa meilleur saison, Witten a encore montré ses excellentes mains et sa vitesse qui lui ont malgré tout permis d’accumuler près de 1000 yards et 4 TDs. Il est par ailleurs d’assez loin le meilleur bloqueur parmi les “recieving Tight Ends” de la NFL. Le départ de T.O. sera sûrement synonyme d’un nombre de targets (ballons lancés dans sa direction) plus élevé encore cetté année pour Witten, qui devrait réussir une saison pleine.

5  - John Gilmore - Tampa Bay Buccaneers - 12,1 (0,1 + 11,6 + 1,9 - 1,5)

Bien que quasiment inconnu du grand public en raison de ses stats discrètes (16 catchs pour 159 yards et 1 TD), Gilmore a réussi une excellente première saison chez les Buccaneers après 6 ans aux Bears. Excellent run blocker, l’ancien de Penn State a partagé les snaps avec Alex Smith et Jerramy Stevens mais il a été clairement le meilleur des 3 et son avenir en Floride est assuré.

6 - Steve Heiden - Cleveland Browns - 12 (-0,6 + 11,8 + 0,8 -0)

Lui aussi complètement inconnu, Heiden n’en est pas mois l’un des très bon tight ends de la NFL. Sa vitesse de pointe ne sera jamais son atout mais Heiden a des mains très sûres qu’il a gâché de temps à autre par des routes approximatives et il est donc un receveur moyen mais décent qui devrait voir plus d’opportunités de briller avec le trade de Kellen Winslow. Son énorme point fort reste bien évidemment le run blocking, l’un des meilleurs de la ligue, et Heiden est donc un Tight End complet qui sera starter l’an prochain.

7 - Alge Crumpler - Tennessee Titans - 9,8 (-3,9 + 13,8 + 0,9 - 1)

Le vieux Alge a pris du bide et n’est plus le danger qu’il était pour les défenses à sa belle époque des Falcons. Il réussit néanmoins une reconversion admirable comme blocking Tight End, et a ouvert des boulevards à LenDale White et Chris Johnson toute la saison. Crumpler ne redeviendra plus le joueur qu’il était, mais il restera un joueur important du dispositif offensif de Jeff Fisher cette année.

8 - Visanthe Shiancoe - Minnesota Vikings - 8,8 (7,8 + 0,9 + 1,1 - 1)

Les Vikings voient donc leur 2 Tight Ends entrer dans le top 10. Joueur très sous-côté, Shiancoe n’a plus besoin que d’un vrai quarterback pour exploser au grand jour. Il possède le meilleur pourcentage de ballons captés lancés dans sa direction parmi les Tight Ends à plus de 40 catchs, est efficace en red zone et n’a pas fumblé le moindre ballon. Bien qu’il ne soit pas un spécialiste, il est par ailleurs un bloqueur décent, une qualité qui fait de lui l’un des rares Tight Ends vraiment complet de la NFL. Après avoir patienté dans l’ombre de Jeremy Shockey à New York, Shiancoe devrait bientôt trouver la lumière.

9 - Chris Baker - New York Jets - 5,8 (-1,7 + 13,9 - 3,4 - 3)

Récemment signé par Bill Bellichick qui devrait savoir en faire bon usage, Chris Baker est un vrai spécialiste du run blocking, pas si maladroit que cela dans le jeu de passe où il a été mal et sous-employé l’an dernier (0 TD). Son physique et ses bonnes mains en font un outil très intéressant en red zone, et on devrait le voir scorer au moins 3 TD cette année. Mais la priorité pour les Pats restera de voir Baker enfoncer linebacker et defensive ends pour ouvrir des lignes de course, comme il l’a fait toute au long de la saison 2008.

10 - Billy Miller -New Orleans Saints - 5,6 (6,1 + 7,3 - 0,8 - 7)

Le premier scoreur de l’histoire des Houston Texans a fait une excellente saison pendant que les media se concentraient sur Jeremy Shockey. Ses très bonnes mains et ses excellentes routes en ont fait une cible privilégiée de Drew Brees cette saison, et bien qu’il ne soit pas une arme fatale dans le jeu de passe il y a accumulé plus de 500 yards. Mais Miller est par ailleurs un assez bon bloqueur et il a aussi souvent été employé dans ce sens par Sean Payton, une tendance qui devrait s’accélerer cette saison si l’on en croit les rapports enthousiastes sur Jeremy Shockey durant cette off-season (hors baston contre les Texans). Miller, joueur discret, restera néanmoins un élément important de l’attaque des Saints cette saison, où il devra veiller à éviter ses trop nombreuses pénalités.

Les 5 pires tight ends de la NFL l’an dernier étaient dans l’ordre : Michael Gaines (Detroit Lions, le journeyman a été signé par les Bears), LJ Smith (Philadelphia Eagles), Mercedes Lewis (Jacksonville Jaguars, pire note du classement dans le jeu de passe, 12 drops), Todd Heap (Baltimore Ravens) et Donald Lee (Green Bay Packers). Chris Cooley, qui est d’assez loin le pire bloqueur à sa position, n’est pas beaucoup plus haut.

Tout de suite, 2 classements annexes :

Passing Game :

1 - Tony Gonzalez (Kansas City Chiefs)

2 - Jason Witten (Dallas Cowboys)

3 - Owen Daniels (Houston Texans)

4 - Chris Cooley (Washington Redskins)

5 - Dallas Clark (Indianapolis Colts)

6 - Visanthe Shiancoe (Minnesota Vikings)

7 - Antonio Gates (San Diego Chargers)

8 - John Carlson (Seattle Seahawks)

9 - Billy Miller (New Orleans Saints)

10 - Dustin Keller (New York Jets)

Run blocking :

1 - Jim Kleinsasser (Minnesota Vikings)

2 - Anthony Fasano (Miami Dolphins)

3 - Chris Baker (New York Jets)

4 - Alge Crumpler (Tennessee Titans)

5 - Steve Heiden (Cleveland Browns)

6 - John Gilmore (Tampa Bay Buccaneers)

7 - Jeff King (Carolina Panthers)

8 - Justin Peelle (Atlanta Falcons)

9 - Billy Miller (New Orleans Saints)

10 - Brandon Manumaluena (San Diego Chargers)

Il va maintenant être grand temps d’aborder les positions “sexy” en NFL, celles qui font un peu plus rêver, celles où les stats ne manquent pas, mais racontent-elles toute l’histoire? Les prochains articles aborderont dans l’ordre les Running Backs, Wide Recievers et Quarterbacks.

RATING THE NFL : Running Backs

Posted by Baron Zbimg in Articles, Football Américain on août 31st, 2009 |  No Comments »

DeAngelo Williams

DeAngelo Williams

Après les Tight Ends, voici la première vraie skill position abordée. On pourrait croire que les stats se suffisent à elle-même pour les running backs, et il est d’ailleurs tout à fait vrai qu’il est plus facile pour un amateur de se faire une idée sur le niveau réel des running backs que celui des centers ou des safetys. Néanmoins une fois de plus les stats ne racontent pas toute l’histoire, comme nous allons le découvrir avec ce classement. Les 3 lignes de stats qui rentrent en ligne de compte pour les running backs sont dans l’ordre : Run, Passing game, Blocking.

1 - DeAngelo Williams - Carolina Panthers - 14,7 (20,1 - 2,8 - 1,6 - 1)

Vous n’avez pas pu vous empêcher de vous régaler en regardant les courses de Williams l’an dernier et vos yeux ne vous ont pas trompé. Les Panthers n’auraient sans doute pas drafté Jonathan Stewart au 1er tour s’ils s’étaient attendu à cette explosion tardive. Et pourtant c’est bien la réincarnation de Gale Sayers qu’on a cru voir par moment l’an dernier, le talent de Williams éclatant enfin au grand jour. PERSONNE en ce moment en NFL ne combine cette vision du jeu avec une vitesse mais surtout une vivacité hors du commun. 1515 yards en 273 portés soit 5,5 yards par porté derrière une O-Line correcte mais pas grandiose, Williams a ébloui les terrains de toute sa classe. Après un début de saison honnête, il a passé la vitesse supérieure à partir de la 8e semaine. 5 courses de plus de 40 yards, 15 de plus de 20 yards, 18 touchdowns et 0 fumble en 2008 pour Williams : Tout est dit. Un talent qui devrait pouvoir mieux s’exprimer dans le passing game (malgré les 2 TDs) si DeAngelo parvient à limiter les drops. Un monstre.

2 - Michael Turner - Atlanta Falcons - 13,3 (15,3 - 3,1 + 1,1 - 0)

Après 4 saisons passées dans l’ombre de LaDainian Tomlinson à San Diego, Turner a saisi l’opportunité en or offerte par Atlanta. Il ne lui a fallu qu’un match (220 yards et 2 TDs en week 1) pour s’affirmer comme le featured back des Falcons. Derrière une O-Line très moyenne, Turner a montré son talent, tout en explosivité, en puissance et en décision rapide pour s’engouffrer dans les brêches. Près de 1700 yards et 17 TDs pour 2 fumbles dans une première saison comme titulaire, difficile d’espérer mieux, d’autant que Turner est par ailleurs un bloqueur capable, le 3 down back idéal. Bref il a tout pour confirmer. Seul bémol, il a dû encaisser beaucoup de coups avec ses 376 portés, un nombre très élevé et historiquement inquiétant pour les running backs*. Il ne s’agissait néanmoins que de la première vraie saison de Turner, qui devrait repartir comme il a fini : Magnifiquement.

3 - Derrick Ward - New York Giants - 13,1 (11,6 - 1,2 + 2,7 - 0)

Première vraie surprise de ce classement, Ward a partagé toute l’année le backfield des Giants avec Brandon Jacobs et a bien évidemment bénéficié de l’énorme travail de sape réalisé par celui-ci. Cela ne vient néanmoins pas ternir une saison magnifique où il a prouvé qu’il est prêt à tenir un rôle de featured back, même s’il devrait cette année encore partager le backfield avec Earnest Graham à Tampa. Ward a pu courir derrière une excellente O-Line et en a profité pour poster avec 5,6 yards par porté la meilleure moyenne de la ligue. Efficace sur tous types de run, capable de longues courses, Ward a marqué peu de touchdowns en raison de la présence de Jacobs mais il a toutes les capacités requises pour être efficace en goal-line, capacités démontrées sur les innombrables first downs récoltés en third down. Il est par ailleurs un très bon bloqueur et devrait voir sa production augmenter cette année même si Tampa risque de jouer beaucoup de derrière. Progression à suivre.

4 - Clinton Portis - Washington Redskins - 12,8 (11,9 - 3,3 + 5,2 - 2)

Portis a vécu l’an dernier une saison quasiment à l’inverse de celle de Deangelo Williams. Phénoménal durant les 8 premiers matchs, il a joué blessé tout le reste de la saison et a donc vécu des moments difficiles contre Pittsburgh, à Baltimore et même à Cincinnati. L’ancien de l’Université de Miami a néanmoins rendu une belle copie, près de 1500 yards et 9 TDs à 4,3 yards par porté, et il est par ailleurs le meilleur bloqueur de la ligue à son poste, et de loin. Portis reste un des rares véritables featured back de la NFL et figure parmi l’élite de la position.

5 - Steve Slaton - Houston Texans - 9,9 (7,6 + 3,1 - 0,8 - 0)

L’une des trouvailles de la draft, Slaton a réussi une première saison magique à Houston. A près avoir été laissé sur le banc au profit d’Ahman Green au premier match, Slaton a débuté toutes les rencontres de la saison. Il a avec 1282 yards à la course (9TDs) dominé tous les autres rookies, mais ce sont ses 4,8 yards par porté qui impressionnent. Slaton n’a pas son pareil pour changer de direction et éviter les tackles, il a d’excellentes mains (50 réceptions pour 377 yards et 1 TD) et est en plus un bloqueur décent. Vonta Leach sur les situations de goal-line et Chris Brown seront là pour le laisser souffler un peu, mais attendez encore des merveilles de la petite bombe de West Virginia pour cette année.

6 - Brandon Jacobs - New York Giants - 9,1 (10,6 - 3,7 + 3,2 - 1)

Comme son coéquipier Derrick Ward, le colosse de New York a profité d’une excellente ligne offensive qui lui a ouvert des brêches tout au long de la saison. Comme Jerome Bettis en son temps, Jacobs fait les highlights en écrasant les defensive backs et linebacker, breakant les tackles, emmenant un ou plusieurs défenseurs avec lui. Son poids et sa puissance en font une arme de destruction massive, mais son centre de gravité très haut le rend très vulnérable aux blessures. Son physqiue est bien évidemment un atout majeur dans le blocking où il excelle, seul Clinton Portis faisant mieux que lui. Le départ de Ward devrait être synonyme de plus de snaps pour Jacobs, qui devra prouver qu’il peur supporter une charge plus importante après avoir été économisé toute l’année 2008 par Tom Coughlin. Les défenseurs vont néanmoins continuer à faire des cauchemars quand ils apercevront cette immense silhouette dans le backfield ….

7 - Maurice Jones-Drew - Jacksonville Jaguars - 8,6 (2,5 + 5,2 + 1,9 -1)

3 starts seulement l’an dernier pour MJD mais il a été clairement le véritable back n°1 des Jaguars. Le front office a laissé partir Fred Taylor après 11 ans de bons et loyaux services pour laisser l’essentiel de la charge à la fourmi atomique d’UCLA. Derrière une O-Line décimée, Jones-Drew a vu sa moyenne de yards par porté et ses touchdowns baisser en 2008 et il a été dans l’ensemble un peu moins brillant dans le jeu de course, avec notamment 4 fumbles. Mais son explosivité, son centre de gravité très bas et ses cuisses énormes ont quand même fait de gros dégâts, notamment dans le jeu de passe et il est en plus un très bon bloqueur (ci-joint pour le plaisir son fameux block sur Merriman il y a 2 ans). Pourra-t-il néanmoins supporter l’augmentation de la charge? A voir mais son talent est énorme.

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8 - Matt Forte - Chicago Bears - 7,4 (-3,1 + 7,8 + 2,7 - 0)

Des statistiques surprenantes pour un joueur qui devrait partir n°2 dans la plupart des fantasy leagues cette saison. Avec 1238 yards et 8 TDs, des moves magnifiques et de belles courses en puissance, on pourrait s’attendre à trouver une bien meilleure note de run pour Forte. Il a pourtant connu de gros passages à vide et ses 3,8 yards par porté ressemblent plus à la statistique d’un vétéran que celle d’un rookie. On peut s’attendre à mieux pour cette saison avec la légère amélioration de la O-Line mais surtout la présence de Jay Cutler qui devrait réduire les 8 man front qu’il a du affronter l’an dernier. Mais Forte c’est avant tout un joueur qui ne sort quasiment jamais du terrain, excellent bloqueur pour un rookie, et surtout de loin le meilleur receveur de la NFL  son poste l’an dernier. 63 réceptions pour 477 yards et 4 TDs, une capacité à créer à partir de rien et d’excellentes mains lui permettent de se placer en 7e position. Le featured back des Bears pour les années à venir.

9 - Adrian Peterson - Minnesota Vikings - 4,2 (11,8 - 3,9 - 1,7 - 2)

Je m’attends à une levée de boucliers. Comment le meilleur running back de la NFL se retrouve-t-il 9e du classement? Plusieurs raisons à cela : La première c’est que Peterson est à l’heure actuelle tout sauf un runner complet, il a de très mauvaises mains ce qui résulte en un nombre très élevé de drops, et a encore beaucoup de progrès à faire en blocking. Mais DeAngelo Williams a à peu de choses près les mêmes défauts qu’All Day et ça ne l’empêche pas de dominer ce classement. L’écart s’explique en un seul chiffre : 8. C’est le nombre astronomique de ballons fumblés par A.P. l’an dernier, loin devant tous les autres (Gore, 5, MJD, 4 …). Sans lui demander la perfection de Williams, A.P. doit ABSOLUMENT progresser dans ce domaine et nul doute que cela a dû être le point principal de sa préparation en hors-saison. Peterson a tellement de talent, de vitesse et de puissance qu’il oublie trop souvent de prendre soin du ballon, mais je m’attends à de gros progrès dans le domaine. Et donc un classement plus digne de son rang l’année prochaine.

10 - Thomas Jones - New York Jets - 3,9 (1,9 + 1,1 + 1,9 - 1)

Derrière la meilleure O-Line de la NFL l’an dernier, Thomas Jones en a profité pour donner à sa carrière une seconde jeunesse. Meilleur runner de l’AFC, il a réalisé une saison solide dans tous les compartiments du jeu, sans éclats et la plupart du temps sans erreurs. Utile dans le jeu de passe et parfaitement à l’aise dans la lecture des blitz, Jones est toujours un every down back. Le nouveau contrat signé par Leon Washington, la sélection de Shonn Greene et l’âge de Jones comme ses prestations en pré-saison n’engagent néanmoins pas à l’optimisme pour cette saison et sa production devrait baisser drastiquement en 2009. Il changera sûrement d’air en fin de saison.

On peut constater que la NFC regroupe de loin la plus forte densités de backs de haut niveau. Ronnie Brown (Miami Dolphins), Larry Johnson (Kansas City Chiefs) et Brian Westbrook (Philadelphia Eagles) sont les 3 derniers running backs titulaires au dessus de la moyenne. Les pires bloqueurs de la NFL à ce poste étaient l’an dernier LaDainian Tomlinson (-9,2) et Marshawn Lynch (-5,1).

J’attends avec impatience vos commentaires sur ce Top 10 sûrement inattendu.

*Erick Dickerson, Eddie George, Jamal Anderson, Stephen Davies, Shaun Alexander, Larry Johnson sont quelques exmples de running backs ayant vu leur production chuter dramatiquement après avoir mené la ligue en nombre de portés.


RATING THE NFL : Wide Recievers

Posted by Baron Zbimg in Articles, Football Américain on septembre 1st, 2009 |  1 Comment »

Andre Johnson

Andre Johnson

Attaquons maintenant l’un des classements qui devrait susciter le moins de controverses, celui des Wide Recievers. A l’exception des drops ou des routes mal suivies, les stats sont il est vrai suffisament précises pour donner une idée du niveau de chacun. On trouvera néanmoins quelques différences. Les 3 statistiques sont dans l’ordre : Jeu de passe, run (0 pour la plupart des joueurs), blocking.

1 - Andre Johnson - Houston Texans - 17,6 (17,7 + 0 - 0,1 - 0)

Receveur incroyablement talentueux, n°3 de la draft 2003 (derrière Carson Palmer et … Charles Rodgers, bien joué les Lions), Johnson a enfin confirmé l’an passé tous les espoirs placés en lui. 115 réceptions pour 1577 yards et 8 TDs, Johnson sait absolument tout faire, trace des routes parfaites et a su profiter de son physique pour dominer tous les corners qu’il a affrontés. Une saison enfin complète pour Matt Shaub pourrait-être synonyme d’une production plus impressionante encore. Il peut améliorer son jeu en red zone et devrait cette année dépasser les 10 TDs … s’il parvient à éviter les blessures qui l’ont handicapé à dofférents moments de sa carrière.

2 - Steve Smith - Carolina Panthers - 16,7 (22,1 + 0,5 - 2,9 - 3)

78 réceptions, 1421 yards et 6 TDs pour Steve Smith, et il détient pourtant la meilleure note dans le passing game de toute la ligue. Par quel miracle? Première chose Steve Smith a été suspendu pour les 2 premiers matchs par son club et il n’a donc joué que 14 rencontres, étant par la même occasion le seul receveur à plus de 100 yards par match cette année, une performance énorme qui mérite d’être soulignée. On pourrait logiquement argumenter que le coup de poing porté à Ken Lucas en pré-saison est de sa faute et donc devrait être amputé sur sa note. Mais le but de ce classement étant de juger le terrain et uniquement le terrain nous ne nous y attarderons pas. Avec près de 40 réceptions de moins que Johnson, Smith est une cible moins massive et est plus rarement utilisé sur les lancers courts (hors screen), mais il est LA deep threat n°1 de la ligue. A plus de 18 yards par catch, seuls Bernard Berrian et Vincent Jackson ont fait mieux parmi les joueurs à plus de 40 réceptions, mais Smith n’a pas d’égal pour aller chercher des ballons impossibles.  Seul véritable talent dans le passing game de son équipe, il affronte plus de double couverture que n’importe quel joueur de la ligue. Plus encore que Fitzgerald et Andre Johnson, Steve Smith capte et arrache les ballons dans des positions improbables et sans lui Jake Delhomme aurait tout simplement été un quarterback catastrophique l’an dernier. Le poste de Quarterback n’a pas été upgradé cette année, mais Steve Smith sera une fois plus dans le top 5 de la ligue, comme tous les ans.

3 - Larry Fitzgerald - Arizona Cardinals - 16,5 (19,6 + 0 - 2,1 - 1)

Inutile de présenter Larry Fitzgerald. Une petite précision cependant, cet article ne tient pas compte de la post-season où Fitz a touché les étoiles (2,4 puis 3,8 puis 2,5 puis 3,4 au Super Bowl), il serait sinon largement en tête de ce classement qui ne tient donc compte que de la saison régulière. Fitzgerald a capté 96 ballons pour seulement 4 drops, un ratio hallucinant qui le place dans une ligue à lui tout seul (Andre Johnson 11 drops, Steve Smith 9). Son mauvais run blocking le fait ici descendre en 3e position du classement mais Fitz reste pour moi avec Randy Moss le receveur le plus talentueux de la NFL, et comme celui-ci il est absolument indéfendable lorsqu’il est à son meilleur niveau, comme en playoff l’an dernier. Il est par ailleurs brillant en red zone et sa relation avec Kurt Warner est parfaite. Il était le meilleur receveur en college football, il est aujourd’hui le meilleur receveur en NFL. Un point d’amélioration tout de même : Fitz a tendance à sortir du terrain pour éviter le contact lorsqu’il pourrait aller chercher quelques yards de plus. Je chipote je chipote.

4 - Reggie Wayne - Indianapolis Colts - 14,2 (12,9 + 0 + 2,3 - 1)

Après avoir vécu dans l’ombre de Marvin Harrison, Wayne a assumé sans coup férir le rôle (envié) de receveur n°1 de Peyton Manning. Sélectionné pour la troisième année consécutive au Pro Bowl, Wayne est un modèle de régularité et de professionalisme, possède d’excellentes mains et Manning lance aujourd’hui sur son côté gauche les yeux fermés. Wayne est également le premier receveur de ce classement à apporter dans le running game où il locke régulièrement des corners physiques sur l’extérieur. Gonzalez tardant à s’imposer, l’ancien roommate d’Ed Reed sera cette année encore l’arme n°1 des Colts.

5 - Derrick Mason - Baltimore Ravens - 13,3 (16,9 + 0,2 - 1,8 - 2)

S’il existe une position où les divas sont légion en NFL, c’est bien Wide Reciever. Il existe pourtant un WR d’élite dont on entend et entendra jamais parler dans les faits divers, le plus discret de ces dernières années et néanmoins brillant et exemplaire sur le terrain, Derrick Mason. 7e saison à plus de 1000 yards en 8 ans, le tout avec un QB rookie dont il a été clairement le meilleur ami, ses stats ne sont pourtant que la partie émergée de l’iceberg. Capable de rester efficace en jouant avec un bras en fin de saison et en playoff, Mason est surtout le receveur le plus sûr de la NFL derrière Fitzgerald : Il capte tous les ballons lancés dans sa direction (% de ballons captés sur le nombre de “targets”, 2e derrière Fitz) et est le receveur à plus de 60 catchs qui drop le moins de ballons (derrière Fitzgerald). Sa spécialité : le deep out improbable avec 2 orteils (un de chaque pied) qui touchent le sol. Bref, le meilleur ami du QB. Le choc de la mort violente de Steve McNair passée, Mason a décidé de sortir de sa retraite et c’est une excellente nouvelle pour les Ravens, qui auront donc avec Mason et Mark Clayton (ZERO drop l’an dernier, le seul receveur à plus de 40 réceptions dans ce cas) un duo légitime de Wide Recievers.

6 - Vincent Jackson - San Diego Chargers - 12,9 (10,7 + 1,1 + 2,1 - 1)

Premier véritable surprise de ce classement, Jackson n’a capté que 59 ballons l’an dernier et peu d’entre vous l’attendaient sans doute à ce niveau. Jackson a pourtant réussi une excellente saison l’an dernier, et son incroyable physique est prêt pour faire encore plus de dégâts cette année. 1m96, 110 kilos, un 40yard en 4,38 et une maîtrise de son corps parfaite dans les airs en font une arme fatale. Jackson possède avec 18,6 yards par catch la meilleure moyenne parmi les joueurs à plus de 50 réceptions, il a enchaîné les jeux longs, et souvent dans les moments importants, est excellent en red zone et commence à avoir une relation très intéressante avec Philip Rivers. Il domine absolument tous les corners en 1 contre 1, a runné avec efficacité plusieurs reverses, et, très important à San Diego, il est un bon run blocker. J’attends une explosion cette année et avec Antonio Gates, Chris Chambers et Malcolm Floyd les Bolts vont être indéfendables en red zone.

7 - Roddy White - Atlanta Falcons - 11,1 (14,1 - 1,2 + 5,2 - 7)

Après avoir été l’un des seuls motifs de satisfaction lors de la débâcle de 2007, White a confirmé l’an dernier qu’il est une des stars à son poste. 1384 yards et 7 TDs, un physique assez proche de celui d’Andre Johnson qui lui permet de dominer avec sa seule puissance et l’excellente connexion avec Matt Ryan annoncent un avenir doré.  Il est aussi un excellent bloqueur, le meilleur parmi les receveurs d’élite (avec Brandon Marshall). Les Falcons ne s’y sont pas trompé : ils ont signé White pour 6 ans et 50 millions de $, en faisant le 3e receveur le mieux payé de la ligue, derrière Fitzgerald et Steve Smith. White devra néanmoins travailler à améliorer 2 points : Ses drops  (14), mais surtout faire baisser le nombre de pénalités coûteuses encaissées (seul Braylon Edward a fait pire).

8 - Brandon Marshall - Denver Broncos - 9,2 (4,7 - 0,6 + 8,9 - 5)

Si sa note dans le passing game peut paraître déraisonnable, c’est pour plusieurs raisons : Premièrement seul Braylon Edwards a droppé plus de ballons que Brandon Marshall  (16) l’an dernier. Deuxièmement aucun receveur n’a subi plus de fumbles (4). Troisièmement Marshall a parfois tendance à disparaître dans certains matchs, lâchant parfois ses routes, des erreurs qui ont coûté 2 interceptions aux Broncos cette année. Pourtant les points positifs ne manquent pas : Son physique de Tight End lui permet d’être le meilleur bloqueur de la NFL à son poste. Personne n’a cassé plus de tackles non plus et il est donc triste de constater que Marshall semble continuer à gâcher son talent cette intersaison. Marshall n’aura pas de nouveau contrat avant la première semaine, il devrait maintenant se mettre au travail, corriger ses défauts et devenir le Top 5 qu’il devrait être.

9 - Antonio Bryant - Tampa Bay Buccaneers - 7,4 (12,6 + 0,6 - 2,8 - 3)

Après avoir trop longtemps gâché son talent, Bryant l’a exposé au grand jour après une année sans jouer. Après un début de saison hésitant, il est monté en puissance et a réussi une excellente seconde partie de saison. Un des 3 receveurs à avoir gagné le Biletnikoff Award (meilleur receveur NCAA) comme sophomore (Avec … Larry Fitzgerald et Michael Crabtree), Bryant a de très bonnes mains et a été un aimant à ballons l’an dernier. Les Buccaneers lui ont assigné le Franchise Tag et ils espèrent qu’il sera capable d’éviter les problèmes et d’aider au développement de Josh Freeman. Le poste de Qb étant très faible cette année à Tampa, 1000 yards serait une bonne saison pour Bryant. Ils lui assureraient aussi probablement un contrat de plus longue durée.

10 - Muhsin Muhammad - Carolina Panthers - 6,6 (2,5 + 0 + 8,1 - 4)

Nouvelle surprise pour clôturer ce classement. Muhammad n’a plus beaucoup d’énergie  donner je le reconnais et il a aussi bénéficier de la double couverture constante sur Steve Smith pour vivre une dernière bonne année à près de 1000. Muhammad a néanmoins été capable d’étirer les défenses et a représenté une menace juste crédible pour libérer de temps en temps son coéquipier. Mais s’il rentre dans ce classement c’est grâce à son excellence dans le blocking, où il a été décisif sur bon nombre de longues courses de DeAngelo Williams. Muhammad n’est évidemment pas le joueur qui fait le plus peur aux défenses et il leur fera encore moins peur cette année. Mais il a mérité sa place dans ce classement et a été un élément essentiel de la bonne saison des Panthers l’an dernier.

Voici maintenant 2 classements annexes : le premier pour les notes dans le passing game où vous retrouverez sans doute les joueurs que vous vous inquiétez de ne pas voir dans le top 10 général, puis le top 10 des bloqueurs à ce poste.

Passing game:

1 - Steve Smith (Carolina Panthers)

2 - Larry Fitzgerald (Arizona Cardinals)

3 - Andre Johnson (Houston Texans)

4 - Derrick Mason (Baltimore Ravens)

5 - Roddy White (Atlanta Falcons)

6 - Reggie Wayne (Indianapolis Colts)

7 - Antonio Bryant (Tampa Bay Buccaneers)

8 - Vincent Jackson (San Diego Chargers)

9 - Hines Ward (Pittsburgh Steelers)

10 - Greg Jennings (Green Bay Packers)

Blocking :

1 - Brandon Marshall (Denver Broncos)

2 - Michael Clayton (Tampa Bay Buccaneers) - Tout le monde s’interroge sur la raison qui a poussé les Bucs à resigner Clayton. Là voilà

3 - Muhsin Muhammad (Carolina Panthers)

4 - Roddy White (Atlanta Falcons)

5 - Greg Camarillo (Miami Dolphins)

6 - Jabar Gaffney (New England Patriots)

7 - Lance Moore (New Orleans Saints)

8 - Jason Avant (Philadelphia Eagles)

9 - Reggie Wayne (Indianapolis Colts)/Davone Bess (Miami Dolphins)

Pour anticiper quelques questions, Randy Moss est juste en dessous de la moyenne, ce qui ne m’empêche pas de vous recommander chaudement de le drafter dans vos fantasy leagues. Greg Jennings est le premier joueur hors de ce classement, 11e.

Prochain article demain : les Quarterbacks

RATING THE NFL : Quarterbacks

Posted by Baron Zbimg in Articles, Football Américain on septembre 2nd, 2009 |  2 Comments »

Drew Brees

Drew Brees

Nous terminons le tour d’horizon des postes offensifs par la position la plus exigeante des sports professionels : les quarterbacks. Aucun autre sport ne donne autant d’importance à un seul joueur. Le quarterback touche le ballon sur chaque play offensif, doit ajuster les formations offensives aux défenses, lire et comprendre ce qui se déroule devant lui en moins de 3 secondes, prendre de bonnes décisions et surtout éviter les mauvaises, le tout avec des joueurs de plus de 100 kilos cherchant à le tuer tant qu’il a le ballon dans les mains. Un métier de rêve en somme, et surtout de loin l’homme le plus important de chaque équipe NFL, ce qui donne à ce classement une saveur particulière. Les statistiques ne manquent pas pour juger les quarterbacks, mais comme à chaque fois elles ne disent pas tout. Une passe incomplète peut être un play positif, la passe est-elle mauvaise ou est-ce un drop, combien de fois ce quarterback a-t-il eu moins de 4 secondes pour lancer etc … Ce classement ne comporte que 2 notes : Passe et run. Tout de suite, la fin du suspense :

1 - Peyton Manning - Indianapolis Colts - 55,2 (57,2 - 0,5 - 1,5)

Pour ceux qui espéraient une surprise en tête du classement c’est raté. MVP pour la troisième fois l’an dernier malgré des stats un tout petit peu moins reluisantes que d’habitude, Manning a néanmoins été le meilleur passeur de la NFL l’an dernier. Derrière une O-Line inepte qui l’oblige à prendre des décisions ultra-rapides et avec un running game inexistant, Manning a su comme d’habitude créer offensivement, ajustant protections et routes avec succès. Toutes les victoires des Colts lui sont dues (un peu à Sage Rosenfels contre Houston quand même), il n’ pu compter sur aucun vrai coup d’éclat ni de son running game, ni de ses special teams, ni même de sa défense. En l’absence de Brady, Manning est bien le patron de la NFL.

2 - Drew Brees - New Orleans Saints - 52,8 (54,4 - 0,6 - 1)

Pas de surprise avec la 2e place de Drew Brees dans une saison qui l’a vu titiller le record de yards de Dan Marino. Derrière une bonne O-Line (à l’exception notable de Jammal Brown), Brees a exécuté toute l’année à la perfection les plays appelés par Sean Payton. Celui-ci utilise un dérivé très créatif de la West Coast Offense, un schéma qui inclue bon nombre de passe au timing, où les lectures rapides et l’intelligence du quarterback priment sur la puissance du bras. Un marriage parfait en quelque sorte. Brees a en plus un talent inné pour éviter les sacks et la pression, pas en se déplaçant dans ou hors de sa poche, mais plutôt en “sentant” la pression et en se débarrassant du ballon très rapidement. Il ne manque à ces Saints qu’une défense digne de ce nom pour faire un push jusqu’au NFC Championship Game, et tant que Brees sera le patron, New Orleans aura sa chance, match après match.

3 - Aaron Rodgers - Green Bay Packers - 49,4 (44,6 + 7,8 - 3)

A la même période l’an dernier, Brett Favre avait été laissé libre par les Packers et venait de signer aux Jets, Ted Thompson voulant laisser sa chance à Rodgers, un joueur qu’il a drafté et en qui il croit. 1 an plus tard, pas un fan de Green Bay ne remettrait ce choix en cause. Pour une première saison complète à la tête d’une équipe, Rodgers ne s’est pas contenté de montrer son talent de temps à autre, il a exposé un calme de vétéran, un bras énorme, une précision et un leadership sans faille. Bref Rodgers n’a eu besoin que d’un an pour convaincre les fans qu’il est celui qui peut les emmener vers un nouveau Super Bowl, et lorsque l’on suit les traces d’une légende ce n’est pas une mince affaire. Rodgers a démarré sa première saison en connaissant le système sur le bout des doigts et il a dès les premiers matchs (Minnesota, à Detroit) eteint les inquiétudes. Bien qu’un peu moins bien noté dans le passing game que Manning et Brees (difficulté à aller chercher les victoires dans le dernier quart-temps), Rodgers se différencie de ceux-ci par sa mobilité, sa capacité à aller chercher de précieux first downs à la course, à éviter les rushs en bougeant ou en sortant de sa poche. Il a quand même encaissé 34 sacks derrière une O-Line souvent limite. Il est aussi avec Cutler le Quarterback le plus efficace hors de sa poche et peut lancer des passes précises de 50 yards en mouvement. Bref Rodgers pourrait devenir bien plus qu’un franchise quarterback et il ne manque pas grand chose à Green Bay (un Nose Tackle, peut-être BJ Raji, un Left Tackle et un running back) pour être un candidat régulier au titre. Attention dès cette année.

4 - David Garrard - Jacksonville Jaguars - 49,3 (39,7 + 11,6 - 2)

Enfin un peu de controverse! Voilà un joueur que l’essentiel d’entre vous ne s’attendait pas à trouver si haut dans le classement, voir pas dans le classement du tout. Commençons donc par rappeler pourquoi Garrard ne devrait vraisemblablement pas figurer dans ce classement. Les Jaguars ont terminé à 5-11 l’an dernier, Garrard a passé pour plus de 3600 yards avec 15 TDs et 13 interceptions. Il est néanmoins pour moi l’un des joueurs les plus sous-évalués de la ligue, et je pèse mes mots. Garrard a évolué l’an dernier derrière la pire O-Line de la ligue en protection de passe, et de loin (plus de -30 en pass protection pour l’ensemble de la O-Line), et il a donc du se battre pour sa vie, snap après snap. Il est resté dans ces conditions incroyablement efficace, complétant plus de 62% de ses passes et n’étant intercepté que 13 fois, dont 5 sur des ballons relâchés par ses receveurs. Parlons justement de ses receveurs : Les Jags sont l’équipe qui totalise le plus de drops (54!) sur des ballons “on the money”, et les receveurs des Jags dans leur ensemble sont de loin les plus mal notés dans mes ratings. Ainsi des stats très moyennes peuvent être très éloignées de la vérité lorsqu’on étudie chaque snap à la loupe. Mais Garrard figure en si bonne position grâce aux nombreux first downs et gains obtenus avec ses jambes, conséquences directes des points évoqués plus haut. Garrard a un bras puissant et précis, une lecture des routes rapides et le sens de la course, des qualités qui vont le faire sans aucun doute durer en NFL. Cette équipe des Jags est néanmoins très loin d’être compétitive, elle possède de nombreux trous et une nouvelle année délicate se profile. Si Del Rio saute en fin de saison, ce qui est probable, un nouveau régime pourrait signifier un nouveau quarterback, d’autant que la draft 2010 sera assez riche en la matière. Mais je n’ai pas le moindre doute : Garrard sera starter pour une équipe, quelle qu’elle soit l’an prochain, car il est véritablement un excellent quarterback.

5 - Jay Cutler - Denver Broncos - 47,9 (42,7 + 6,7 - 1,5)

Jay Cutler, Denver Broncos. Ce qui aurait pu être une belle histoire s’est terminé comme on le sait cet été, avec le départ de Cutler pour Chicago et l’arrivée de Kyle Orton en remplacement de celui-ci. Inutile de dire ici que les Broncos ont perdu au change. Cutler a prouvé l’an dernier qu’il a tout pour emmener une équipe jusqu’au bout: Un bras puissant et précis (mais quand même un peu trop de lancers “overthrown”) sur tous types de lancers, une prise de décision supersonique et un physique qui lui permet de prendre des yards au sol. Comme je l’ai dit pour Rodgers, il est parfait pour lancer en mouvement et il a tué les défenses sur les bootlegs cette année. Il a néanmoins quelques défauts qui lui ont coûté une note plus élevée : Avoir confiance est capital pour un quarterback, mais Cutler est assez proche du gunslinger à la Brett Favre, tellement sûr de son bras (à raison) qu’il a tendance à forcer des passes quand il ne devrait pas, et donc à subir plus d’interceptions qu’il ne devrait. Enfin, pour rassurer les fans des Broncos, même si cette stat n’a rien à voir avec son niveau de jeu de l’an dernier, Cutler est 17-20 comme starter en 3 ans chez les Broncos, et 11-34 en 4 ans à Vanderbilt, soit un total de 28-54 sur les 7 dernières années. Ce score n’est bien évidemment pas dû qu’à lui, on peut néanmoins constater que Jay a été dans sa carrière bien plus souvent du côté des perdants. Une petite précision plus inquiétante pour les fans des Broncos : Kyle Orton, vous le verrez en fin d’article, figure lui dans les 5 derniers de ce classement.

6 - Matt Ryan - Atlanta Falcons - 46,8 (46,8 + 0 - 0)

Je risque d’enfoncer des portes ouvertes avec Ryan, tout a été dit ou presque sur l’Offensive Rookie of The Year. Il possède toutes les qualités d’un grand QB. Leader, très précis y compris dans le jeu long, capable de mener son équipe à des victoires improbables, bon pourcentage de passes complétées. Ce que j’ai trouvé aussi intéressant dans tous les matchs que j’ai vu c’est la capacité à ne pas forcer les choses, savoir quand se débarrasser du ballon lorsque la pression arrive ou que la couverture est trop serrée. En gros la crainte principale concernant Ryan (ses interceptions) ne s’est pas justifiée, celui-ci montrant le calme d’un vétéran sous la pression. Pour compléter le tout, la O-Line des Falcons ne s’est pas transformée d’une année à l’autre et elle était toujours très moyenne cette année (Weiner le Left Tackle et Blalock le Left Guard sont catastrophiques, en revanche le côté droit est solide, McClure - Dahl - Clabo), ce qui donne  encore un peu plus de lustre, si besoin était, à la performance d’ensemble de l’ancien de Boston College. En gros tous les signaux sont au vert, l’association avec Roddy White et l’arrivée de Tony Gonzalez laisse augurer des jours (très?) heureux à Atlanta.

7 - Philip Rivers - San Diego Chargers - 46,4 (48,1 + 1,8 - 3,5)

Pour sa troisième saison comme titulaire, Philip Rivers a démontré qu’il est bel et bien rentré parmi l’élite de la ligue à sa position. 3e note en passe pure, il a tout au long de la saison montré un leadership hors-norme et tire ses coéquipiers vers le haut. Malgré un geste de lancer qui est resté assez étrange, Rivers possède un bras énorme et précis, lit rapidement les défenses et sait s’ajuster en conséquences. Il a l’an dernier posté le meilleur rating de la NFL, mais aussi la meilleure moyenne de yards par lancer (8,4), un événement plutôt rare. Il a par ailleurs été le meilleur quarterback en red zone, et ses 34 TDs menaient aussi la NFL. Il a déjà joué blessé, prouvant qu’il n’aurait pas de problème de durabilité, mais il lui manque l’essentiel : un titre, pour imiter ses camarades de la draft 2004 Eli Manning (n°1) et Ben Roethlisberger (n°11). Les Chargers sont blindés de talent et remporter l’AFC West devrait être une formalité, mais les fans vont maintenant tous les ans attendre plus. Avec Antonio Gates, l’arrivée à maturité de Vincent Jackson, Chris Chambers et l’émergeance de Malcolm Floyd, les Chargers devraient cette année encore être intenables en attaque et inarrêtables en red zone. Ils ont aujourd’hui en Philip Rivers un quarterback calme capable de les faire gagner n’importe où et dans n’importe quelles conditions.

8 - Donovan McNabb - Philadelphia Eagles - 39,4 ( 33,8 + 7,1 - 1,5)

Sélectionné n°2 en 99 entre les 2 plus gros busts de la décennie (Tim Couch n°1 à Cleveland et Akili Smith n°3 à Cincinnati), Donovan McNabb a depuis emmené ses Eagles à 5 NFC Championship Games. Aucun athlète ne vit ce que McNabb vit à Philly, un joueur qui performe année après année